Le retour

On est enfin de retour chez nous. Home Sweet Home n’a jamais aussi bien sonné à mes oreilles. Disons que je ne peux pas rentrer dans les détails et tout vous expliquer sur notre problème de visa, mais disons simplement que notre visa est un visa TN, qu’il est issu du traité de l’ALENA et qu’il permet aux travailleurs de catégorie d’emplois bien précises de travailler dans les pays signataires de l’ALENA soit, le Canada, les États-Unis et le Mexique.  Les États-Unis semblent faire preuve d’un grand resserrement envers plusieurs types de visa depuis quelques mois. Nos avocats ont donc dû travailler très fort pour faire ré-évaluer notre cas une 3e fois, sous le principe que rien n’avait changé depuis notre arrivée à l’été 2017. Et « Thank God » ça a marché !

Enfin tout ceci est derrière nous, un nouveau chapitre s’ouvre enfin et on peut passer à autre chose. On dit que la vie nous envoie seulement les épreuves qu’on est en mesure de franchir, bien svp j’aimerais bien avoir un « break » d’épreuve pour le reste de 2018. L’être humain est mal fait, c’est toujours quand on risque de perdre quelque chose qu’on se rend compte à quel point on l’apprécie. Bien nous, on a maintenant la certitude que les prochaines années, on veut les vivre ici dans le  » Pacific Northwest ». On aime tout d’ici : la vibe « relaxe », le côté vert de la ville, notre style de vie, le climat, notre maison, notre quartier, nos amis. Justement à ce sujet, je pense qu’on a vraiment eu la chance de rencontrer des amis formidables ici, des amis qui ont pris du temps dans leur vie pour nous aider pendant que nous étions au loin. Des amis qui ont pris grand soin de nos chats pendant 2 mois. Des amis qui ont tout fait pour faciliter notre retour à la maison. Des amis qui nous envoyaient des bons mots par textos pendant notre « exile ». Jeudi soir, à notre retour à la maison, on a eu une agréable surprise de la part de deux de ces amies. Sans même se connaître l’une et l’autre, elles sont venues porter des fleurs, des ballons, du vin et des sacs d’épicerie question qu’on ait les essentiels à manger pour les prochains jours. Ça nous a tellement touché, vous n’avez même pas idée.

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Le soulagement toi quand j’ai mis les pieds dans la maison, avec toutes nos émotions de la journée, l’accueil des chats, qui avaient l’air de se dire : « Bon, enfin ! Kessé que vous avez fait depuis tout ce temps! » et les belles surprises qui nous attendaient. Je me suis mis à pleurer à chaudes larmes. C’était vraiment vrai-là… je pouvais enfin me donner le droit de réaliser que j’étais bel et bien de retour chez-moi. Plusieurs se sont beaucoup inquiété pour les chats. Je peux vous dire que Moogli et Frozon vont super bien. Mis a part quelques accidents de litière, ils ont bien passé à travers les 2 derniers mois. Même la douanière à Montréal (qui était fort sympathique cette fois-ci) c’est montrée désolée et inquiète pour nos chats !!! Je pense même qu’avec tout le poil que Moogli a perdu sur ma chaise berçante, je peux me faire un 3e chat. Leur plus gros choc est, je crois, le fait qu’ils viennent de perdre « leur » sapin de noël 😉

Pendant la fin de semaine nous avons finalement défait notre sapin, fait un méga ménage de frigo et tenté de reprendre le « beat » de l’heure du Pacifique… pis je me dis que je m’en viens vieille en maudit parce que je suis vraiment « jetlag » depuis vendredi ! Fiston a repris son hockey, pour sa dernière semaine de la saison. Quel bonheur de le revoir avec ses « hockey buddies » comme s’ils s’étaient vu la semaine passée. La vie reprend  tranquillement son cours … Et je me suis même payé un méchant snack de crabe hier soir, question de vraiment célébrer mon anniversaire. Parce que la semaine passée, on avait pas vraiment le cœur à la célébration, on était dans le gros stress total.

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Ce matin, c’était le grand retour à l’école. Après deux mois d’absence, le bonheur se lisait sur le visage des zinfins qui avaient tellement hâte de retourner à l’école et de revoir leurs amis. On a vécu un beau moment d’émotion avec les professeurs qui sont venues me faire des gros câlins. Tout le monde semble réellement soulagé de notre retour et tellement compatissant de ce que nous avons passé à travers.  J’ai juste envie de célébrer ça, parce qu’après 2 mois à avoir les zinfins non-stop avec moi à leur avoir fait l’école, je peux vous dire que ma patience est à – 1000 présentement. J’ai jamais eu autant hâte de toute ma vie de reprendre une routine école-hockey-gym-épicerie-bouffe-dodo. C’est juste du gros positif pour tout le monde et surtout pour ma santé mentale !!!

En conclusion, notre nouveau visa est bon pour 3 ans…. Donc les 3 prochaines années se passeront aux États-Unis uniquement pour nous. Pas question de prendre le risque de ressortir à nouveau. J’espère qu’on aura en masse de visite 😉

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La dernière chance…

 

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Si vous lisez ce texte, c’est que nous en ce moment, on est en train d’embarquer dans l’avion. NOTRE avion qui enfin nous ramène chez-nous, à Seattle. CE moment tant attendu par nous tous, c’est à dire mes zinfins, mon chum, moi et probablement aussi mon amie qui s’occupe de nos chats depuis trop longtemps… Non, on ne voyage pas en première classe pour fêter ça, parce qu’après 2 fois 4 billets d’avion de perdu, on a pas les moyens ! Mais croyez-moi, je vais célébrer cette victoire avec une p’tite coupe de champagne à 35 000 pieds d’altitude. Je m’en fou totalement que ça me coûte 15$ pour 3 gorgées. J’ai besoin de fêter ça !

Aujourd’hui, c’était vraiment notre dernière chance, dernier espoir d’obtenir à nouveau, notre visa qui nous permet de retourner vivre aux États-Unis. Si ce n’était pas du travail des avocats, nous serions probablement en train de chercher quelque chose à louer du coté de Vancouver actuellement (et par le fait même de brailler ma vie). Et même si Vancouver est une super belle ville, on a pas vraiment envie d’y déménager. Pas après seulement 6 mois à Seattle. Pas après tous les efforts que les zinfins ont fait pour s’adapter à leur nouvelle école.  Pas après tout le trouble qu’un changement de pays peut occasionner. Et surtout pas après tout le travail que j’ai fait pour obtenir mon permis de conduire de Washington state 😉

Bref, quand tu essaies de garder espoir, de rester positive et que tu as définitivement trop de temps pour réfléchir, ça donne une fille qui essaie de trouver tous les signes positifs possibles pour se convaincre que cette fois, c’est la bonne !

1- On a été refusé la première fois le 2 janvier et ensuite le 2 février. 2 et 2, ça fait 22, le 22 février sera la bonne.

2- C’était ma fête hier!

3- J’ai gagné 16$ dimanche dernier au bingo de Radio Acton.

4- L’an passé, le 22 février 2017, c’était exactement cette journée-là qu’on reprenait l’avion après avoir été à Seattle passer l’entrevue d’Amazon.

5- J’ai prié Saint-Jude, le patron des causes désespérées toute la semaine.

6- Faire un vœu en cassant un os de ti-poulet.

Sur ce, Cheers les amis ! Je m’en vais défaire mon sapin de noël et retrouver mes chats !!!

 

Le jour de la marmotte

Le 2 février dernier c’était le jour de la marmotte. Une des journées les plus insignifiantes à mon avis où des gens aiment à se fier sur une marmotte pour prédire la fin de l’hiver ! Avec le temps,  cette journée a dévié en expression populaire qui fait référence à une situation désagréable qui se répète sans cesse, comme dans le fameux film des années 90  « Le jour de la marmotte » avec Bill Murray. Figurez-vous que le vendredi 2 février dernier, on a vécu notre propre version du jour de la marmotte. Nous avions obtenu, plus tôt dans la semaine, notre autorisation du département de l’immigration américain de retourner aux États-Unis. Comme je suis rendu une experte dans l’art de faire et de défaire des valises « presque » efficacement, en quelques heures nous étions prêts. J’ai donc acheté de nouveaux billets d’avion vers Seattle pour nous 4 et on se voyait déjà fêter le Superbowl avec nos amis américains ! La vie a jugé que c’est pas comme ça que ça allait se passer….

