HOA

Les fameuses HOA de leur vrai nom ­« Home Owner Association » est un principe que je ne connaissais pas vraiment avant de déménager ici. Je sais que condo = association de propriétaire, mais le principe m’était assez inconnu au sens large comme il existe ici. Remarquez que c’est surement pas pareil d’une place à l’autre aux États-Unis, mais voici comment ça fonctionne dans notre coin du Pacific Northwest.

Les villes ici sont souvent divisées en plus petits secteurs, soit c’est un nom du genre : Discovery Heights ou Westridge pour désigner le développement immobilier. Soit c’est en fonction d’un point caractéristique comme pour nous : Magnolia Park, parce que les maisons sont construites autour d’un parc bordé de magnolias 😉 Habituellement, chaque secteur a une HOA qui les dirige, mais nous on a la Queen des HOA. Je dirais que facilement la moitié de la ville, soit tout le secteur en haut de la montagne (Highlands) on est tous sous la même HOA. Pis c’est les plus intenses que je connaisse !!!

Tiré de leur site internet, on peut lire qu’il s’agit d’un organisme communautaire à but non lucratif. Et leur mission serait de  »maintenir la valeur de la propriété et une bonne qualité de vie pour la communauté résidentielle, qui comprend des règles et restrictions, des revues architecturales et l’entretien des espaces communs tels que les parcs et les paysages de rue. » Du coté maintenir la valeur de la propriété, ils font une maudite bonne job. * sarcasme ici * Y’a presque pas de maison en bas de 800 000$ et à ce prix-là c’est un townhouse que tu as. De plus, il y a une moyenne d’augmentation de la valeur des maisons d’au moins 200 000$ depuis les 2 dernières années !!!! Je peux vous dire aussi que du coté entretien des espaces communs ils sont forts en tah ! À toutes les semaines, « rain or shine » ils coupent le gazon dans tous les parcs de la ville, pis y’en a vraiment beaucoup des parcs. Juste pour donner une idée, en moins de 1.5 km entre la maison et l’école, il y a 3 parcs + 1 parc a chien + un grand espace vert avec piste cyclable. A toutes les semaines, ils passent le souffleur sur la bordure d’arbres entre le trottoir et la rue pour ramasser les feuilles mortes, les pétales de fleur tombées des arbres ou les retailles de gazon fraîchement coupées. À toutes les semaines quelqu’un vide les poubelles de crotte de chien qu’on retrouve à environ tous les 50 pieds sur les trottoirs et autour des parcs. Il y a quelques semaines, je suis tombée sur l’approbation de leur budget pour 2018-2019 dans le journal local. Je l’avoue, je n’ai jamais été super impliquée au niveau municipal au Québec, mais disons que j’ai bien failli m’étouffer avec mon café quand j’ai passé en revue leurs revenus et dépenses. En bref, notre HOA bénéficie d’un revenu de près de 3 000 000 $ de la part des propriétaires des « Highlands ». Et ce montant-là, c’est pas une taxe municipale … c’est un frais fixe de 75$ / mois à payer en surplus de la taxe municipale par tous les propriétaires. C’est vraiment une ville DANS une ville.  Voici la liste des dépenses les plus importantes.

  • 378 000$ pour le paysagement. Tsé quand je dis que c’est beau… Ouaip, c’est beau !

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  • 45 000$ en ramassage de crottes de chien. Heille ça fait cher en maudit du « poop » ça mon ami !

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  • 44 000$ pour engager les chèvres qui viennent brouter l’herbe haute des terrains trop accidentés pendant l’été.

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  • 144 000$ pour l’irrigation…. parce que ces belles plantes-la, faut qu’elles soient arrosées quand c’est trop sec l’été!

Je pourrais continuer longtemps encore comme ça, mais je vais être trop découragée !

L’envers de la médaille d’avoir un super beau quartier hyper  »clean », parce que bien sur qu’il y a un envers de la médaille. Pour que tout le monde marche « drette » ça prend quelqu’un pour surveiller, quelqu’un pour empêcher les gens d’enfreindre la loi. Si vous croyez que les villes vous surveillent au Québec, ben dites-vous que vous avez rien vu. Les gens qui travaillent pour le HOA se promènent en auto, arpentent les rues à la recherche de la moindre infraction. Ils sont zéro gênés, ils prennent des photos pis ils voient TOUT !

  • Tu as mis tes poubelles la veille au chemin, ou tu tardes à les ramasser après la collecte. Busted !
  • Tu n’as pas mis tes poubelles dans le garage, hors de la vue de tes voisins ou des pattes d’un ours. Busted !
  • Tu as laissé tes lumières de Noël ou toutes décorations reliées à Noël après le 15 janvier. Busted !
  • Tu as des patches de gazon mort sur ton terrain. Busted !
  • Ton gazon est trop long. Busted !
  • Tu n’as pas au moins 1 pouce de paillis dans ta plate bande. Busted !
  • Tu as laissé traîné les jouets de tes enfants, des articles de sport ou autre chose qui n’est pas une déco sur ton porche à la vue des passants. Busted !
  • Tu as laissé un arbre/arbuste mourir à plus de 50%. Busted ! (p.s. ils prennent vraiment la peine de décrire que l’arbre doit être mort à plus de 50%, soit plus de la moitié de l’arbre qui n’a plus de feuilles!!)
  • Tu as osé mettre une infâme air climatisée dans une fenêtre.  Busted !
  • Tu veux peinturer ta maison en dehors d’une des 8 couleurs autorisées. Oublie ça drette-la ou change de ville 😉
  • Tu as trop de  »mousse » sur ton toit. Busted ! (p.s. oui, avec toute la pluie, il y a beaucoup de mousse ici, donc les pentes de toit surtout du coté nord on souvent de la mousse. Et oui, trop de mousse ce n’est pas bon pour le toit, je sais… mais y’a une marge entre trop et juste un peu!)
  • Tu n’as pas ramassé assez vite les feuilles mortes des arbres sur ton terrain. Busted !

Et c’est sur ce dernier point qu’on a dû s’obstiner fort avec notre manager de maison. Comme nous louons notre maison ici, c’est le manager de maison qui reçoit les communications du HOA pour la propriété et non nous directement. Il y a quelques semaines on a eu le bonheur de recevoir une amende de 150$ parce que nous n’avions pas ramassé 100% des feuilles mortes de l’hiver sur le devant de la maison. Je vous rappelle qu’on a été absent 2 mois involontairement, mais ça, eux ils s’en foutent royalement. TU as des feuilles devant la maison que TU n’as pas ramassé, ben paye ! Donc après investigation auprès du HOA et de la manager de la maison, on s’en rendu compte que le HOA fonctionne par un premier avertissement, sans pénalité. Au 2e truc qui cloche tu as une amende de 50$, 3e truc qui cloche 100$ et 4e truc qui cloche 150$. Et puis Bam! plateau à 150$ pour toutes les autres infractions. Mais le « hic » la-dedans, c’est que le compteur ne repart pas à zéro quand un nouveau locataire arrive dans la maison, alors on avait l’accumulation des autres infractions sur le dos. La madame était pas super contente… et on a fini par gagner notre point. Mais je peux vous dire que depuis ce temps-la, on marche les fesses serrées en maudit. Les magnolias sont en fleurs devant la maison, faque aux 3 jours on sort ramasser les pétales de fleur qui tombent devant la maison. J’ai aucune idée si les voisins me trouvent folle ben raide avec  mon balais et porte-poussière à ramasser des pétales sur le trottoir devant chez nous, mais c’est pas vrai que je vais payer 150$ pour un chemin de pétale de fleur. Même pour mon mariage je n’aurais pas payer pour ça 😉

