L’été c’est fait pour jouer… et pour voyager !

Le mois de juillet est déjà bien installé et pourtant j’ai l’impression que ce n’est que les premiers jours de nos vacances d’été qui commencent. Tsé, les matins à ne rien faire, à rester en pyjama avec un café confortablement installée sur ma terrasse. Les enfants qui sont calmes et jouent tranquillement chacun de leur bord, j’adore ça ! C’est cette semaine, la première semaine où j’en profite réellement. J’ai toujours trouvé que le mois de juin était un mois particulièrement intense et juin 2018 n’a pas fait exception aux autres juins des années passées. Premièrement, il faut savoir que mes 2 charmants zinfins sont nés en juin, ce qui fait en sorte qu’il faut organiser des partys de fêtes à c’est p’tits-là. Qui dit party de fête, dit faire des gâteaux, préparer des jeux, inviter des amis, organiser des décos… bref party de fête x 2. Puis juin c’est la fin d’année scolaire. Sorties de fin d’année, lunchs spéciaux, journée pyjama, journée lecture avec comme thème apporte ta flashlight et ton sleeping bag, cadeaux de professeurs, concerts et j’en passe ! C’est pas mêlant, la dernière semaine d’école je suis retournée au moins 4 fois sur 5 pour aller reporter des choses à fiston qu’on avait oublié. Parce que c’est sur que c’est une fois rendu dans la cours d’école, à voir ses amis de classe en pyjama que fiston se « souvient » soudainement que c’était LA journée pyjama !

Il y a quelques semaines, à la mi-juin, nous avons profité de la présence de mon neveu parmi nous pour aller faire un tour au Mount Rainier. C’est de toute beauté, vraiment un stop essentiel à faire pour tout voyage dans l’état de Washington. Les paysages sont spectaculaires. Mount Rainier est la plus haute montagne de la chaîne des Cascades, une chaîne de montagnes du « Pacific Northwest ». C’est en fait un volcan, qui est toujours actif et qui a une élévation de 14,411 ft (4,392 m). C’est aussi l’image sur nos plaques d’auto, mais ça c’est un autre sujet 😉 Mount Rainier est un National Park des États-Unis et c’est vraiment adapté à tous les niveaux de visiteurs. Des supers alpinistes habitués au trekking, aux touristes asiatique en gougoune en passant par nous, qui apprend à devenir de plus en plus actifs en nature. Les Nationals Parks ont un programme qui s’appelle les Juniors Rangers, c’est vraiment super pour intéresser la plupart des enfants. (sauf fiston… il faudrait que Fortnite fasse un Junior Ranger program, là il embarquerait peut-être !!)  Ils reçoivent un livret d’activité à remplir selon leur âge, doivent remplir certaines sections avec les infos des trails ou activités qu’ils ont fait et le faire signer par un ranger. Ensuite, ils reçoivent un badge du parc et il y a un badge différent pour chaque National Park à collectionner. Mes zinfins ont donc fait leur cahier d’activité et prêté serment (on est aux USA quand même !) de protéger la nature et de respecter l’environnement. La ranger a même essayé de leur faire prêter serment de ranger leur chambre. Ça a presque fonctionné 😉

Pour en revenir à Mount Rainier, on peut se rendre en voiture jusqu’au Visitor Center situé à Paradise, à environ 5400 pieds d’altitude. A partir de là, il y a plusieurs trails pour aller faire du hiking. Les plus expérimentés peuvent aller jusqu’au sommet, mais ça nécessite de l’équipement et des certifications d’alpiniste, ce que nous ne sommes pas ! Nous y étions à la mi-juin et malgré le fait qu’on savait qu’il y a des neiges éternelles à Mount Rainier, on était loin de se douter qu’on aurait les deux pieds dans la neige juste après le stationnement. Alors, c’est équipé de nos supers running shoes que nous sommes partis les 2 pieds dans la neige pour essayer de monter le plus haut possible. La température était belle et assez chaude. Fillette, qui a toujours chaud a fini en camisole, comme d’habitude ! On a quand même réussi à se rendre un peu plus haut et la vue était vraiment à couper le souffle. Un ranger est venu nous voir pour nous avertir qu’on devait être prudent, ils prévoyaient un orage dans les heures à venir. Le climat change très rapidement à cette altitude. C’est définitivement sur notre liste d’y retourner, mais probablement plus tard dans l’été ou au début de septembre, question de voir un autre paysage avec  moins de neige.