Arrivés avec plus de 4h d’avance à l’aéroport pour être certains d’avoir amplement le temps de répondre aux questions des douaniers, j’étais assez confiante que tout se passerait bien… Mais non, ça ne s’est pas bien passé. Je ne peux pas entrer dans les détails, mais disons qu’il y a un léger conflit d’interprétation entre les douaniers et  l’immigration.  Alors, retour à la case départ, sans passer Go, sans réclamer 200$ et en perdant 4 billets d’avion, encore !

Je sais bien qu’il faut voir le coté positif des choses, mais là actuellement c’est pas rose-rose. Toute notre vie est en suspend, nous ne contrôlons rien du tout et l’information rentre au compte-goûte. Même les meilleurs esprits positifs de la terre ne parviendraient pas à nous remonter le moral en ce moment. Il reste quelques options ou solutions possibles et le tout est évalué par l’équipe d’avocats derrière nous. On se croise les doigts, les orteils pis toute ce qui peut se croiser pour qu’un p’tit miracle de solution fasse son chemin…

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Pendant ce temps, j’essaie de garder les zinfins au même rythme que s’ils étaient à l’école. Imaginez, moi qui stressait parce que je leur faisais manquer 1 journée d’école… on est rendu a plus de 1 mois d’absence ! Grâce aux deux professeurs des zinfins qui sont absolument fantastiques, je suis leur plan de cours à distance avec des leçons en fichier PDF à imprimer, de la lecture via des applications en anglais, de l’écriture dans un cahier et des cours d’anglais via un site internet. D’ailleurs, ce programme est vraiment fantastique. Les enfants se connectent à leur compte avec les codes créés par leur professeur d’anglais et ils sauvegardent chaque module complété dans leur compte. Ils doivent s’enregistrer en disant quelque phrases à voie haute, faire plusieurs jeux et exercices de mots de vocabulaire et de structure de phrase. Leur professeur peut voir leur cheminement et écouter leur prononciation pour mieux les corriger éventuellement. Je trouve ça tout simplement fantastique. Le gros avantage de l’école à la maison c’est qu’on peut rester en pyjama, pas de stress et faire les choses qu’on veut dans l’ordre qu’on veut. Mais c’est clairement le seul avantage, croyez-moi ! Je n’avais pas vraiment pensé qu’un jour je ferais l’école à la maison à mes enfants et une des raisons est que j’ai zéro patience et mon style d’enseignement n’est pas très pédagogique !!! Ajoutez à cela que je dois me remettre à jour pour comprendre les nouvelles techniques d’apprentissage pour faire des soustractions et des additions de nombre de moins de 100 en 2e année avec fiston et les maudites fractions en 4e année avec ma grande. Après avoir regardé plusieurs vidéos Youtube pour comprendre les techniques enseignées en 2018, j’ai réussi à maîtriser les « place value charts » et le principe de faire des « bundle and unbundle » avec les unités, les dizaines et les centaines ainsi que les soustractions avec retenu. Faque c’est là qu’on est rendu, Yeah ! Je suis clairement plus à l’aise en 2e année qu’en 4e année avec les fractions. Au menu des fractions on retrouve les termes et  techniques suivantes :   » area models, tape diagrams, number lines ». Ça, en fait, j’ai fini par comprendre que c’est juste des méthodes différentes pour expliquer le même principe des fractions. Après, on est tombé dans les additions, soustractions et multiplication de fraction… Bref, des heures et des heures de plaisir. Je peux vous dire que mes zinfins n’ont jamais eu aussi hâte de retourner à l’école 😉

 

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Hier, la professeur de fiston a organisé un appel Facetime avec toute la classe. Honnêtement, cette prof-là est tout simplement fantastique, on l’aime d’amour.  On espère tellement fort que fiston puisse revenir et finir son année dans sa classe. Tous les amis ont eu la chance de discuter avec fiston « live » et de lui poser des questions sur le Québec, la température et la neige ! Ils étaient tellement énervés de se voir et de se parler. C’est venu me toucher directement au cœur, même fiston était ému.

Je pensais que 2017 avec notre déménagement à Seattle avait été tout un épreuve en soit, mais disons que 2018 apporte déjà son lot de problèmes, d’incertitude et de stress qu’on se serait bien passé. Je sais, je sais, je les connais toutes les fameuses phrases de « psycho-pop-bonbon » comme : il faut être positif, voir le bon côté des choses, se dire qu’il y a des familles qui vivent des situations bien pires que nous, qu’un jour on va en rire, que rien n’arrive pour rien dans la vie, qu’il faut apprendre à faire confiance en la vie et lâcher prise.  Mais là pour le moment, tout ce que je veux c’est revenir chez nous avec ma p’tite famille, défaire mes décorations de Noël, prendre mes chats dans mes bras pis arrêter de payer mon vin trop cher 😉

 

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La fausse bonne idée !

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Depuis qu’on est aux États-Unis, il était clair dans notre tête qu’on aimerait revenir au Québec pour la période des fêtes. On se disait que ça ferait du bien aux enfants (et à nous aussi) de revoir nos familles et amis. Comme tout le monde le sait, les billets d’avion dans le temps des fêtes, c’est cher ! Le secret, acheter d’avance, idéalement en août ou septembre, gros maximum. Ça c’est mon conseil gratuit d’agent de voyage. Vers la fin de l’été les tarifs sont plus raisonnables et surtout, le choix est encore très bon pour les horaires de vol. Alors la fille analyse les vols pendant un bon 3-4 semaines pour trouver l’horaire qui me convient parfaitement. Départ pas trop tôt de Seattle et retour pas trop tard de Montréal. Parce qu’avec le décalage horaire, c’est pas toujours évident de trouver la bonne combinaison. Sans oublier le temps de connexion pas trop long ou pas trop court ! Bref, je sais ce que je veux et je ne choisis pas juste le prix le moins cher, je recherche un ensemble de critères. Donc en septembre, c’est réservé et tout le monde est content. Enfin une bonne chose de réglée.

Le premier problème d’une longue saga arriva fin octobre. Je me décide par tout hasard de regarder l’horaire de mes vols sur mon application d’American Airlines. Hummm, bizarre. Ça dit que j’ai 2  »uncoming trips » ??. Même date, mais différents vols ?? J’appelle American Airlines tout de suite pour vérifier ce qui ne va pas, avec un léger sentiment de « j’ai pas un bon feeling ». Notre vol fait Seattle – Philadelphie – Montréal a l’aller et Montrtéal – Chicago – Seattle au retour. L’agent me répond que le problème se situe avec le vol vers Montréal. La portion Seattle-Philadelphie est correcte, mais ils ont annulé la portion Philadelphie-Montréal parce qu’ils venaient de se rendre compte que c’était le 25 décembre et que ce vol-là n’a pas lieu les journées fériées ! OH ! Y’a vraiment quelqu’un qui n’a pas réfléchi longtemps quand l’horaire est sortie. On s’entend que le 25 décembre, c’est Noel, pis c’est pas mal comme ça à chaque année ! Donc, l’agent me dit qu’American Airlines m’a automatique protégé sur un autre itinéraire (voilà pourquoi j’ai 2 itinéraires sous la même réservation dans mon application). Mais, y’a un gros problème qui saute direct à mes yeux d’agent de voyage… On nous propose un vol Seattle – Chicago – Montréal avec un temps de connexion de 35 minutes. Pour les non-habitués à ce type de vol, quand on fait une connexion, il faut sortir de l’avion et marcher jusqu’à la prochaine porte d’embarquement. Dans ce cas-ci je n’ai pas à me préoccuper de mes bagages enregistrés, mais il faut tout de même attendre que le maudit avion soit atterri et que tout le monde sorte de l’appareil. J’avais donc 35 minutes pour sortir de l’avion, courir jusqu’à la prochaine porte d’embarquement qui peut être à 2 minutes ou à 45 minutes (je le sais pas d’avance ça!) avec mes bagages à main et 2 enfants, dans un des aéroports les plus achalandés des États-Unis, la journée de Noël, dans la ville qui est reconnu pour ses retards à cause de la température. Chicago, ville des vents. Il ne l’ont pas inventé ce slogan !!! Donc, « no-way » monsieur l’agent, je ne veux pas ce vol moi. Mais comme je l’ai dit plus tôt, plus on se rapproche de décembre, moins les horaires de vol sont intéressants. Passer par Dallas pour me rendre à Montréal, ça ne m’intéresse pas non plus. C’est vraiment parce que les enfants tenaient aux vacances de Noël au Québec, parce que moi j’aurais échangé ça contre des billets pour Cancun drette-là ! On a fini par trouver un compromis et risquer un vol de nuit. On a donc changé notre vol pour un Seattle – Philadelphie – Montréal, départ le 23 décembre au soir de Seattle. Ce sera notre première expérience de vol de nuit avec les enfants. Je suis pas super enthousiaste, mais ça restait une bonne option selon nos contraintes.