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Je pense sérieusement à m’équiper d’un souffleur, ça devrait faire la job, non ? Oh my god… Mélanie, sort de ce corps 😉

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Le spring break

J’ai survécu au spring break + un vendredi 13 et le tout sous la flotte totale avec mes deux zinfins. Oui, je sais, Seattle est reconnu pour son climat assez humide, on est au courant. Généralement c’est une pluie légère avec plusieurs pauses pendant la journée. Mais là, honnêtement, on est en plein déluge. Des 20 à 30 mm de pluie par jour, à tous les jours, c’est pas super pour jouer dehors avec deux boules d’énergie.  C’est là qu’on se rend compte qu’un réseau d’amis c’est essentiel pour survivre (et avoir du fun!) quand tu es expat et l’avantage ici c’est que le 3/4 du monde sont des expats sans famille proche. Alors les amis deviennent la famille et on s’échange les enfants et les sorties tous ensemble.  On a commencé la semaine avec un  »sleepover » et une fête d’amie. Ensuite, lundi la seule journée de soleil, on en a profité pour faire un beau pic-nic au lac avec fiston qui court après les canards.

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Ensuite, une journée à la piscine intérieure de Lynnwood avec des amis d’hockey de fiston. Une très belle découverte de mon amie ici, c’est un petit centre aquatique intérieure avec 2 glissades sur tube, une  »lazy river » et des jeux d’eau. C’est pas la grosse affaire, mais entre amis ça fait vraiment la job ! Le tout suivi de ma p’tite Miss qui va en ­ »sleepover » chez son amie et en échange j’ai ses frères à la maison pour jouer avec fiston. Autre journée à la piscine municipale mercredi avec d’autres amis de l’école suivi d’un autre  »sleepover ». Journée de magasinage dans les outlets avec fiston qui est plus qu’à boutte que sa soeur n’arrive pas à se décider entre les 3 mêmes paires de soulier. On ajoute à ça un lunch en ville avec papa, de la fabrication de slime de toutes les couleurs, des rendez-vous chez le dentiste pour les  »kiddos » et des soupers avec des amis. Bang, on est dimanche et la semaine est déjà finie. Compte-rendu : j’ai jamais fait autant de crêpes et de gaufres en une semaine, je suis plus fatiguée qu’avant que la relâche commence, mon Facebook est rempli d’amis qui sont partis en Californie, en Floride ou à Hawaii pendant que moi j’ai le teint vert, ma maison n’a jamais été aussi le bordel que maintenant avec des couvertes partout (vestige des cabanes de couverte de nos 3 sleepovers de la semaine!) et les chats sont en dépression de se faire courir après par les p’tits amis.

D’ailleurs, si vous cherchez LA meilleure recette de slime à faire à la maison, voici notre recette testée et approuvée. Et croyez-moi, on en a testé vraiment beaucoup de recettes différentes 😉

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Autre truc cool pour clore notre semaine de relâche, nous avons été sélectionnés parmi d’autres familles d’employés par Amazon pour tester des jeux. Amazon a lancé un programme de jeux qui s’appelle STEM toys, qui veut dire :  » Science, Technology, Engineering and Math ». Les STEM toys sont des jeux qui encouragent les enfants à développer des compétences dans les disciplines de base de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques tout en ne perdant pas de vue le coté ludique. Le STEM Club offert par Amazon c’est des jeux livrés à la maison à tous les mois, selon le groupe d’âge des enfants, pour un frais de 20$ / boite. Et nous là-dedans? Bien on reçoit un jeu gratuitement, on le teste et on donne nos commentaires suite au test. Aujourd’hui, pour notre première fois, on s’est transformé en archéologue / paléontologiste. Notre  »kit » de départ comprenait 4 pièces d’argile dans lesquelles il fallait trouver des fossiles de dinosaure et ensuite les reconstruire. Un gros succès sur toute la ligne, surtout auprès de ma p’tite Miss qui a adoré le principe. Par contre, watch out le méga bordel d’argile et de poussière partout sur la table de cuisine ET sur mon super tapis !!! Mais bon, on dirait que cette semaine avoir du plaisir rime avec tout salir !

 

 

 

Le bon coté de tout cela c’est que l’été s’en vient et qu’on est dans le dernier droit de l’année scolaire. Fiston a terminé le hockey en mars et a commencé les pratiques de baseball et comme ils disent ici, c’est  »rain or shine » donc on espère que le soleil sera de la partie bientôt, parce que jusqu’à date c’était plus  »rain and freeze » notre affaire. De sont coté, Miss va commencer le volleyball cette semaine. Une première expérience de sport d’équipe pour elle. J’ai bien hâte de la voir évoluer dans cette nouvelle activité et je ne doute même pas de sa capacité à se faire des nouveaux amis en même temps. Autre gros wow pour ma p’tite Miss c’est son dernier bulletin. Étant donné que les zinfins sont sous le programme  »ELL » qui veut dire  »english language learner » ils recoivent un bulletin, mais avec des commentaires uniquement et non des notes. Le programme veut que tant que l’élève est classé  »ELL »,  les enseignants leur font passer les tests, mais ne les comptabilisent pas sur le bulletin parce que s’ils ne maîtrisent pas assez bien l’anglais leurs résultats académiques sont obligatoirement pas représentatifs de leurs réelles connaissances. Donc, au premier bulletin les zinfins étaient les deux sous le  »ELL » pour toutes les matières, mais au 2e bulletin ma p’tite Miss a obtenu un note en math et en sciences et pas n’importe quelle note :  »Meets standard ». Nous sommes tellement fiers d’elle, de son travail et de tout le chemin parcouru depuis septembre dernier. On lâche pas parce que c’est loin d’être terminé, il y a encore beaucoup d’efforts à faire mais disons que c’est une belle grosse tape dans le dos. Et le plus beau dans tout cela, c’est qu’elle aime de plus en plus aller à l’école. Elle obtient de beaux résultats et elle est super motivée par tous les projets proposés ici. Du haut de ses 9 ans bientôt 10, elle me dit en se couchant hier soir:  » Maman, plus je vieillis plus le temps passe vite. Quand j’étais en 1ere et 2e année je trouvais que c’était long aller à l’école, pis là je me dis heille, ma 4e année est presque déjà terminée ! » Je me suis retenue de lui dire à quel point elle a raison et surtout que ça va ben trop vite quand on est rendu à mon age 😉

 

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Le drapeau en berne

On le sait tous, les américains vouent un véritable culte à leur drapeau. Ils l’aiment, ils le montrent partout, ils en sont fiers et ils en prennent grand soin. Ici, jamais on ne verra un drapeau abîmé ou décoloré au bout de son mât, jamais ! À l’école des enfants, matins et soirs des élèves montent et descendent le drapeau. Il est plié au carré et entreposé dans l’école jusqu’au prochain matin.

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Un certain matin de la semaine passée, sur notre chemin vers l’école, je reçois un texto de mon p’tit mari (hihihi!) qui me dit : »Sais-tu ce qui se passe, le drapeau du Century Link Field est en berne? » Moi de répondre: « Hummm, non! Mais attends je vais voir quand je serai à l’école si celui-là l’est aussi. » Quelques minutes plus tard à l’école, un membre du personnel le mettait justement en berne. Bon, qu’est ce qui se passe encore ?! En quelques secondes, une amie me confirme qu’il vient d’avoir une autre « tuerie » dans une école au Michigan. Voila, c’est ça qui se passe. Parce que dans le fond, les drapeaux en berne annoncent toujours des mauvaises nouvelles et je dirais même plus, annoncent beaucoup trop souvent des « school shootings ».