 

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Passons d’un parc national à un autre…

1er juillet, mon chum m’avise qu’il pourrait prendre des journées de congé pour faire un long week-end pour le 4th of July. Good, on a 5 jours de congé devant nous… mais où est-ce qu’on pourrait bien aller ? On jase, on regarde des cartes,  mais on n’arrive pas à se brancher. 3 juillet à 19h30 on est encore en train de se demander où est-ce qu’on pourrait bien aller. On a sur la carte 4 options intéressantes: Redwood Forest en Californie, Crater Lake en Oregon, Glacier National Park au Montana et Yellowstone au coin du Montana et du Wyoming. J’adore les roadtrips et je suis pas mal toujours partante. Le chum a vraiment envie d’aller à Yellowstone, mais batard que je trouve ça loin. 12h de route y aller, 12h revenir pis on a juste 5 jours en tout. On finit par se brancher et on opte pour Glacier National Park dans le Montana. On trouve un hôtel avec un parc aquatique intérieur au 2/3 de la route, en Idaho. Arrêt parfait pour faire plaisir aux zinfins et faire oublier un peu la durée du trajet. Nous sommes donc dans cette station touristique, au coeur des montagnes pour le 4th of July, jour de l’indépendance américaine. Hey boboy !!! J’ai jamais vu autant de costumes de bain avec le drapeau des USA au même endroit. Ça fesse, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais super endroit, les zinfins ont adoré et on a même eu droit à des feux d’artifices. On ne pouvait pas être mieux tombé pour fêter le 4 juillet. Le lendemain matin, je me lève la première et apprécie ma tranquillité en me disant juste un p’tit 3h de route et on va voir de super paysages de montagne. Glacier National Park est en fait la version USA de nos Rocheuses, juste au sud de Calgary. C’est alors que mon chum m’a regardé en me disant : « Tsé, Yellowstone c’est juste à 6h00 d’ici. Quand on y pense c’est pas si pire que ça. » À cet instant précis, je savais très bien qu’avec cette p’tite phrase-là que tout notre plan venait de virer de bord. Oublie ça ma belle… tu vas passer une autre journée dans l’auto à faire de la route pour te rendre à Yellowstone. Les étoiles étaient enlignées pour qu’on se rendre ça à l’air, parce qu’en moins de 15 minutes on avait réussi à annuler notre réservation dans le nord du Montana (sans frais, yeah baby!!)  et en faire une nouvelle pour la ville de far-west de Gardiner, à 5 minutes de l’entrée nord de Yellowstone. Faque let’s go mommy, on « pack » les p’tits pis on part ! On a traversé la moitié du Montana pour se rendre au sud complètement avec la frontière du Wyoming et Idaho, le parc est situé à cheval sur ces 3 états. Les paysages du Montana sont vraiment surprenants. C’est un étrange mélange de plaines à perte de vue et de montagnes. Parfois avec une végétation un peu désertique, parfois des montagnes avec de la neige au sommet. Il y a d’immenses vallons, qui sont surplombés par des collines assez hautes et aux sommets plats. On pouvait très bien se croire dans un film western avec les « indiens » au sommet  avec leurs chevaux qui surveillent leur territoire. Nous sommes arrivés le 5 au soir à Gardiner. Nous avons déposé nos choses à l’hôtel et tout de suite parti explorer Yellowstone. Idéalement, nous aurions choisi un emplacement plus central pour visiter le parc, mais disons qu’à la dernière minute comme on était, on ne pouvait pas demander mieux. C’est impossible à décrire l’ampleur de ce parc national. Honnêtement, c’est tout simplement majestueux. Tout d’abord, il faut savoir que c’est le plus ancien des parcs nationaux américains. Il a été fondé en 1872 et c’est l’un des plus vaste aussi avec 8983 km2. On y a passé une journée complète et l’équivalent d’une demi-journée et bien qu’on ait vu beaucoup de choses, on est loin d’avoir tout vu et tout fait. Les paysages sont tout simplement incroyables. On passe de vallées verdoyantes à des montagnes, de canyons à des chutes en passant par des bassins de sources géo-thermales et des geysers. À travers tous ces beaux paysages, il y a la faune à observer aussi. Nous avons croisé le passage d’une maman ours et de ses 3 petits. C’était vraiment un moment magique de les voir aller à seulement quelques mètres de nous. Ensuite, nous avons croisé des bisons. Des centaines de centaines de bisons. Tous installés dans le fond de la vallée de Lamar, à tranquillement relaxer. On a eu la chance de voir des bébés faucons en train d’attendre le retour de leur maman, sur le bord de leur falaise. Fiston s’est vraiment trouvé une passion pour tout regarder avec des jumelles, un vrai explorateur ! Les geysers et les sources thermales sont tellement impressionnants à voir. L’odeur de soufre et fillette qui dit: « Maman, ça sent les oeufs à la coque! ». Leur couleur, la clarté de l’eau dans certaines sources et la chaleur incroyable qui s’en dégagent quand on marche tout près. Un des rangers nous a bien fait rire en expliquant qu’ils essayaient d’évaluer la profondeur des différentes sources. Ils ont essayé de mesurer la profondeur d’Old Faithful (le fameux geyser de Yellowstone) avec une caméra high-tech, mais elle a complètement fondue pendant l’expérience. Alors ils se sont repris avec une technique encore plus avancée, soit celle de mettre un poids suspendu au bout d’un bâton et de mesurer le tout par la suite (haha!). Comme quoi les bonnes vieilles méthodes marchent toujours aussi bien, même dans le monde des parks rangers 😉 Il nous a aussi dit qu’ils avaient appris que plusieurs des sources thermales sont reliées d’une façon ou d’une autre sous la terre, parce que dans les années 1950 (si ma mémoire est bonne) il y a eu un gros tremblement de terre et presque toutes les sources thermales ont « explosées » en même temps. Ça devait être complètement fou à voir aller ! Bref, même si le parc existe depuis 1872, ils continuent toujours d’apprendre et de faire des recherches sur les sources thermales de Yellowstone.