Le deuxième problème est survenu au début décembre. Ça sort dans les journaux aux États… American Airlines a eu un bug majeur dans son système d’horaire de vol accordant trop de congés aux pilotes pendant la période des fêtes. Qui donc voyage avec American Airlines pendant les fête… Ben oui, nous ! ARGHHHH. Laisse passer quelques jours, voir comment la situation évolue, puis j’appelle mes amis d’American Airlines. On m’assure qu’une entente a été conclue avec les pilotes et que tous les vols seront opérés tel que prévu. Il faut dire aussi que la plupart des Québécois qu’on connait dans le coin de Seattle nous ont tous fortement déconseillé de voyager vers le Québec pendant les fêtes. Overbooking, perte des valises, vols annulés à cause de la température, dormir sur les bancs d’aéroport avec les enfants … bref plein de belles histoires qui donnent vraiment confiance ! Encore une fois, l’envie de tout annuler ça me vient à l’esprit.

Le troisième problème est quant à lui toujours en cours, si on peut dire ça comme ça. Nous avons pris l’avion le 23 décembre dernier. Il y a bien eu un équipage ET un avion pour nous rendre de Seattle à Philadelphie, puis ensuite de Philadelphie à Montréal. On a été chanceux sur cette partie, aucun retard, nos valises ont suivies, tout c’est bien déroulé. Mis à part que je suis arrivée dans ma famille le 24 décembre avec une nuit de sommeil d’environ 1h30, que j’avais commencé à avoir mal à la gorge la veille de notre départ et que j’ai commencé à éternuer et moucher exactement 5 minutes après avoir décollé de Seattle. Et tout ce que j’avais sur moi c’est 6 napkins brunes de Starbucks prises rapidement avant d’embarquer dans l’avion pour un vol de 5h et des poussières. Ça te scrappe une face de party de Noël ça des napkins brunes !! Nous avons passé de très belles fêtes au Québec, bien entourés de nos familles et amis. Le temps était compté et on en a profité au maximum. Retour prévu à Seattle le 2 janvier. Zéro trafic sur les routes, on s’enregistre en une fraction de seconde et zéro attente à la sécurité. Wow, ça n’a jamais bien été à YUL depuis un méchant bout ! Pis BAM, on est aux douanes américaines. C’est précisément là que s’est présenté le 3e problème. Ce que nous pensions être comme une simple procédure, s’est transformée en interrogatoire sous serment de plus de 2h30 dans le bureau des douanes américaines à YUL. Pour finalement, se faire dire qu’on ne pouvait pas partir pour les États-Unis, qu’on allait manquer notre vol… et rester pris au Québec. J’peux vous dire qu’il y en a des choses qui défilent dans ma tête et celle de mon chum à ce moment précis. Plusieurs gros mots, quelques larmes et beaucoup de découragement. Les enfants comprennent rien (pis honnêtement moi non plus!) fiston pleure parce qu’il veut revoir ses chats, fillette veut revoir ses amies. Bref, le seul mot qui me vient à l’esprit pour décrire nos états d’âme c’est : on est DÉCALISSÉ. s’cusez le gros mot, mais y’a rien d’autre d’aussi pertinent 😉

On nous fait escorter par la porte d’en arrière pour « retourner » au Canada. American Airlines doit nous renvoyer nos valises, pendant ce temps-là mon chum joue du téléphone avec Amazon sur un banc d’aéroport, pis moi j’appelle mes parents !

 » Maman, vient nous rechercher, on est pris ici ! » Parce que c’est carrément ça. On est littéralement pris entre 2 chaises. On est résident américain, mais pas capable d’entrer chez nous. Mais on est citoyen canadien avec plus rien ici. Ni adresse, ni rien.

Les 48h qui ont suivi ont été les plus stressantes de ma vie. Ne pas savoir ce qui se passe, pas trop comprendre pourquoi on en est là. Se réveiller en pleine nuit parce que tu es en pleine crise d’angoisse. Il y a quelqu’un qui vient de tout chambouler la p’tite vie qu’on s’est tranquillement bâtie pendant les 6 derniers mois avec beaucoup d’efforts. Qu’est ce qui arrive si on ne peut jamais retourner ?  Qu’est ce qui arrive avec la maison, les autos, les CHATS ??? Les enfants vont manquer combien de jours d’école ? Est-ce que mon chum peut encore travailler ? On ne veut pas déménager encore une fois. On veut juste retourner chez nous…

2018 commence fort en maudit…. à suivre, sous peu j’espère !

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L’école… Part Two

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Je vous ai déjà parlé de l’école des zinfins dans un autre texte plus tôt cet automne et bien, j’en rajoute encore aujourd’hui. Je commence à un peu mieux comprendre le système scolaire ici et je vais tenter de vous en dresser un bref portrait. J’ai déjà parlé des mercredis après-midi de congé, du calendrier en général, de la cafétéria et de la « non-réglementation » des arachides et des noix. D’ailleurs, aucun élève n’est mort depuis septembre parce qu’un autre a mangé une sandwich au beurre de peanut dans la même salle à dîner que lui 😉 Je vais plutôt parler du financement et des activités en classe cette fois-ci.

Il faut savoir qu’ici, le bénévolat des parents est grandement apprécié et surtout demandé de façon régulière. Tout au long de l’année, il y a des postes d’ouvert pour effectuer diverses petites tâches dans l’école, dans les classes directement ou à la bibliothèque de l’école. Sur le bord de la rue à l’entrée de l’école, il y a un tableau affichant 2 messages importants, par exemple:  » It’s popcorn friday, don’t forget your quarter ». Ces messages sont changés par des parents bénévoles. Dans les classes, il n’y a pas de période « fixe » à l’horaire pour l’art plastique. C’est plutôt une période de temps qui est sporadiquement attribuée aux ateliers d’arts plastiques. Ils appellent ça le « Art Docent Program ». Ces ateliers d’art sont donnés par un parent bénévole aidé du professeur et de 2 ou 3 autres parents bénévoles pour superviser les p’tites mains de tous les amis de la classe. J’ai participé à un « Art Docent Program » dans la classe de fiston. Nous avons fabriqué des hiboux en argile et les enfants ont adorés ça. Le matériel qui est nécessaire pour le projet est déjà tout préparé à l’avance, donc la supervision est assez facile à faire. Et c’est juste du gros fun de « travailler » avec ton enfant et ses amis.  J’aime vraiment les voir en action dans leurs classes et évoluer auprès de leurs amis. Je suis très contente d’avoir l’opportunité de le faire. J’ai aussi participé à plusieurs « reader’s workshop » dans la classe de fiston. Pendant ces périodes de « workshop », son professeur fait appel à des parents bénévoles pour venir superviser dans la classe pendant qu’elle travaille avec les élèves en petits groupes. Je suis donc dans la classe pendant 1h00 à 1h30 à surveiller les élèves pendant qu’ils alternent dans les activités planifiées par le professeur. Tour à tour, les élèves en petit groupe de 5 ou 6, se rendent au bureau du professeur et ils travaillent sur une interprétation de texte. Pendant ce temps, j’aide les autres élèves à faire leur travail : lecture à soi-même, lecture à un ami, feuille de travail sur des mots de vocabulaire ou écrire une histoire (ou une lettre d’anniversaire à un ami, quand c’est bientôt l’anniversaire d’un ami de la classe). Je trouve que c’est vraiment une bonne méthode. De cette façon le professeur à une quinzaine de minute pour chaque petit groupe pour approfondir la matière en fonction du niveau où ils sont rendus. Il y a aussi possibilité de faire du travail plus « clérical » comme aiguiser des crayons, découper des papiers, coller des collants, etc, etc. Mais bref, les professeurs utilisent toute l’aide possible venant des parents et je me dis pourquoi pas ! Pourquoi ne pas permettre aux parents qui sont disponibles d’aider dans les classes et ainsi de soulager les profs un peu. Je sais très bien qu’au Québec ce système ne marcherait pas, les écoles n’aiment pas que les parents s’impliquent trop. Est-ce que c’est parce que ça prends des diplômes ? Des gens qui sont payés pour faire le travail ? Des syndicats ? Peut-être … et en fait, j’en ai aucune idée pourquoi,  mais au bout de la ligne me semble que c’est juste d’aider les professeurs à consacrer plus de temps aux enfants, non ?!?! Inquiétez-vous pas, on passe un charmant « background check » avec la police, donc n’est pas en contact avec les enfants qui veut…