Ce qui est arrivé le 14 février dernier à Parkland en Floride semble avoir réveillé plusieurs américains et soulève beaucoup de discussions. Mais encore une fois, comme sur bien d’autres sujets, je me rend compte à quel point les américains sont divisés sur le sujet. Il y a les purs et durs, qui ne jure que par les armes et sur le fait que leur sécurité et celle de leur famille en dépend. Et les autres, qui pensent que la trop grande accessibilité aux armes, c’est dangereux.  Et quand je parle d’accessibilité, je veux vraiment dire partout. Le Dick’s sporting goods, une chaîne de magasin d’articles de sports est le premier à avoir annoncé l’augmentation de l’âge légal pour acheter une arme de 18 à 21 ans. Les insultes des gens que j’ai pu lire sur les médias sociaux suite à cette annonce, c’est juste incroyable. Mais bon, dans ce magasin situé à 5 minutes de chez moi, je peux acheter du stock de baseball, de football, de golf, apparemment rien de hockey (!!!), mais surtout des armes à feu. Au Fred Meyer, un style de Wal-mart combiné avec une méga épicerie, je peux acheter des bottes de pluie, du pain, du lait et un gun. Le tout sous le même toit ! Je te dirais que c’est assez déstabilisant pour la p’tite québécoise que je suis, qui ne vient pas de famille de chasseur et qui n’a jamais tenu un fusil dans ses mains.

Dans les informations démographiques que j’ai trouvé, on estime la population de la grande région métropolitaine de Seattle à 2 052 800 personnes. Cette donnée date du dernier recensement de 2015. Sur l’ensemble de la population, il y environ 17% qui sont nés dans un autre pays que les États-Unis. Environ 65% de la population est caucasienne et donc 35% d’un mélange de plusieurs origines : asiatique, amérindienne, africaine, etc. Sur ce 65% de caucasiens, il ne faut pas oublier qu’il y a beaucoup de canadiens, d’australien et d’européens là-dedans qu’on n’arrive pas à distinguer du lot. Bref, ce que je veux dire c’est que la région de Seattle est extrêmement multi-culturelle. Ce qui fait en sorte que bien que je suis dans une partie des États-Unis où toute cette culture des armes n’est pas aussi développée qu’ailleurs, je sens que ça inquiète. Ça inquiète et ça effraie même. De plus en plus dans le discours des autres mamans autour de moi, je sens des questions et surtout des inquiétudes. Deux mamans, de deux cercles d’amis différents et qui ne se connaissent pas du tout, m’ont avoué que maintenant avant d’envoyer leurs enfants jouer ou coucher chez des amis, elles demandent si c’est une maison sans armes à feu. Le choc toi quand la première maman m’a dit ça. Encore une fois, la p’tite québécoise en moi a eu toute une claque dans la face ! Demander si c’est une maison sans armes à feu J’ai jamais, au grand jamais, pensé qu’un jour je demanderais ça aux parents des p’tits amis de mes zinfins. C’est tellement pas dans ma culture J’ai tellement pas été habitué à ça et pourtant, il va bien falloir que je me rende à l’évidence, je vais être rendu là moi aussi. Mais j’y pense, je pourrais me partir une p’tite business de belles checklists toute cutes à mettre en vente sur Etsy. Tsé le genre de checklist qui ferait penser aux parents toutes les questions à demander pour une première « playdate ». Du genre :  Avez-vous des animaux, check. Avez-vous des allergies, check. Est-ce que les enfants peuvent faire du vélo jusqu’au parc, check. Etes-vous fumeur, check. Avez-vous des armes, check. Je pourrais surement laisser une ou deux lignes blanches parce que mon p’tit doigt me dit que j’ai pas fini d’être surprise et que ma liste risque de s’allonger, surtout avec une ado en devenir 😉

 

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Le retour

On est enfin de retour chez nous. Home Sweet Home n’a jamais aussi bien sonné à mes oreilles. Disons que je ne peux pas rentrer dans les détails et tout vous expliquer sur notre problème de visa, mais disons simplement que notre visa est un visa TN, qu’il est issu du traité de l’ALENA et qu’il permet aux travailleurs de catégorie d’emplois bien précises de travailler dans les pays signataires de l’ALENA soit, le Canada, les États-Unis et le Mexique.  Les États-Unis semblent faire preuve d’un grand resserrement envers plusieurs types de visa depuis quelques mois. Nos avocats ont donc dû travailler très fort pour faire ré-évaluer notre cas une 3e fois, sous le principe que rien n’avait changé depuis notre arrivée à l’été 2017. Et « Thank God » ça a marché !

Enfin tout ceci est derrière nous, un nouveau chapitre s’ouvre enfin et on peut passer à autre chose. On dit que la vie nous envoie seulement les épreuves qu’on est en mesure de franchir, bien svp j’aimerais bien avoir un « break » d’épreuve pour le reste de 2018. L’être humain est mal fait, c’est toujours quand on risque de perdre quelque chose qu’on se rend compte à quel point on l’apprécie. Bien nous, on a maintenant la certitude que les prochaines années, on veut les vivre ici dans le  » Pacific Northwest ». On aime tout d’ici : la vibe « relaxe », le côté vert de la ville, notre style de vie, le climat, notre maison, notre quartier, nos amis. Justement à ce sujet, je pense qu’on a vraiment eu la chance de rencontrer des amis formidables ici, des amis qui ont pris du temps dans leur vie pour nous aider pendant que nous étions au loin. Des amis qui ont pris grand soin de nos chats pendant 2 mois. Des amis qui ont tout fait pour faciliter notre retour à la maison. Des amis qui nous envoyaient des bons mots par textos pendant notre « exile ». Jeudi soir, à notre retour à la maison, on a eu une agréable surprise de la part de deux de ces amies. Sans même se connaître l’une et l’autre, elles sont venues porter des fleurs, des ballons, du vin et des sacs d’épicerie question qu’on ait les essentiels à manger pour les prochains jours. Ça nous a tellement touché, vous n’avez même pas idée.

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Le soulagement toi quand j’ai mis les pieds dans la maison, avec toutes nos émotions de la journée, l’accueil des chats, qui avaient l’air de se dire : « Bon, enfin ! Kessé que vous avez fait depuis tout ce temps! » et les belles surprises qui nous attendaient. Je me suis mis à pleurer à chaudes larmes. C’était vraiment vrai-là… je pouvais enfin me donner le droit de réaliser que j’étais bel et bien de retour chez-moi. Plusieurs se sont beaucoup inquiété pour les chats. Je peux vous dire que Moogli et Frozon vont super bien. Mis a part quelques accidents de litière, ils ont bien passé à travers les 2 derniers mois. Même la douanière à Montréal (qui était fort sympathique cette fois-ci) c’est montrée désolée et inquiète pour nos chats !!! Je pense même qu’avec tout le poil que Moogli a perdu sur ma chaise berçante, je peux me faire un 3e chat. Leur plus gros choc est, je crois, le fait qu’ils viennent de perdre « leur » sapin de noël 😉

Pendant la fin de semaine nous avons finalement défait notre sapin, fait un méga ménage de frigo et tenté de reprendre le « beat » de l’heure du Pacifique… pis je me dis que je m’en viens vieille en maudit parce que je suis vraiment « jetlag » depuis vendredi ! Fiston a repris son hockey, pour sa dernière semaine de la saison. Quel bonheur de le revoir avec ses « hockey buddies » comme s’ils s’étaient vu la semaine passée. La vie reprend  tranquillement son cours … Et je me suis même payé un méchant snack de crabe hier soir, question de vraiment célébrer mon anniversaire. Parce que la semaine passée, on avait pas vraiment le cœur à la célébration, on était dans le gros stress total.