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Les sources géothermiques de Yellowstone dont le fameux geyser Old Faithful.

 

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Les fameux bisons. Moi qui avait peur de ne pas en voir. La photo de la plaine avec les petits points bruns… Chaque point brun est un bison 😉

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Les merveilleux paysages de Yellowstone

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La route entre Seattle et le Montana

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Le 7 au matin, on reprenait la route vers la maison, avec quelques 12h à faire pour revenir dans notre Pacific Northwest. Ceux et celles qui me connaissent savent très bien que j’aime collectionner les tasses de Starbuck’s de la collection « You are here ». Chaque tasse représente soit une ville ou un état et ne peut être achetée que sur place directement. J’ai déjà une bonne tablette bien remplie, mais c’est plus fort que moi, je les veux toutes ! Ben figurez-vous que nous avons fait plus de 2500 km pendant notre road trip, traversé 3 états et arrêté dans TOUS les Starbuck’s en route. Aucun avait en stock LA tasse. AUCUN… tsé c’est pas à tous les jours que tu décides de faire 2500km. C’est pas à tous les jours que tu vas en Idaho et au Montana. Les tasses sont « back order » qu’on me dit chez Starbuck’s parce qu’ils changent la collection pour un autre design. C’est la déception de mon voyage… moi qui comptait ajouter 2 nouvelles tasses d’un seul coup. Mais je tiens quand même à souligner publiquement la patience de mon chum, qui m’a supporté dans cette rude épreuve et qui m’a laissé faire jusqu’à 4 Starbuck’s dans la même ville juste au cas qu’il en resterait une de caché. Le tout sans passer de commentaires désobligeants, sans utiliser le sarcasme, ni même chialer. Merci -xxx-

Donc après Mount Rainier National Park et Yellowstone National Park, on se prépare pour aller en direction de Hawaii Volcanoes National Park… Oh que oui ! Notre prochaine destination dans quelques semaines sera Hawaii. Un rêve qui devient réalité. J’ai bien hâte de vous raconter ça… si l’île n’explose pas d’ici là !