Le coté amusant de vivre dans un endroit multi-culturel, c’est qu’on a le plaisir de comparer nos milieux de vie. Depuis notre arrivée, nous avons des nouveaux amis qui viennent des Pays-Bas. On compare souvent la vie aux Pays-Bas, la vie au Québec et la vie aux USA. On s’est rendu compte que beaucoup de choses sont différentes d’un pays à l’autre et particulièrement le financement des écoles et le coût d’envoyer un enfant à l’école. Je parle ici d’école primaire, je ne compare pas d’autres niveaux plus élevés d’études.

Au Quebec, techniquement l’école publique est financée par le gouvernement via nos impôts, mais on paie en extra le matériel scolaire (qui tourne dans les 100$ me semble bien), on paie des frais à l’école (achat de livre, frais de photocopie qui me semble bien tournait dans les 60-75$) on paie les frais de garde du midi et on a des fabuleuses campagnes de financement 2-3 fois par années pour vendre des maudits « cossins » qui ne finissent plus de finir.

Au Pays-Bas, l’école publique est financée à 100% par les impôts. Les parents n’ont rien d’autre à payer. Pas de matériel scolaire à acheter, pas de frais à l’école, rien, niet, zéro.  Et ils ont aucune campagne de financement dans l’année…

Aux États-Unis, je ne sais pas si une portion des impôts retournent aux écoles, mais il y a des taxes scolaires sur les maisons et ça, c’est pour financer les écoles. Nous avons eu une liste de matériel scolaire à acheter, qui tournait dans les 50$ environ. Aucun frais à payer à l’école pour l’achat de quoi que ce soit d’autre. Aucun frais de garde pour les élèves le midi et ils dînent tous à l’école parce qu’ils ont uniquement 40 minutes pour dîner incluant la récréation du midi. Mais on a une campagne de financement. Une, uniquement et ici ils ne se cassent pas le bicycle. Ils veulent de l’argent, pas vendre des « cossins ». Alors la campagne de financement c’est une levée de fonds littéralement pour l’école. Chaque classe à son objectif à atteindre. Je pensais que ça me choquerait au début, pis dans le fond je me suis rendu compte que tant qu’à acheter 20$ de « cossins » bien j’aime mieux lui donner 20$ cash et qu’il récolte 100% de profit sur mon 20$ investi. That’s it 😉

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Ensuite il y a la collecte de « Box Top ». Ce phénomène a déjà existé il y a peut-être une dizaine d’année au Québec. Je me souviens que ma sœur les ramassait pour mes neveux. Mais semble t’il que c’est devenu une méthode illégale de financement des écoles au QuÉbec. Ça serait de la commandite ?!? Les « Box Tops » sont ces petits logos qui sont sur les boites et emballages de plusieurs produits de marques bien connues en vente dans les épiceries. Exemple pour ne pas les nommer :  » Lysol, Kleenex, Ziploc » et plusieurs autres. Chaque « Box Top » donne 0.10$ à l’école. C’est vraiment banal, mais c’est une méthode de financement assez efficace. En novembre, nous avons eu une période de collecte des « Box Top » pour l’école des zinfins et imaginez-vous donc qu’à 700 élèves, ils ont amassé  11 000 « Box Tops », ce qui fait la petite somme de 1 100$ en revenu directement à l’école. C’est vraiment non-négligeable et ça implique rien aux parents, à part de surveiller leur boite de Ziploc avant de la mettre à la récupération. Ok, oui, il doit y avoir des parents zélés qui font le tour de l’épicerie pour acheter le plus de produits possible. Good for them ! Mais, moi en faisant ma p’tite épicerie régulière, sans rien changer à mes habitudes, j’accumule en moyenne 2-3 « Box Tops » par semaine. On est déjà en mode « ramassage » pour la prochaine collecte du printemps 😉 Connaissant l’état des écoles au Quebec, je ne crois pas qu’ils sont en mesure de « cracher » sur cet argent facile. Vraiment je ne comprends pas comment ils prennent leurs décisions !

 

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Les américains et Thanksgiving

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Ahhh ces américains! Ils sont remplis de contradictions. Thanksgiving, une des plus populaires fêtes aux États-Unis, est supposée nous faire penser à être reconnaissant envers ce que nous avons : la santé, la bonne qualité de vie, notre famille, nos amis, etc. Mais cette fête est aussi associée au plus gros événement de consommation : le Black Friday. On ne peut pas avoir meilleure contradiction que ça 😉

L’origine de Thanksgiving remonte en 1621, suite à l’arrivée des premiers colons au  »nouveau monde ». Les premiers colons et les pèlerins organisèrent un banquet pour célébrer les bonnes récoltes qu’ils avaient eues à leur première année. Le festin s’étala sur 3 jours et plusieurs amérindiens y auraient aussi participé. À travers les années, la fête a pris de l’ampleur et est devenue une fête nationale (et religieuse aussi tant qu’a y être!) Il y a très peu de congés fériés aux États-Unis pendant une année, mais je peux vous garantir que le 4e jeudi de novembre est une pause obligatoire est bien appréciée autant par les petits que par les grands. Surtout qu’elle donne le coup d’envoi à la période des fêtes.  Qu’est ce qui reste de cette fête de reconnaissance en 2017 ? L’idée de réunir la famille et les amis et de passer du bon temps, autour d’un bon repas, tous ensemble.  Voila ce qui est fantastique, pour moi c’est comme Noël, avant Noël 😉

Qu’est ce qu’il y a au programme la journée de Thanksgiving ? La traditionnelle parade de Macy’s à New York, tsé la parade du film « Miracle sur la 34e avenue ». La parade est télédiffusée à travers le pays au complet. Quoi d’autre ? Du football voyons ! 3 games sont au programme de la journée. Une après l’autre pour être certain de ne rien manquer, bien entendu! Que dire du menu ? On est dans le plus traditionnel possible : dinde, patate pilée, casserole de fèves vertes, pain au maïs, de la farce et…. la fameuse tarte à la citrouille. Dans la classe de fiston, ils ont même fait un sondage pour savoir ce que chacun préfère du fameux repas de Thanksgiving… il semblerait que la farce ne soit pas très populaire auprès de 7-8 ans 😉

Comme Thanksgiving est une fête pour réunir la famille et les amis ensemble, vous pouvez imaginer qu’il y a beaucoup de gens qui vont se déplacer pour se rendre chez grand-maman, matante ou frérot. Le bordel sur les routes a commencé aujourd’hui, mercredi, et c’est vraiment tout un bordel ! Selon ABC, plus de 50 millions d’américains sont en déplacement pour aller fêter Thanksgiving, que ce soit par auto, train ou avion. De Washington D.C., en passant par Chicago jusqu’à L.A., les autoroutes sont pris d’assaut et ça cause d’énormes bouchons de circulation. C’est pas plus l’fun dans les aéroports… 1- il faut être capable de se rendre à temps, parce que les routes sont bloquées et 2- préparez-vous à de belles files d’attente pour la sécurité. Bref, mieux vaut avoir beaucoup de patience dans ses valises !