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Ce matin, c’était le grand retour à l’école. Après deux mois d’absence, le bonheur se lisait sur le visage des zinfins qui avaient tellement hâte de retourner à l’école et de revoir leurs amis. On a vécu un beau moment d’émotion avec les professeurs qui sont venues me faire des gros câlins. Tout le monde semble réellement soulagé de notre retour et tellement compatissant de ce que nous avons passé à travers.  J’ai juste envie de célébrer ça, parce qu’après 2 mois à avoir les zinfins non-stop avec moi à leur avoir fait l’école, je peux vous dire que ma patience est à – 1000 présentement. J’ai jamais eu autant hâte de toute ma vie de reprendre une routine école-hockey-gym-épicerie-bouffe-dodo. C’est juste du gros positif pour tout le monde et surtout pour ma santé mentale !!!

En conclusion, notre nouveau visa est bon pour 3 ans…. Donc les 3 prochaines années se passeront aux États-Unis uniquement pour nous. Pas question de prendre le risque de ressortir à nouveau. J’espère qu’on aura en masse de visite 😉

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La dernière chance…

 

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Si vous lisez ce texte, c’est que nous en ce moment, on est en train d’embarquer dans l’avion. NOTRE avion qui enfin nous ramène chez-nous, à Seattle. CE moment tant attendu par nous tous, c’est à dire mes zinfins, mon chum, moi et probablement aussi mon amie qui s’occupe de nos chats depuis trop longtemps… Non, on ne voyage pas en première classe pour fêter ça, parce qu’après 2 fois 4 billets d’avion de perdu, on a pas les moyens ! Mais croyez-moi, je vais célébrer cette victoire avec une p’tite coupe de champagne à 35 000 pieds d’altitude. Je m’en fou totalement que ça me coûte 15$ pour 3 gorgées. J’ai besoin de fêter ça !

Aujourd’hui, c’était vraiment notre dernière chance, dernier espoir d’obtenir à nouveau, notre visa qui nous permet de retourner vivre aux États-Unis. Si ce n’était pas du travail des avocats, nous serions probablement en train de chercher quelque chose à louer du coté de Vancouver actuellement (et par le fait même de brailler ma vie). Et même si Vancouver est une super belle ville, on a pas vraiment envie d’y déménager. Pas après seulement 6 mois à Seattle. Pas après tous les efforts que les zinfins ont fait pour s’adapter à leur nouvelle école.  Pas après tout le trouble qu’un changement de pays peut occasionner. Et surtout pas après tout le travail que j’ai fait pour obtenir mon permis de conduire de Washington state 😉

Bref, quand tu essaies de garder espoir, de rester positive et que tu as définitivement trop de temps pour réfléchir, ça donne une fille qui essaie de trouver tous les signes positifs possibles pour se convaincre que cette fois, c’est la bonne !

1- On a été refusé la première fois le 2 janvier et ensuite le 2 février. 2 et 2, ça fait 22, le 22 février sera la bonne.

2- C’était ma fête hier!

3- J’ai gagné 16$ dimanche dernier au bingo de Radio Acton.

4- L’an passé, le 22 février 2017, c’était exactement cette journée-là qu’on reprenait l’avion après avoir été à Seattle passer l’entrevue d’Amazon.

5- J’ai prié Saint-Jude, le patron des causes désespérées toute la semaine.

6- Faire un vœu en cassant un os de ti-poulet.

Sur ce, Cheers les amis ! Je m’en vais défaire mon sapin de noël et retrouver mes chats !!!

 

Le jour de la marmotte

Le 2 février dernier c’était le jour de la marmotte. Une des journées les plus insignifiantes à mon avis où des gens aiment à se fier sur une marmotte pour prédire la fin de l’hiver ! Avec le temps,  cette journée a dévié en expression populaire qui fait référence à une situation désagréable qui se répète sans cesse, comme dans le fameux film des années 90  « Le jour de la marmotte » avec Bill Murray. Figurez-vous que le vendredi 2 février dernier, on a vécu notre propre version du jour de la marmotte. Nous avions obtenu, plus tôt dans la semaine, notre autorisation du département de l’immigration américain de retourner aux États-Unis. Comme je suis rendu une experte dans l’art de faire et de défaire des valises « presque » efficacement, en quelques heures nous étions prêts. J’ai donc acheté de nouveaux billets d’avion vers Seattle pour nous 4 et on se voyait déjà fêter le Superbowl avec nos amis américains ! La vie a jugé que c’est pas comme ça que ça allait se passer….

Arrivés avec plus de 4h d’avance à l’aéroport pour être certains d’avoir amplement le temps de répondre aux questions des douaniers, j’étais assez confiante que tout se passerait bien… Mais non, ça ne s’est pas bien passé. Je ne peux pas entrer dans les détails, mais disons qu’il y a un léger conflit d’interprétation entre les douaniers et  l’immigration.  Alors, retour à la case départ, sans passer Go, sans réclamer 200$ et en perdant 4 billets d’avion, encore !

Je sais bien qu’il faut voir le coté positif des choses, mais là actuellement c’est pas rose-rose. Toute notre vie est en suspend, nous ne contrôlons rien du tout et l’information rentre au compte-goûte. Même les meilleurs esprits positifs de la terre ne parviendraient pas à nous remonter le moral en ce moment. Il reste quelques options ou solutions possibles et le tout est évalué par l’équipe d’avocats derrière nous. On se croise les doigts, les orteils pis toute ce qui peut se croiser pour qu’un p’tit miracle de solution fasse son chemin…

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Pendant ce temps, j’essaie de garder les zinfins au même rythme que s’ils étaient à l’école. Imaginez, moi qui stressait parce que je leur faisais manquer 1 journée d’école… on est rendu a plus de 1 mois d’absence ! Grâce aux deux professeurs des zinfins qui sont absolument fantastiques, je suis leur plan de cours à distance avec des leçons en fichier PDF à imprimer, de la lecture via des applications en anglais, de l’écriture dans un cahier et des cours d’anglais via un site internet. D’ailleurs, ce programme est vraiment fantastique. Les enfants se connectent à leur compte avec les codes créés par leur professeur d’anglais et ils sauvegardent chaque module complété dans leur compte. Ils doivent s’enregistrer en disant quelque phrases à voie haute, faire plusieurs jeux et exercices de mots de vocabulaire et de structure de phrase. Leur professeur peut voir leur cheminement et écouter leur prononciation pour mieux les corriger éventuellement. Je trouve ça tout simplement fantastique. Le gros avantage de l’école à la maison c’est qu’on peut rester en pyjama, pas de stress et faire les choses qu’on veut dans l’ordre qu’on veut. Mais c’est clairement le seul avantage, croyez-moi ! Je n’avais pas vraiment pensé qu’un jour je ferais l’école à la maison à mes enfants et une des raisons est que j’ai zéro patience et mon style d’enseignement n’est pas très pédagogique !!! Ajoutez à cela que je dois me remettre à jour pour comprendre les nouvelles techniques d’apprentissage pour faire des soustractions et des additions de nombre de moins de 100 en 2e année avec fiston et les maudites fractions en 4e année avec ma grande. Après avoir regardé plusieurs vidéos Youtube pour comprendre les techniques enseignées en 2018, j’ai réussi à maîtriser les « place value charts » et le principe de faire des « bundle and unbundle » avec les unités, les dizaines et les centaines ainsi que les soustractions avec retenu. Faque c’est là qu’on est rendu, Yeah ! Je suis clairement plus à l’aise en 2e année qu’en 4e année avec les fractions. Au menu des fractions on retrouve les termes et  techniques suivantes :   » area models, tape diagrams, number lines ». Ça, en fait, j’ai fini par comprendre que c’est juste des méthodes différentes pour expliquer le même principe des fractions. Après, on est tombé dans les additions, soustractions et multiplication de fraction… Bref, des heures et des heures de plaisir. Je peux vous dire que mes zinfins n’ont jamais eu aussi hâte de retourner à l’école 😉