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Malgré toute la folie de consommation et de sur-consommation dont ce pays est capable, je vois tout plein de belles preuves de reconnaissance et de donner au suivant. Sur Facebook, beaucoup de villes ont un groupe qui se nomme : « Buy Nothing Group ». Il s’agit d’un groupe où les gens peuvent publier des services ou des biens qu’ils veulent passer au suivant ou encore ceux qui recherchent quelque chose qu’ils voudraient emprunter ou encore un service en particulier. Depuis les derniers jours, je vois beaucoup de gens qui donnent au suivant. Exemple : une dame a fabriqué plusieurs tartes à la citrouille en extra et elle les offre gratuitement. Une autre offre d’aller faire des emplettes au Costco pour une dame qui ne peut pas se déplacer. Une autre a simplement acheté une bouteille de vin et une dinde en extra et elle veut les donner à une famille dans le besoin. Je trouve que cette belle mentalité devrait être plus présente dans nos vies, à tous les jours, pas seulement lors d’une fête en particulier. Si tout le monde offrait un petit quelque chose pour faire un « WOW » dans la journée d’une autre personne, ça serait tellement fantastique !

Bref, on va vivre notre tout premier Thanksgiving et même dans 2 familles différentes. Une vraie famille américaine et une autre famille d’expats comme nous! Je suis impatiente de vivre ces moments avec ma p’tite famille à moi. Pour nous créer de nouveaux souvenirs et parce que jamais je refuse une bonne occasion de célébrer quoi que ce soit 😉

p.s. J’ai pas encore décidé si je mets mon réveil à 4AM pour aller voir les crinqués défoncer les portes du BestBuy… Ça risque de dépendre de combien de dinde je mange !

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Un peu de n’importe quoi !

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Depuis notre arrivée ici en juin dernier, nous faisons face à plein de choses qui semblent bizarres à nos yeux. Le Canada a beau ne pas être très loin, on sent très bien qu’on a changé de pays et que les valeurs et les mœurs sont vraiment différentes ici. On voit plein de choses que nous n’avions pas chez nous ou des habitudes de vie qui n’ont pas traversées la frontière (encore!). C’est les « States » dans toute leur splendeur ! J’ai donc pensé vous faire un petit résumé de ce qui m’a le plus fait rire, interpellé ou ce qui me manque le plus dans ma vie d’expat !

Les militaires / vétérans. Les militaires actifs et les vétérans sont très valorisés (tout comme l’armée en générale) et loin de moi l’idée de juger. Je crois qu’effectivement, ces gens ont tout donné pour leur pays au détriment de leur famille, de leur santé et même plusieurs de leur propre vie. Je trouve que c’est une excellente idée de les supporter et de leur montrer du respect. Beaucoup de magasins proposent des rabais pour les vétérans sur leur achats. Dans les festivals ou pendant le « Washington State Fair » il y a des journées spécifiques où les militaires et vétérans n’ont pas de frais d’admission. Les musées, activités touristiques et compagnies de croisière offrent aussi des rabais sur leur tarif. Bref, ce sont tout plein de belles façons intéressantes de montrer un certain soutien à ces gens. Mais Home Depot pousse la chose plus loin. Les Vétérans ont des espaces de stationnement réservés… là je vais être honnête, je comprends vraiment pas le « big deal ». Si tu es un vétéran, tu as droit de te stationner plus près de la porte. Really 😉

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Le Pledge of allegiance. Un après-midi du début de l’année scolaire, en revenant de l’école, je demande toujours aux enfants de me raconter leur journée. Fiston me dit : « Ahh c’est vrai maman, je ne t’ai pas dit ça, mais tous les matins on parle au drapeau. » J’avais remarqué déjà que dans sa classe, il y avait un drapeau des États-Unis d’accroché au mur, mais mon p’tit cœur a presque sauté un tour quand il m’a dit qu’il « parlait » au drapeau à tous les matins. Sur le coup, j’ai pensé qu’il devait réciter l’hymne national américain, mais après m’être renseignée à une autre maman, on croit plutôt qu’il récite le  »Pledge of Allegiance ». Voici ce que ça dit : « I pledge allegiance to the Flag of the United States of America, and to the Republic for which it stands, one Nation under God, indivisible, with liberty and justice for all. » Qui est traduit librement par moi-même en: « Je promets allégeance au drapeau des États-Unis d’Amérique et en la république pour lequel il se trouve, une nation sous Dieu, indivisible, avec liberté et justice pour tous. » Fiston a rajouté dernièrement en regardant les joueurs des Seahawks à la TV :  »Tsé maman, quand je parle au drapeau, je mets aussi ma main sur mon cœur comme eux. » Oh my god, mon coeur vient de manquer un autre tour! Je suis un peu ambivalente par rapport au  »Pledge ». La  »pas vraiment patriotique » maman québécoise que je suis à un peu de misère avec ce serment d’allégeance parce qu’il est imposé et c’est pour un pays qui n’est pas le mien, ni celui de mes zinfins. Mais en même temps, je trouve ça honorable d’avoir de la fierté pour son pays et je trouve que nous (Canadiens, Québécois) on en manque un peu de ces temps-ci… Watch out pour les prochains jeux olympiques d’hiver de février 2018, c’est clair que j’achète les mitaines Canada de la collection olympique de La Baie. Kin-toé !

 Bref, quand j’ai lu le texte du « Pledge » je me suis dit que je devrais en envoyer une copie à Trump, me semble qu’il serait dû pour se rafraîchir la mémoire un peu !

 

Les biscuits Oréo et les M&M. Soyons honnête là, combien de sorte de M&M ou de Oréo ça prend pour être heureux dans la vie ? Moi, je suis super traditionnelle et j’aime mes classiques. M&M au chocolat, aux peanuts ou au beurre de peanuts c’est parfait, à part ça, forget it ! Même chose pour les Oréos, les bons vieux Oréos au chocolat avec la crème a la vanille. J’ai pas du tout envie de manger des Oréos au butterscotch, à la menthe, aux cannes de bonbon, au gâteau de fête, etc, etc. Biscuit au chocolat avec de la crème vanille c’est tout. Pourquoi essayer de changer une recette gagnante 😉

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Le Kam. Déjà que je savais même pas que le Kam existait encore. Je me souviens d’avoir manger ça quelques fois dans mon jeune temps, genre en vacances à Wildwood ou en Floride, poêlé dans le beurre avec du Kraft Dinner. Tsé le genre de dîner de vacances-là. Mais ça doit bien faire 30 ans que je n’en ai pas mangé. Pis à l’épicerie ici je tombe sur toute ces sortes-là… vraiment décourageant !

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Tant qu’à continuer dans la bouffe… Campbell’s s’est vraiment lâché lousse dans les sortes de soupes en canne disponible ici. Quand je regarde ces cannes de soupe-là, je me sens comme Ross dans la série « Friends » qui ose pas goûter au lait maternel de son Ex et qu’il est complètement écœuré juste à l’idée d’en prendre une p’tite lichette !

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L’épicerie qui donne à manger aux enfants. Ici, à notre épicerie Fred Meyer, qui est en fait une espèce de méga épicerie combinée avec un Walmart, ils offrent des fruits aux enfants. Il y a un présentoir, avec de beaux fruits frais, spécialement offerts aux enfants qui font l’épicerie avec leurs parents. Aussi, la dame de la pâtisserie donne toujours un « cookie » frais fait aux enfants qui passent devant son comptoir. Non mais, on s’entend que ça ne coûte pas une fortune faire ça, mais ça rend les zinfins heureux et c’est tellement une bonne idée marketing. Les enfants veulent venir à l’épicerie pour avoir droit à leur collation et, qui dit enfants à l’épicerie, dit parents qui dépensent pour acheter des trucs que les enfants veulent et qu’ils n’auraient probablement pas achetés au final. Bon, je sais que c’est contre moi que ça joue, mais je trouve quand même que l’idée est superbe, que ça encourage les enfants à manger des fruits et que ça vaut le coup d’être soulignée.

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L’absence de chips au Ketchup. Dans un pays qui ne jure que part le Ketchup, c’est IN-COM-PRÉ-HEN-SI-BLE qu’il n’existe aucune chips au Ketchup digne des Lay’s au Ketchup. Je pense aller à Vancouver juste pour m’en acheter une caisse…  c’est comme si je suis en véritablement cure de désintoxe.

Drive-Thru. Ici, pratiquement tout peut se faire via un « Drive-Thru »  (service à l’auto). Les Starbuck’s le sont (ok on s’attendait vraiment pas au contraire!), mais les pharmacies et les banques ont aussi un service à l’auto ! Ouaips. Ça c’est bizarre selon moi !