 

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Hier, la professeur de fiston a organisé un appel Facetime avec toute la classe. Honnêtement, cette prof-là est tout simplement fantastique, on l’aime d’amour.  On espère tellement fort que fiston puisse revenir et finir son année dans sa classe. Tous les amis ont eu la chance de discuter avec fiston « live » et de lui poser des questions sur le Québec, la température et la neige ! Ils étaient tellement énervés de se voir et de se parler. C’est venu me toucher directement au cœur, même fiston était ému.

Je pensais que 2017 avec notre déménagement à Seattle avait été tout un épreuve en soit, mais disons que 2018 apporte déjà son lot de problèmes, d’incertitude et de stress qu’on se serait bien passé. Je sais, je sais, je les connais toutes les fameuses phrases de « psycho-pop-bonbon » comme : il faut être positif, voir le bon côté des choses, se dire qu’il y a des familles qui vivent des situations bien pires que nous, qu’un jour on va en rire, que rien n’arrive pour rien dans la vie, qu’il faut apprendre à faire confiance en la vie et lâcher prise.  Mais là pour le moment, tout ce que je veux c’est revenir chez nous avec ma p’tite famille, défaire mes décorations de Noël, prendre mes chats dans mes bras pis arrêter de payer mon vin trop cher 😉

 

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La fausse bonne idée !

Canadian Passports

 

Depuis qu’on est aux États-Unis, il était clair dans notre tête qu’on aimerait revenir au Québec pour la période des fêtes. On se disait que ça ferait du bien aux enfants (et à nous aussi) de revoir nos familles et amis. Comme tout le monde le sait, les billets d’avion dans le temps des fêtes, c’est cher ! Le secret, acheter d’avance, idéalement en août ou septembre, gros maximum. Ça c’est mon conseil gratuit d’agent de voyage. Vers la fin de l’été les tarifs sont plus raisonnables et surtout, le choix est encore très bon pour les horaires de vol. Alors la fille analyse les vols pendant un bon 3-4 semaines pour trouver l’horaire qui me convient parfaitement. Départ pas trop tôt de Seattle et retour pas trop tard de Montréal. Parce qu’avec le décalage horaire, c’est pas toujours évident de trouver la bonne combinaison. Sans oublier le temps de connexion pas trop long ou pas trop court ! Bref, je sais ce que je veux et je ne choisis pas juste le prix le moins cher, je recherche un ensemble de critères. Donc en septembre, c’est réservé et tout le monde est content. Enfin une bonne chose de réglée.

Le premier problème d’une longue saga arriva fin octobre. Je me décide par tout hasard de regarder l’horaire de mes vols sur mon application d’American Airlines. Hummm, bizarre. Ça dit que j’ai 2  »uncoming trips » ??. Même date, mais différents vols ?? J’appelle American Airlines tout de suite pour vérifier ce qui ne va pas, avec un léger sentiment de « j’ai pas un bon feeling ». Notre vol fait Seattle – Philadelphie – Montréal a l’aller et Montrtéal – Chicago – Seattle au retour. L’agent me répond que le problème se situe avec le vol vers Montréal. La portion Seattle-Philadelphie est correcte, mais ils ont annulé la portion Philadelphie-Montréal parce qu’ils venaient de se rendre compte que c’était le 25 décembre et que ce vol-là n’a pas lieu les journées fériées ! OH ! Y’a vraiment quelqu’un qui n’a pas réfléchi longtemps quand l’horaire est sortie. On s’entend que le 25 décembre, c’est Noel, pis c’est pas mal comme ça à chaque année ! Donc, l’agent me dit qu’American Airlines m’a automatique protégé sur un autre itinéraire (voilà pourquoi j’ai 2 itinéraires sous la même réservation dans mon application). Mais, y’a un gros problème qui saute direct à mes yeux d’agent de voyage… On nous propose un vol Seattle – Chicago – Montréal avec un temps de connexion de 35 minutes. Pour les non-habitués à ce type de vol, quand on fait une connexion, il faut sortir de l’avion et marcher jusqu’à la prochaine porte d’embarquement. Dans ce cas-ci je n’ai pas à me préoccuper de mes bagages enregistrés, mais il faut tout de même attendre que le maudit avion soit atterri et que tout le monde sorte de l’appareil. J’avais donc 35 minutes pour sortir de l’avion, courir jusqu’à la prochaine porte d’embarquement qui peut être à 2 minutes ou à 45 minutes (je le sais pas d’avance ça!) avec mes bagages à main et 2 enfants, dans un des aéroports les plus achalandés des États-Unis, la journée de Noël, dans la ville qui est reconnu pour ses retards à cause de la température. Chicago, ville des vents. Il ne l’ont pas inventé ce slogan !!! Donc, « no-way » monsieur l’agent, je ne veux pas ce vol moi. Mais comme je l’ai dit plus tôt, plus on se rapproche de décembre, moins les horaires de vol sont intéressants. Passer par Dallas pour me rendre à Montréal, ça ne m’intéresse pas non plus. C’est vraiment parce que les enfants tenaient aux vacances de Noël au Québec, parce que moi j’aurais échangé ça contre des billets pour Cancun drette-là ! On a fini par trouver un compromis et risquer un vol de nuit. On a donc changé notre vol pour un Seattle – Philadelphie – Montréal, départ le 23 décembre au soir de Seattle. Ce sera notre première expérience de vol de nuit avec les enfants. Je suis pas super enthousiaste, mais ça restait une bonne option selon nos contraintes.

Le deuxième problème est survenu au début décembre. Ça sort dans les journaux aux États… American Airlines a eu un bug majeur dans son système d’horaire de vol accordant trop de congés aux pilotes pendant la période des fêtes. Qui donc voyage avec American Airlines pendant les fête… Ben oui, nous ! ARGHHHH. Laisse passer quelques jours, voir comment la situation évolue, puis j’appelle mes amis d’American Airlines. On m’assure qu’une entente a été conclue avec les pilotes et que tous les vols seront opérés tel que prévu. Il faut dire aussi que la plupart des Québécois qu’on connait dans le coin de Seattle nous ont tous fortement déconseillé de voyager vers le Québec pendant les fêtes. Overbooking, perte des valises, vols annulés à cause de la température, dormir sur les bancs d’aéroport avec les enfants … bref plein de belles histoires qui donnent vraiment confiance ! Encore une fois, l’envie de tout annuler ça me vient à l’esprit.

Le troisième problème est quant à lui toujours en cours, si on peut dire ça comme ça. Nous avons pris l’avion le 23 décembre dernier. Il y a bien eu un équipage ET un avion pour nous rendre de Seattle à Philadelphie, puis ensuite de Philadelphie à Montréal. On a été chanceux sur cette partie, aucun retard, nos valises ont suivies, tout c’est bien déroulé. Mis à part que je suis arrivée dans ma famille le 24 décembre avec une nuit de sommeil d’environ 1h30, que j’avais commencé à avoir mal à la gorge la veille de notre départ et que j’ai commencé à éternuer et moucher exactement 5 minutes après avoir décollé de Seattle. Et tout ce que j’avais sur moi c’est 6 napkins brunes de Starbucks prises rapidement avant d’embarquer dans l’avion pour un vol de 5h et des poussières. Ça te scrappe une face de party de Noël ça des napkins brunes !! Nous avons passé de très belles fêtes au Québec, bien entourés de nos familles et amis. Le temps était compté et on en a profité au maximum. Retour prévu à Seattle le 2 janvier. Zéro trafic sur les routes, on s’enregistre en une fraction de seconde et zéro attente à la sécurité. Wow, ça n’a jamais bien été à YUL depuis un méchant bout ! Pis BAM, on est aux douanes américaines. C’est précisément là que s’est présenté le 3e problème. Ce que nous pensions être comme une simple procédure, s’est transformée en interrogatoire sous serment de plus de 2h30 dans le bureau des douanes américaines à YUL. Pour finalement, se faire dire qu’on ne pouvait pas partir pour les États-Unis, qu’on allait manquer notre vol… et rester pris au Québec. J’peux vous dire qu’il y en a des choses qui défilent dans ma tête et celle de mon chum à ce moment précis. Plusieurs gros mots, quelques larmes et beaucoup de découragement. Les enfants comprennent rien (pis honnêtement moi non plus!) fiston pleure parce qu’il veut revoir ses chats, fillette veut revoir ses amies. Bref, le seul mot qui me vient à l’esprit pour décrire nos états d’âme c’est : on est DÉCALISSÉ. s’cusez le gros mot, mais y’a rien d’autre d’aussi pertinent 😉

On nous fait escorter par la porte d’en arrière pour « retourner » au Canada. American Airlines doit nous renvoyer nos valises, pendant ce temps-là mon chum joue du téléphone avec Amazon sur un banc d’aéroport, pis moi j’appelle mes parents !

 » Maman, vient nous rechercher, on est pris ici ! » Parce que c’est carrément ça. On est littéralement pris entre 2 chaises. On est résident américain, mais pas capable d’entrer chez nous. Mais on est citoyen canadien avec plus rien ici. Ni adresse, ni rien.

Les 48h qui ont suivi ont été les plus stressantes de ma vie. Ne pas savoir ce qui se passe, pas trop comprendre pourquoi on en est là. Se réveiller en pleine nuit parce que tu es en pleine crise d’angoisse. Il y a quelqu’un qui vient de tout chambouler la p’tite vie qu’on s’est tranquillement bâtie pendant les 6 derniers mois avec beaucoup d’efforts. Qu’est ce qui arrive si on ne peut jamais retourner ?  Qu’est ce qui arrive avec la maison, les autos, les CHATS ??? Les enfants vont manquer combien de jours d’école ? Est-ce que mon chum peut encore travailler ? On ne veut pas déménager encore une fois. On veut juste retourner chez nous…

2018 commence fort en maudit…. à suivre, sous peu j’espère !

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L’école… Part Two

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Je vous ai déjà parlé de l’école des zinfins dans un autre texte plus tôt cet automne et bien, j’en rajoute encore aujourd’hui. Je commence à un peu mieux comprendre le système scolaire ici et je vais tenter de vous en dresser un bref portrait. J’ai déjà parlé des mercredis après-midi de congé, du calendrier en général, de la cafétéria et de la « non-réglementation » des arachides et des noix. D’ailleurs, aucun élève n’est mort depuis septembre parce qu’un autre a mangé une sandwich au beurre de peanut dans la même salle à dîner que lui 😉 Je vais plutôt parler du financement et des activités en classe cette fois-ci.

Il faut savoir qu’ici, le bénévolat des parents est grandement apprécié et surtout demandé de façon régulière. Tout au long de l’année, il y a des postes d’ouvert pour effectuer diverses petites tâches dans l’école, dans les classes directement ou à la bibliothèque de l’école. Sur le bord de la rue à l’entrée de l’école, il y a un tableau affichant 2 messages importants, par exemple:  » It’s popcorn friday, don’t forget your quarter ». Ces messages sont changés par des parents bénévoles. Dans les classes, il n’y a pas de période « fixe » à l’horaire pour l’art plastique. C’est plutôt une période de temps qui est sporadiquement attribuée aux ateliers d’arts plastiques. Ils appellent ça le « Art Docent Program ». Ces ateliers d’art sont donnés par un parent bénévole aidé du professeur et de 2 ou 3 autres parents bénévoles pour superviser les p’tites mains de tous les amis de la classe. J’ai participé à un « Art Docent Program » dans la classe de fiston. Nous avons fabriqué des hiboux en argile et les enfants ont adorés ça. Le matériel qui est nécessaire pour le projet est déjà tout préparé à l’avance, donc la supervision est assez facile à faire. Et c’est juste du gros fun de « travailler » avec ton enfant et ses amis.  J’aime vraiment les voir en action dans leurs classes et évoluer auprès de leurs amis. Je suis très contente d’avoir l’opportunité de le faire. J’ai aussi participé à plusieurs « reader’s workshop » dans la classe de fiston. Pendant ces périodes de « workshop », son professeur fait appel à des parents bénévoles pour venir superviser dans la classe pendant qu’elle travaille avec les élèves en petits groupes. Je suis donc dans la classe pendant 1h00 à 1h30 à surveiller les élèves pendant qu’ils alternent dans les activités planifiées par le professeur. Tour à tour, les élèves en petit groupe de 5 ou 6, se rendent au bureau du professeur et ils travaillent sur une interprétation de texte. Pendant ce temps, j’aide les autres élèves à faire leur travail : lecture à soi-même, lecture à un ami, feuille de travail sur des mots de vocabulaire ou écrire une histoire (ou une lettre d’anniversaire à un ami, quand c’est bientôt l’anniversaire d’un ami de la classe). Je trouve que c’est vraiment une bonne méthode. De cette façon le professeur à une quinzaine de minute pour chaque petit groupe pour approfondir la matière en fonction du niveau où ils sont rendus. Il y a aussi possibilité de faire du travail plus « clérical » comme aiguiser des crayons, découper des papiers, coller des collants, etc, etc. Mais bref, les professeurs utilisent toute l’aide possible venant des parents et je me dis pourquoi pas ! Pourquoi ne pas permettre aux parents qui sont disponibles d’aider dans les classes et ainsi de soulager les profs un peu. Je sais très bien qu’au Québec ce système ne marcherait pas, les écoles n’aiment pas que les parents s’impliquent trop. Est-ce que c’est parce que ça prends des diplômes ? Des gens qui sont payés pour faire le travail ? Des syndicats ? Peut-être … et en fait, j’en ai aucune idée pourquoi,  mais au bout de la ligne me semble que c’est juste d’aider les professeurs à consacrer plus de temps aux enfants, non ?!?! Inquiétez-vous pas, on passe un charmant « background check » avec la police, donc n’est pas en contact avec les enfants qui veut…

Le coté amusant de vivre dans un endroit multi-culturel, c’est qu’on a le plaisir de comparer nos milieux de vie. Depuis notre arrivée, nous avons des nouveaux amis qui viennent des Pays-Bas. On compare souvent la vie aux Pays-Bas, la vie au Québec et la vie aux USA. On s’est rendu compte que beaucoup de choses sont différentes d’un pays à l’autre et particulièrement le financement des écoles et le coût d’envoyer un enfant à l’école. Je parle ici d’école primaire, je ne compare pas d’autres niveaux plus élevés d’études.