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La côte de l’Oregon

Qui dit long week-end, dit road trip n’est ce pas ? C’est donc ce qu’on s’est dit pour la fin de semaine de la fête du travail. Pourquoi ne pas en profiter pour aller découvrir une nouvelle place, à plus d’une heure de la maison. On a longtemps analyser où l’on pourrait bien aller, mais on dirait qu’on avait une p’tite envie de bord de mer. C’est donc pourquoi on s’est enligné sur l’Oregon. Un 5h de route ça se fait bien en 3 jours. C’est assez loin pour avoir vraiment l’impression de partir en vacances, mais pas trop pour être obligé de passer plusieurs heures par jour dans l’auto. Donc, la destination sera l’Orégon ok, maintenant faut mettre les choses aux claires : on va a la mer, mais on ne se baigne pas c’est ben trop froid. Enfants avertis d’avance = pas de boudage rendu à destination. Il faut dire que le Pacifique est frette en maudit. Sur les côtes de Washington et de l’Oregon la température de l’eau tourne dans les 50F.  Il faut vraiment descendre au sud de la Californie pour avoir vraiment une eau assez chaude pour avoir du plaisir à se baigner. Le planning était de partir samedi matin très tôt, mais vendredi soir à la toute dernière minute on s’est dit qu’on pourrait partir tout de suite, faire un bon bout, coucher en route et arriver plus tôt à la mer samedi matin. Les zinfins étaient tellement énervés quand on leur a dit : « Ok go, faites vos valises, on part ce soir ! » Je pense que de leur dire qu’on partait pour Disney ne les aurait pas excités ben ben plus. En 45 minutes top chrono nos valises étaient faites, le stock de plage était rendu dans l’auto, les chats avaient eu leur montagne de nourriture pour passer à travers la fin de semaine et les zinfins avaient préparé leur trousse de survie pour l’auto. Vendredi soir 20h, on part. Le plan de match est de se rendre jusqu’à Vancouver, Washington (ben oui un autre ville qui s’appelle Vancouver) et de coucher-là. La ville de Vancouver est séparée de la ville de Portland en Oregon par la Columbia River, c’est cette rivière qui délimite les 2 états. Le samedi matin on traverse Portland et on prend la route 26 pour se rendre à Cannon Beach, une petite ville au nord de la côte. Ensuite, direction sud avec la 101 qui longe la côte du Pacifique jusqu’à Newport où l’on a réservé pour 2 nuits.

Notre route jusqu’à Vancouver s’est très bien fait, les autoroutes ici sont larges d’au moins 3 voies et même jusqu’à 5 voies par moment. C’est de l’autoroute donc rien de vraiment panoramique. On a passé par les villes de Tacoma, Olympia et ensuite on tombe dans une zone plus industrielle jusqu’à Vancouver. A la dernière minute je nous avais trouvé un p’tit hôtel de bord d’autoroute abordable et bien situé. La chambre est grande, il y a un déjeuner pour le lendemain et ça avait l’air bien propre. Mais il y avait un hic : l’insonorisation… Oh boboy ! Pouvez-vous ben me dire ce que tout le monde font à rentrer et sortir de leur chambre comme ça en plein milieu de la nuit ! Pour ajouter aux portes qui claquent, je pense que le gars à l’étage en haut de nous a dû faire les 4 coins de sa chambre toute la nuit. Tsé quand tu es là pour dormir genre 6h c’est tout, tu n’as pas envie de voir toutes les heures de la nuit passer. A 4am j’aurais pu tout « packter » mes affaires et partir, mais le chum a réussi à me calmer un peu 😉 Les zinfins eux, dorment à poings fermés comme à leur habitude, par chance, parce que des zinfins qui ont mal dormi ça devient marabout et ça tapent sur les nerfs des parents, surtout quand tu as une journée d’auto à faire. On veut TOUT le monde de bonne humeur ! Alors, 6h30 on se lève, on ramasse, on déjeuner et on part. On a environ 1h30 de route à faire pour se rendre à Cannon Beach.

Cannon Beach. Super petite ville de bord de mer très typique avec les maisons en bardeaux de cèdres. C’est vraiment une petite place, pour ceux qui veulent avoir la paix et ne pas être envahi par les touristes. L’endroit n’a pas beaucoup de choix d’hébergement et sur place nous avons vu seulement 1 café et une micro-brasserie / restaurant. La plage est longue et très large. Les highlights de cette plage ? Il y a de gros rochers un peu plus loin dans la mer. Ces rochers sont populaires puisque la plage a servi de lieu de tournage au film Les Goonies des années 80. Ensuite, petit arrêt au Pelican Brewing, la micro-brasserie du coin. La place a l’air super populaire pour dîner ou souper avec une belle terrasse extérieure, mais nous n’avons pas mangé à cet endroit parce que j’avais déjà un planning pour le dîner. A la boutique de la micro-brasserie on peut déguster plusieurs sortes de bières en fut. Le plus hot ? Tu peux te faire remplir des canettes de 32 oz des sortes de ton choix pour rapporter à la maison ou pour le 5@7 plus tard à l’hôtel 😉 On reprend la route, direction Tillamook.

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La plage de Cannon Beach

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Tillamook est une ville, une région, une forêt protégée par l’état…. mais c’est aussi une marque célèbre dans le Nord-ouest pour du fromage et crème glacée ! Tu parles d’un bon « timming » pour arrêter dîner toi ! La place est TRES populaire pour dîner et bien entendu le samedi de la fête du travail n’a pas fait exception. Ils ont un menu de plusieurs sortes de grilled cheese accompagné d’une bonne crème de tomates. Du comfort food américain à son meilleur ! Après un bon dîner, quoi de mieux que de finir avec une bonne crème glacée… Je ne vous mens pas, il doit bien y avoir plus d’une quarantaine de sortes différentes. Et devant autant d’abondance, fiston a choisi à la vanille !!! La vanille, écoute, tu peux avoir tout ce que tu peux imaginer qui se fait en crème glacée et tu choisis vanille, sérieux-la ? Ahhh mon fiston, on ne le changera pas 😉 On rembarque dans l’auto, direction Newport, en longeant la côte.

Newport. Environ 2h00 de route entre Tillamook et notre destination : Newport. La route 101 est une superbe route à faire, vraiment de toute beauté. Pratiquement toute la route longe la côte et la mer.  On est dans les montagnes et la route passe souvent dans des tunnels creusés sous les montagnes. Tout à coup, dans un virage on se retrouve sur une falaise en bordure de mer à des centaines de pieds de haut avec une vue superbe de toute la baie. Tout au long de la route il y a plusieurs endroits pour se stationner et prendre le temps de débarquer de l’auto et d’apprécier toute la beauté du paysage. Il faut vraiment prendre le temps, c’est tellement beau.

Une fois rendu à Newport on se rend à notre hôtel pour faire notre enregistrement. Après notre nuit assez moche à Vancouver, j’avais un peu peur de voir ce qui nous attendait à Newport. Mais wow, honnêtement pour le tarif que nous avons payé, on est agréablement surpris. La chambre est super bien, assez grande pour une famille et elle a un beau balcon face a la mer (qui est essentiel pour profiter à son maximum des merveilleux couchers de soleil du Pacifique). On a seulement une petite rue à traverser pour se rendre à la plage. Il y a une piscine intérieure (essentiel pour se baigner dans de l’eau chaude ET pour faire plaisir aux zinfins). Ils offrent les petits déjeuner continentaux le matin et thé, café et popcorn toute la journée. Vraiment super sur toute la ligne ! On a vraiment aimé la ville de Newport parce qu’il y a plusieurs bons restaurants et épiceries… et la plage est immense. On est loin de Punta Cana, cordés avec tout le monde autour de toi.