Au Quebec, techniquement l’école publique est financée par le gouvernement via nos impôts, mais on paie en extra le matériel scolaire (qui tourne dans les 100$ me semble bien), on paie des frais à l’école (achat de livre, frais de photocopie qui me semble bien tournait dans les 60-75$) on paie les frais de garde du midi et on a des fabuleuses campagnes de financement 2-3 fois par années pour vendre des maudits « cossins » qui ne finissent plus de finir.

Au Pays-Bas, l’école publique est financée à 100% par les impôts. Les parents n’ont rien d’autre à payer. Pas de matériel scolaire à acheter, pas de frais à l’école, rien, niet, zéro.  Et ils ont aucune campagne de financement dans l’année…

Aux États-Unis, je ne sais pas si une portion des impôts retournent aux écoles, mais il y a des taxes scolaires sur les maisons et ça, c’est pour financer les écoles. Nous avons eu une liste de matériel scolaire à acheter, qui tournait dans les 50$ environ. Aucun frais à payer à l’école pour l’achat de quoi que ce soit d’autre. Aucun frais de garde pour les élèves le midi et ils dînent tous à l’école parce qu’ils ont uniquement 40 minutes pour dîner incluant la récréation du midi. Mais on a une campagne de financement. Une, uniquement et ici ils ne se cassent pas le bicycle. Ils veulent de l’argent, pas vendre des « cossins ». Alors la campagne de financement c’est une levée de fonds littéralement pour l’école. Chaque classe à son objectif à atteindre. Je pensais que ça me choquerait au début, pis dans le fond je me suis rendu compte que tant qu’à acheter 20$ de « cossins » bien j’aime mieux lui donner 20$ cash et qu’il récolte 100% de profit sur mon 20$ investi. That’s it 😉

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Ensuite il y a la collecte de « Box Top ». Ce phénomène a déjà existé il y a peut-être une dizaine d’année au Québec. Je me souviens que ma sœur les ramassait pour mes neveux. Mais semble t’il que c’est devenu une méthode illégale de financement des écoles au QuÉbec. Ça serait de la commandite ?!? Les « Box Tops » sont ces petits logos qui sont sur les boites et emballages de plusieurs produits de marques bien connues en vente dans les épiceries. Exemple pour ne pas les nommer :  » Lysol, Kleenex, Ziploc » et plusieurs autres. Chaque « Box Top » donne 0.10$ à l’école. C’est vraiment banal, mais c’est une méthode de financement assez efficace. En novembre, nous avons eu une période de collecte des « Box Top » pour l’école des zinfins et imaginez-vous donc qu’à 700 élèves, ils ont amassé  11 000 « Box Tops », ce qui fait la petite somme de 1 100$ en revenu directement à l’école. C’est vraiment non-négligeable et ça implique rien aux parents, à part de surveiller leur boite de Ziploc avant de la mettre à la récupération. Ok, oui, il doit y avoir des parents zélés qui font le tour de l’épicerie pour acheter le plus de produits possible. Good for them ! Mais, moi en faisant ma p’tite épicerie régulière, sans rien changer à mes habitudes, j’accumule en moyenne 2-3 « Box Tops » par semaine. On est déjà en mode « ramassage » pour la prochaine collecte du printemps 😉 Connaissant l’état des écoles au Quebec, je ne crois pas qu’ils sont en mesure de « cracher » sur cet argent facile. Vraiment je ne comprends pas comment ils prennent leurs décisions !

 

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Les américains et Thanksgiving

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Ahhh ces américains! Ils sont remplis de contradictions. Thanksgiving, une des plus populaires fêtes aux États-Unis, est supposée nous faire penser à être reconnaissant envers ce que nous avons : la santé, la bonne qualité de vie, notre famille, nos amis, etc. Mais cette fête est aussi associée au plus gros événement de consommation : le Black Friday. On ne peut pas avoir meilleure contradiction que ça 😉

L’origine de Thanksgiving remonte en 1621, suite à l’arrivée des premiers colons au  »nouveau monde ». Les premiers colons et les pèlerins organisèrent un banquet pour célébrer les bonnes récoltes qu’ils avaient eues à leur première année. Le festin s’étala sur 3 jours et plusieurs amérindiens y auraient aussi participé. À travers les années, la fête a pris de l’ampleur et est devenue une fête nationale (et religieuse aussi tant qu’a y être!) Il y a très peu de congés fériés aux États-Unis pendant une année, mais je peux vous garantir que le 4e jeudi de novembre est une pause obligatoire est bien appréciée autant par les petits que par les grands. Surtout qu’elle donne le coup d’envoi à la période des fêtes.  Qu’est ce qui reste de cette fête de reconnaissance en 2017 ? L’idée de réunir la famille et les amis et de passer du bon temps, autour d’un bon repas, tous ensemble.  Voila ce qui est fantastique, pour moi c’est comme Noël, avant Noël 😉

Qu’est ce qu’il y a au programme la journée de Thanksgiving ? La traditionnelle parade de Macy’s à New York, tsé la parade du film « Miracle sur la 34e avenue ». La parade est télédiffusée à travers le pays au complet. Quoi d’autre ? Du football voyons ! 3 games sont au programme de la journée. Une après l’autre pour être certain de ne rien manquer, bien entendu! Que dire du menu ? On est dans le plus traditionnel possible : dinde, patate pilée, casserole de fèves vertes, pain au maïs, de la farce et…. la fameuse tarte à la citrouille. Dans la classe de fiston, ils ont même fait un sondage pour savoir ce que chacun préfère du fameux repas de Thanksgiving… il semblerait que la farce ne soit pas très populaire auprès de 7-8 ans 😉

Comme Thanksgiving est une fête pour réunir la famille et les amis ensemble, vous pouvez imaginer qu’il y a beaucoup de gens qui vont se déplacer pour se rendre chez grand-maman, matante ou frérot. Le bordel sur les routes a commencé aujourd’hui, mercredi, et c’est vraiment tout un bordel ! Selon ABC, plus de 50 millions d’américains sont en déplacement pour aller fêter Thanksgiving, que ce soit par auto, train ou avion. De Washington D.C., en passant par Chicago jusqu’à L.A., les autoroutes sont pris d’assaut et ça cause d’énormes bouchons de circulation. C’est pas plus l’fun dans les aéroports… 1- il faut être capable de se rendre à temps, parce que les routes sont bloquées et 2- préparez-vous à de belles files d’attente pour la sécurité. Bref, mieux vaut avoir beaucoup de patience dans ses valises !

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Malgré toute la folie de consommation et de sur-consommation dont ce pays est capable, je vois tout plein de belles preuves de reconnaissance et de donner au suivant. Sur Facebook, beaucoup de villes ont un groupe qui se nomme : « Buy Nothing Group ». Il s’agit d’un groupe où les gens peuvent publier des services ou des biens qu’ils veulent passer au suivant ou encore ceux qui recherchent quelque chose qu’ils voudraient emprunter ou encore un service en particulier. Depuis les derniers jours, je vois beaucoup de gens qui donnent au suivant. Exemple : une dame a fabriqué plusieurs tartes à la citrouille en extra et elle les offre gratuitement. Une autre offre d’aller faire des emplettes au Costco pour une dame qui ne peut pas se déplacer. Une autre a simplement acheté une bouteille de vin et une dinde en extra et elle veut les donner à une famille dans le besoin. Je trouve que cette belle mentalité devrait être plus présente dans nos vies, à tous les jours, pas seulement lors d’une fête en particulier. Si tout le monde offrait un petit quelque chose pour faire un « WOW » dans la journée d’une autre personne, ça serait tellement fantastique !