Dimanche matin, petite brume a l’horizon, le soleil n’est pas encore chaud-chaud, on décide d’aller visiter le phare de Newport. Mon p’tit coté « histoire » aime ben ça visiter des veilles affaires. L’endroit est à 10 minutes en auto de l’hôtel, parfait pour faire un tour avant le dîner. Malheureusement, on était pas bien « timé » pour les visites guidées, mais on a quand même réussi a avoir plein d’informations sur le lieu avec les panneaux. Comme les côtes du nord-ouest du Pacifique sont très escarpées, vers la fin des années 1800, le gouvernement a construit plusieurs phares dans l’état de Washington et de l’Oregon pour stimuler le commerce de la région. Avant ces phares, les marins voyageaient seulement pendant le jour pour éviter de s’échouer sur les rochers pendant les nuits trop noires. Ce qui semble-t’il a assez bien fonctionné et puisque plusieurs villes se sont développées suite à ça. Sur le même lieu que le phare, il y a la plage de  » Cobble Beach », une plage de galets noirs. Ces roches ont été formées avec de la lave il y a plusieurs millions d’années et avec le temps et l’érosion de la mer, elles sont devenues des galets. Avec la marée haute, au plus fort des vagues, l’eau fait une belle petite musique avec les galets. Aussi à cet endroit, il y a une dizaine de phoques qui nagent et jouent tout près du rivage. Nous avons même pu voir des baleines nager gracieusement tout près de nous. C’est vraiment impressionnant de voir ces animaux marins, dans leur environnement naturel et non pas dans des aquariums. Le tout pour un p’tit 7$ de frais d’entrée pour toute la famille !

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Cobble Beach avec la vue sur le Yaquina Head Lighthouse

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La vue du phare

Ensuite, direction la plage … Bien installés avec notre cargaison de trucs pour jouer dans le sable, un p’tit vin blanc de l’Oregon dans ma belle tasse thermos et une bière pour le chum, à tout simplement relaxer, profiter de la belle température en famille. C’est fou comme ces petits moments de plage sont tellement bénéfiques pour notre esprit. Fillette a trouvé la seule chose qui manquait : des Daiquiris ! Mais bon, il n’y a pas d’option tout-inclus à Newport.Le lundi avant de repartir nous sommes arrêtés dans une autre micro-brasserie pour luncher avant de reprendre la route. La Rogue Brewery, située dans le secteur de la baie de Newport avec sa marina et ses p’tites boutiques attrape-touristes. La place est super, bon choix de bière, petite dégustation en arrivant. Je ne suis pas très « type bière » dans la vie, alors je me suis tournée vers leur cidre, qui était vraiment très bon. C’est pas de la haute gastronomie, mais les portions sont très généreuses et les plats pour enfants sont servis dans un frisbee. Toujours gagnant avec les zinfins ! Alors, nous voila rendu sur le chemin du retour, très contents de nos p’tites vacances, qui ont permis de prendre un « break » du travail pour mon chum et une pause avant de commencer l’école pour les zinfins.

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La mer à Newport

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Le coucher de soleil vu de notre balcon à Newport

Olympia. Parce que mon chum me connait trop bien et que notre vie est constituée de changement de dernière minute, il m’a proposé de faire un arrêt à Olympia en route. Olympia c’est la capitale de l’état de Washington et j’avais entendu parlé que leur capitole est assez impressionnant. Comme mon chum connait mon penchant pour l’histoire, j’ai eu le droit à un petit détour pour me faire plaisir. Il faut dire que je n’ai pas visité beaucoup de capitoles américains encore, mais je le trouve franchement impressionnant avec sa grosse coupole. Bref, il faudra y retourner une autre fois pour la visite guidée, mais juste de pouvoir me promener sur le site et de voir l’ampleur des bâtiments, ça a fait ma journée. On a beau dire ce que l’on veut de la politique, et surtout de la politique américaine en ce moment, mais je ne peux qu’être impressionnée par leur façon dont ils ont fondé ce pays et comment ils ont mis les choses en place. Regardez bien sur les photos plus bas, le « State Capitol » c’est le « legislative building » ce qui veut dire l’endroit où siège le gouvernement et où sont votées les lois. Juste en face, c’est le « Temple of Justice » soit la Court suprême de l’état. Idéologiquement parlant, c’est fantastique… d’un coté on fait les lois et de l’autre on les applique ! Le tout a quelques pas l’un de l’autre. Bref, terminée ma p’tite leçon de politique, on retourne à la maison et pas d’autres arrêts de prévu… à moins que ce soit pour un Starbuck’s 😉

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Washington State Capitol

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A gauche le Capitole et à droite la Court suprême

Un petit « melting pot » de ce que je retiens de notre premier roadtrip :

1- Les américains voyagent avec leur chien partout, partout. A l’hôtel, il y avait même des biscuits pour chien ! A la plage, les chiens courent partout. Dans plusieurs resto, les terrasses extérieures sont pour les clients avec chien. C’est pas rare qu’on voit des bols d’eau sous les tables des terrasses et des crochets au mur pour les laisses. Mais savez-vous quoi ? Ils sont bien élevés leur chien, vraiment. Rarement on entend un chien japper, rarement on voit de la crottes par terre.

2- Le café du Mcdo est complètement dégeulasse. Même le café gratuit de l’hôtel est meilleur que celui qu’on a bu au Mcdo ! C’est clairement pas la même sorte qu’au Québec.

3- Les forfaits cellulaire ici sont complètement fou. Pour le même prix qu’au Québec on a la consommation internet illimité. Faque, enweille la musique en streaming dans l’auto pour écouter ce que tu as envie et non la radio tout le temps ! Au revoir les playlists. Je me souviens tellement du temps où l’on se faisait des CD de musique pour la route et pire encore… des CASSETTES !!! OMG ça trahi mon âge.

4- Je sais maintenant que Dieu va pardonner mes péchés, Dieu est bon, Dieu m’invite à aller le voir plus souvent, bref à voir tous les panneaux publicitaires de Dieu que j’ai vu en 5h de route, je sais que c’est vrai que Dieu est vraiment partout maintenant 😉

5- Quand tu décides de faire la route panoramique du Pacifique, très important de la faire du nord vers le sud. Comme ça, si tu veux arrêter sur un coup de tête, tu as toujours les arrêts panoramiques sur ta droite, c’est bien plus facile d’arrêter sans couper la circulation ! Voici 2 de nos arrêts « paysages » le long de la route 101.

6- Plusieurs endroits sur la côte de l’Oregon ont des grandes marées, ce qui crée des « Tide pools » librement traduit par moi-même en « piscine de marée ». On peut y voir plein de mollusques, étoiles de mer, petits poissons et autres bébittes marines non-identifiées parce que je n’ai pas de diplôme en biologie marine. Mais c’est tellement l’fun pour les zinfins.

 

Pour plus d’informations :

http://pelicanbrewing.com/

https://www.tillamook.com/

http://www.whalernewport.com/

http://www.rogue.com/

https://yaquinalights.org/

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Le retour à l’école

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Mercredi 6 septembre est la date officielle de la rentrée scolaire dans la région de Seattle. Comment je me sens en ce mercredi 6 septembre ? J’ai tout simplement l’impression d’avoir laissé mes zinfins dans une fosse aux lions. Ce n’est pas que les profs de mes zinfins n’ont pas l’air fantastiques au contraire, elles ont l’air vraiment super ! Ce n’est pas que l’école fait peur au contraire, l’école est tellement belle et invitante (et pratiquement neuve !!!). C’est juste que j’ai l’impression d’avoir ­ »garoché » mes zinfins dans un monde complètement nouveau, dans une langue qu’ils sont loin de maîtriser encore et avec que de l’inconnu autour d’eux. Je ne suis pas présente pour les aider et ça me fend le cœur de les laisser à eux-mêmes face à tout ce stress. Mais je sais, j’essaie de me raisonner,  c’est grâce à toute cette aventure que leur caractère va se forger et que ça fera d’eux des meilleures personnes et qu’ils vont apprendre l’anglais et devenir complètement bilingue en un claquement de doigts. Mais quand on est dans le cœur de la tempête, on a beau penser au soleil, on n’y croit plus qu’il existe. Présentement, mon fils se sent en plein milieu d’un ouragan et de le voir pleurer le matin en se levant parce qu’il a peur et ne veut pas aller à l’école c’est dur en maudit pour mon p’tit cœur de mère ! Alors on focus sur le positif, c’est à dire que l’école a l’air super cool ! Et on fixe des objectifs simples pour la journée : amuse-toi et essaie de faire de ton mieux pour comprendre. That’s it ! Je vous tiendrai au courant de notre adaptation dans le monde scolaire d’ici.

Pour les curieux, parce qu’on aime ça savoir comment ça fonctionne ailleurs, voici un petit résumé de notre nouveau système scolaire ici, dans le Issaquah School District.

1- L’horaire de classe est totalement différent ici. Lundi, mardi, jeudi et vendredi : de 9h00 à 15h25. Le mercredi : de 9h00 à 13h15. Période de dîner entre 11h50 et 12h30. Le dîner ce fait obligatoirement à l’école, pas le droit d’aller manger à la maison.

2- Le dîner. Les élèves peuvent apporter leur lunch ou prendre les services de la cafétéria qui offre des repas chaud pour un prix complètement ridicule. Les frais sont de 3.75$ / repas et ils ont droit à un des quatre choix de repas (dont 2 sont végétarien) + un verre de lait + un bar à salade. On a le menu d’avance pour tout le mois, donc les enfants peuvent choisir les journées qu’ils veulent manger à la cafétéria. Le plus fantastique dans tout ça ? Le paiement se fait en ligne, par carte de crédit directement dans le compte de l’enfant. L’enfant choisit son repas et fait son NIP pour déduire le montant de son compte et moi je reçois une notification quand le solde du compte passe en bas de 10$. C’est tu pas wonderful ça ? Pas des gestion de p’tit change, pas de Oh merde! J’ai perdu mon argent dans la cours d’école.

3- Les collations. Certaines classes mentionnent qu’ils sont des classes sans noix et/ou arachides, mais si c’est pas mentionné dans ta classe tu as le droit d’avoir une collation avec des noix ! Yeah, le gros bon sens toi, ENFIN !  Vive les barres granolas, les amandes et la liberté de choisir !

4- Les mémos, avis et communications aux parents. Tout est orienté vers la technologie pis on aime ça.  A l’inscription, je devais fournir mon email et numéro de cellulaire. L’école communique par email uniquement avec les parents et en cas de mauvaises conditions routières qui causeraient la fermeture de l’école, ben ils envoient un texto aux parents. ENFIN une commission scolaire ou plutôt un School District qui a réalisé qu’on est rendu en 2017 et que pour rejoindre TOUS les parents très tôt le matin un texto c’est l’idéal. Les professeurs ont même chacun leur page web avec les infos de la classe, des photos, etc.

5- Il y a un gros boom démographique dans la région de Seattle et juste à Issaquah, il y a eu 1500 nouveaux habitants depuis 2016. Ce qui fait en sorte que les écoles débordent littéralement. Dans l’état de Washington, il y a une règle qui oblige les écoles à recevoir tous les élèves de leur secteur. Pas question de transférer des élèves dans une autre école, d’une autre ville comme c’était le cas avec la Commission Scolaire de St-Hyacinthe où l’on habitait avant. L’école doit s’ajuster pour être en mesure d’avoir les ressources pour accueillir tous les élèves de leur territoire. Ce qui fait en sorte qu’à notre école, il y a pas moins de 8 classes portables sur un total de 32 classes de 1ere à 5e année. Ce sont des classes qui ont été construites et ajoutées directement dans la cour d’école. Quand l’école a été construite, il y a environ une dizaine d’année, il y avait assez de place pour les kindergarten (maternelle), ce qui n’est plus possible maintenant. Ils ont transféré tous les maternelles dans 2 autres écoles du secteur. Avec la rentrée scolaire, nous avons eu un mémo concernant la problématique de surpopulation des écoles et voici leur plan. Investissement de 533.3 M$ pour construire 2 elementary schools, 1 middle school et 1 high school dans notre secteur. Ouverture des nouvelles écoles prévue pour 2020, car ils sont en négociation avec la ville pour l’achat des terrains. On niaise pas avec le puck ici. Ça prend des écoles, ben go ! On en bâtit d’autre.

Voici nos classes portables à Grand Ridge Elementary

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  • Dans notre secteur les écoles sont divisées comme ceci : Kindergarten = maternelle 5 ans. Elementary school = 1ere a la 5e année. Middle School = 6, 7, 8e année. High School = 9e à 12e année

6- Ici, pas besoin de 3 paires de soulier pour aller à l’école. En autant que tu as une paire d’espadrille pour les journées d’éducation physique, le reste ils s’en balancent. Donc, pas besoin d’une paire d’intérieur, d’une paire d’extérieur et d’un espadrille.

7- Le Calendrier. La rentrée se fait le 6 septembre et ils terminent le 20 juin. Entre les deux, on a pratiquement pas de journées pédagogiques, soit un total de 7 dans toute l’année. Congé pour Thanksgiving (2 jours en novembre), congé pour Noel (du 21 décembre au 2 janvier),  congé pour le Memorial day (2 jours en mai). Par contre, 2 belles semaines de relâche complètes en février et avril. Ça sent le Mexique ici 😉

Pour le moment, je ne vois que du positif avec leur façon de fonctionner, mais seul le temps nous dira lequel des deux systèmes on préfère. Et vous, vous en pensez quoi ?

Voici quelques photos de l’entrée principale, d’une classe, des larges corridors, de la mezzanine et de la bibliothèque de notre école.

p.s. Avez-vous remarqué notre beau ciel de fumée sur les photos extérieures 😉

seattle skyline test

Il y a comme une odeur de brûlé !

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Nous sommes revenu de notre petit road trip en Oregon hier soir. Il a fait très chaud dans la région de Seattle en fin de semaine avec des températures avoisinant les 95F, un record pour le mois de septembre. Alors, on a profité de la fraîcheur de la nuit pour laisser les fenêtres ouvertes et faire changer l’air. Mais quand tu te réveilles à 4h00 AM avec une odeur de brûlé, disons que ça réveille bien mal. Inquiète je fais le tour de la maison à la recherche de qu’est ce qui pourrait bien se passer et si ce n’est pas ma maison qui est en train de brûler. Je me suis rendu compte que l’odeur venait de dehors, mais comme on était encore en pleine nuit, je ne voyais pas grand chose à l’extérieur. C’est quelques heures plus tard, quand le réveille-matin a sonné que j’ai un peu plus compris ce qui se passait. On est complètement envahi, submergé par la fumée. Ça donne vraiment une image de film d’apocalypse je trouve.

Il y a actuellement 35 feux de forêt en cours dans l’état de Washington. Le fait qu’on a eu une seule journée de pluie depuis la mi-juin combiné aux températures très chaudes de la fin de semaine n’ont qu’alimenter en puissance la plupart de ces feux et principalement les 7 feux actifs plus près de nous. C’est sans compter les feux dans les états voisins de l’Orégon, la Californie et le Montana. En conséquence, la qualité de l’air dans tout le Nord-Ouest des États-Unis est tellement affreuse, c’est tout simplement désagréable d’être dehors. Chez nous, toutes les fenêtres de la maison sont fermées pour ménager notre qualité d’air. C’est vraiment pas un temps à aller jouer dehors, malgré la chaleur de la journée. Je m’étais promis qu’on profiterait de notre dernière journée avant le retour à l’école au lac. C’est partie remise mettons ! Aussi, on a le droit à de la neige… oui oui… une neige de cendres comme le titrait les journaux de la région ce matin. Tout est recouvert d’une petite pellicule de cendre, vraiment pas la meilleure journée pour étendre le ligne dehors disons !

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Voici à gauche ma photo prise ce matin à 9h00 am, en sortant de la maison pour aller à l’école des zinfins. Figurez-vous que ce n’est pas des nuages que vous voyez, c’est juste de la fumée et que de la fumée, parce que techniquement aujourd’hui il n’y a aucun nuage dans le ciel selon la météo. On a droit a un soleil rouge/orangée de coucher de soleil… mais à 9h00 am !

J’avais comme une idée de déjà vu en regardant le ciel et j’ai finalement compris. On se croirait à Tatooine, une des planète de Star Wars (photo de droite)… avouez que c’est ressemblant !

Selon les prédictions météo, à partir de jeudi il devrait faire plus frais et ce sera accompagné par la pluie. J’ai jamais eu aussi hâte qu’il pleuve de toute ma vie… et je sais que je vais regretter cette phrase plus tard cet hiver mais bon, un jour à la fois 😉

Pour voir une photo satellite de l’ampleur des feux et de la fumée, utililsez le lien suivant. A noter, que la fumée semble voyager vers l’Est avec le Jet-stream : alors la cote Est aura peut-etre des répercussions dans les prochains jours.

http://wildfiretoday.com/2017/09/04/satellite-photo-wildfires-and-smoke-september-4-2017/

 

Pour plus d’informations :

https://gacc.nifc.gov/nwcc/information/firemap.aspx

http://www.seattletimes.com/seattle-news/ash-falls-like-snow-in-seattle-as-wildfires-rage/