Bref, on va vivre notre tout premier Thanksgiving et même dans 2 familles différentes. Une vraie famille américaine et une autre famille d’expats comme nous! Je suis impatiente de vivre ces moments avec ma p’tite famille à moi. Pour nous créer de nouveaux souvenirs et parce que jamais je refuse une bonne occasion de célébrer quoi que ce soit 😉

p.s. J’ai pas encore décidé si je mets mon réveil à 4AM pour aller voir les crinqués défoncer les portes du BestBuy… Ça risque de dépendre de combien de dinde je mange !

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Un peu de n’importe quoi !

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Depuis notre arrivée ici en juin dernier, nous faisons face à plein de choses qui semblent bizarres à nos yeux. Le Canada a beau ne pas être très loin, on sent très bien qu’on a changé de pays et que les valeurs et les mœurs sont vraiment différentes ici. On voit plein de choses que nous n’avions pas chez nous ou des habitudes de vie qui n’ont pas traversées la frontière (encore!). C’est les « States » dans toute leur splendeur ! J’ai donc pensé vous faire un petit résumé de ce qui m’a le plus fait rire, interpellé ou ce qui me manque le plus dans ma vie d’expat !

Les militaires / vétérans. Les militaires actifs et les vétérans sont très valorisés (tout comme l’armée en générale) et loin de moi l’idée de juger. Je crois qu’effectivement, ces gens ont tout donné pour leur pays au détriment de leur famille, de leur santé et même plusieurs de leur propre vie. Je trouve que c’est une excellente idée de les supporter et de leur montrer du respect. Beaucoup de magasins proposent des rabais pour les vétérans sur leur achats. Dans les festivals ou pendant le « Washington State Fair » il y a des journées spécifiques où les militaires et vétérans n’ont pas de frais d’admission. Les musées, activités touristiques et compagnies de croisière offrent aussi des rabais sur leur tarif. Bref, ce sont tout plein de belles façons intéressantes de montrer un certain soutien à ces gens. Mais Home Depot pousse la chose plus loin. Les Vétérans ont des espaces de stationnement réservés… là je vais être honnête, je comprends vraiment pas le « big deal ». Si tu es un vétéran, tu as droit de te stationner plus près de la porte. Really 😉

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Le Pledge of allegiance. Un après-midi du début de l’année scolaire, en revenant de l’école, je demande toujours aux enfants de me raconter leur journée. Fiston me dit : « Ahh c’est vrai maman, je ne t’ai pas dit ça, mais tous les matins on parle au drapeau. » J’avais remarqué déjà que dans sa classe, il y avait un drapeau des États-Unis d’accroché au mur, mais mon p’tit cœur a presque sauté un tour quand il m’a dit qu’il « parlait » au drapeau à tous les matins. Sur le coup, j’ai pensé qu’il devait réciter l’hymne national américain, mais après m’être renseignée à une autre maman, on croit plutôt qu’il récite le  »Pledge of Allegiance ». Voici ce que ça dit : « I pledge allegiance to the Flag of the United States of America, and to the Republic for which it stands, one Nation under God, indivisible, with liberty and justice for all. » Qui est traduit librement par moi-même en: « Je promets allégeance au drapeau des États-Unis d’Amérique et en la république pour lequel il se trouve, une nation sous Dieu, indivisible, avec liberté et justice pour tous. » Fiston a rajouté dernièrement en regardant les joueurs des Seahawks à la TV :  »Tsé maman, quand je parle au drapeau, je mets aussi ma main sur mon cœur comme eux. » Oh my god, mon coeur vient de manquer un autre tour! Je suis un peu ambivalente par rapport au  »Pledge ». La  »pas vraiment patriotique » maman québécoise que je suis à un peu de misère avec ce serment d’allégeance parce qu’il est imposé et c’est pour un pays qui n’est pas le mien, ni celui de mes zinfins. Mais en même temps, je trouve ça honorable d’avoir de la fierté pour son pays et je trouve que nous (Canadiens, Québécois) on en manque un peu de ces temps-ci… Watch out pour les prochains jeux olympiques d’hiver de février 2018, c’est clair que j’achète les mitaines Canada de la collection olympique de La Baie. Kin-toé !

 Bref, quand j’ai lu le texte du « Pledge » je me suis dit que je devrais en envoyer une copie à Trump, me semble qu’il serait dû pour se rafraîchir la mémoire un peu !

 

Les biscuits Oréo et les M&M. Soyons honnête là, combien de sorte de M&M ou de Oréo ça prend pour être heureux dans la vie ? Moi, je suis super traditionnelle et j’aime mes classiques. M&M au chocolat, aux peanuts ou au beurre de peanuts c’est parfait, à part ça, forget it ! Même chose pour les Oréos, les bons vieux Oréos au chocolat avec la crème a la vanille. J’ai pas du tout envie de manger des Oréos au butterscotch, à la menthe, aux cannes de bonbon, au gâteau de fête, etc, etc. Biscuit au chocolat avec de la crème vanille c’est tout. Pourquoi essayer de changer une recette gagnante 😉

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Le Kam. Déjà que je savais même pas que le Kam existait encore. Je me souviens d’avoir manger ça quelques fois dans mon jeune temps, genre en vacances à Wildwood ou en Floride, poêlé dans le beurre avec du Kraft Dinner. Tsé le genre de dîner de vacances-là. Mais ça doit bien faire 30 ans que je n’en ai pas mangé. Pis à l’épicerie ici je tombe sur toute ces sortes-là… vraiment décourageant !

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Tant qu’à continuer dans la bouffe… Campbell’s s’est vraiment lâché lousse dans les sortes de soupes en canne disponible ici. Quand je regarde ces cannes de soupe-là, je me sens comme Ross dans la série « Friends » qui ose pas goûter au lait maternel de son Ex et qu’il est complètement écœuré juste à l’idée d’en prendre une p’tite lichette !

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L’épicerie qui donne à manger aux enfants. Ici, à notre épicerie Fred Meyer, qui est en fait une espèce de méga épicerie combinée avec un Walmart, ils offrent des fruits aux enfants. Il y a un présentoir, avec de beaux fruits frais, spécialement offerts aux enfants qui font l’épicerie avec leurs parents. Aussi, la dame de la pâtisserie donne toujours un « cookie » frais fait aux enfants qui passent devant son comptoir. Non mais, on s’entend que ça ne coûte pas une fortune faire ça, mais ça rend les zinfins heureux et c’est tellement une bonne idée marketing. Les enfants veulent venir à l’épicerie pour avoir droit à leur collation et, qui dit enfants à l’épicerie, dit parents qui dépensent pour acheter des trucs que les enfants veulent et qu’ils n’auraient probablement pas achetés au final. Bon, je sais que c’est contre moi que ça joue, mais je trouve quand même que l’idée est superbe, que ça encourage les enfants à manger des fruits et que ça vaut le coup d’être soulignée.

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L’absence de chips au Ketchup. Dans un pays qui ne jure que part le Ketchup, c’est IN-COM-PRÉ-HEN-SI-BLE qu’il n’existe aucune chips au Ketchup digne des Lay’s au Ketchup. Je pense aller à Vancouver juste pour m’en acheter une caisse…  c’est comme si je suis en véritablement cure de désintoxe.

Drive-Thru. Ici, pratiquement tout peut se faire via un « Drive-Thru »  (service à l’auto). Les Starbuck’s le sont (ok on s’attendait vraiment pas au contraire!), mais les pharmacies et les banques ont aussi un service à l’auto ! Ouaips. Ça c’est bizarre selon moi !

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