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On joue les touristes

Quoi de plus l’fun que de jouer les touristes, même si c’est dans sa propre ville. Le 24 juin ça fera officiellement un an que nous sommes résidents des États-Unis. Les derniers 12 mois ont défilé à la vitesse de l’éclair, vraiment ! Et même si ça fait presqu’un an que nous sommes ici, je continue de m’émerveiller à chaque fois que je vois les montagnes enneigées à l’horizon ou la ville de Seattle dans le coucher de soleil. Tout le paysage qui nous entoure est d’une beauté incroyable. L’ouest, vraiment, est rempli de charme, de nature, d’air pur et ça fait tellement du bien. D’être entouré de la nature ça rend plus zen je trouve, mais aussi plus reconnaissant et conscient de ce qui nous entoure. Plus conscient qu’il faut faire attention à notre mode de vie et prendre plus le temps de prendre le temps. Seattle est tellement une belle ville pour marcher et explorer les quartiers, tranquillement avec un bon café à la main 😉 Alors cette semaine j’en ai profité pour faire la touriste, encore, dans ma ville. J’ai vécu ma toute première expérience au Amazon Go Store. Longtemps réservé aux employés d’Amazon uniquement, le temps que le système soit parfaitement parfait, il est maintenant ouvert au public. Qu’est ce que le Amazon Go store ? Un magasin sans caissier, Ha-ha, aussi simple que ça. Étape 1- tu télécharges l’application Amazon Go sur ton cellulaire et tu te crées un profil relié à une carte de crédit 2- Tu entres dans le magasin en scannant le code unique de ton application Amazon Go. 3- Tu prends ce que tu veux et tu ressors sans ‘’passer à la caisse’’ 4- Quelques minutes plus tard (voir environ 30-45 minutes) tu reçois une notification mentionnant le temps de ta visite et le montant de la facture qui a été chargé sur ta carte de crédit. Pas de file d’attente, pas de bordel. You grab and go, that’s it! Qu’est-ce qu’ils vendent dans ce magasin ? Principalement des sandwichs, wraps, salades, petits desserts, collations, trucs à boire et quelques boites de repas tout préparé d’avance. Le système est vraiment à point et ça fonctionne très bien. Tu peux prendre des trucs sur les tablettes, les regarder et les remettre en place et tu ne seras facturés que pour ce que tu pars avec. Plusieurs ont vraiment testé le système, incluant mon chum (surprise!) et il semble y avoir très peu d’erreurs. Il doit y avoir des centaines de caméras au plafond pour analyser qui prend quoi, c’est réellement impressionnant.

Ensuite, nous sommes allés visiter les ‘’Sphères’’. Endroit complètement fou, sorti tout droit de l’imagination de Jeff Bezos, le PDG et fondateur d’Amazon. Mais qu’est-ce que les Sphères ? C’est une immense serre en plein centre-ville de Seattle qui est maintenant la maison de plus de 40 000 plantes provenant de plus de 30 pays. Sous la forme de 3 sphères regroupées ensemble, haut de 4 étages, le principe est simple : il s’agit d’un endroit où les employés d’Amazon peuvent aller travailler, luncher, se réunir ou faire des meetings dans un contexte de nature complètement entourés de plantes plutôt que dans une salle de meeting morne entre 4 murs de béton. Comment on fait pour visiter les sphères ? Il faut absolument un ‘’Amazonian’’ avec nous, car l’accès n’est pas public. Donc, si jamais vous venez à Seattle, je peux vous ‘’prêter’’ mon chum le temps d’une visite 😉

L’idée de construire les Sphères a débutée en février 2013, mais la construction réelle n’a débutée qu’en juin 2015. En mai 2017 les premières plantes ont fait leurs arrivées dans les Sphères et en juin est arrivé le plus gros arbre. Rubi (c’est le surnom qu’ils ont donné à l’arbre) est un Ficus rubiginosa qui provient de la Californie. Il mesure 49 pied de haut, 22 pieds de large et pèse 36 000 livres. Lors de son arrivée à Seattle après son périple vers le nord, ils ont dû ouvrir le toit de la sphère principale et transporter Rubi avec une grue jusqu’à l’intérieur des Sphères. Tout a été complété dans les mois qui ont suivi pour l’ouverture officielle qui a eu lieue en janvier 2018.

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C’est vraiment un feeling intéressant et contrastant tout à la fois d’être dans une oasis de verdure et d’humidité en plein cœur du trafic et du tourbillon du centre-ville. Croyez-moi, si je travaillais pour Amazon, je serais tout le temps-là, sur ma p’tite table, tranquillement assise avec mon café. C’est tellement une ambiance de travail relaxante et détendue. Sans compter qu’il fait chaud, on se croirait vraiment ailleurs !

Finalement, nous sommes arrêtés à l’observatoire de la Columbia Tower, la plus haute tour de Seattle. La vue à 360 degré est tout simplement incroyable. Ok, encore une fois, le soleil n’était pas de la partie… mais, MAIS, les nuages étaient assez haut pour qu’on ait une vue IN-CRO-YA-BLE sur le majestueux Mount Rainier, l’emblème de l’état de Washington. Cette montagne, est un volcan supposément toujours actif et c’est la plus haute montagne de la chaîne des Cascades dans le Pacifique Nord-Ouest. Il est tout de même situé à 95 km de Seattle, mais quand le ciel est complètement dégagé, on peut voir Mount Rainier à l’horizon et croyez-moi, on ne s’en tanne jamais!

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Je vous partage mes meilleures photos, question de vous donner le goût de venir visiter Seattle un jour, je m’en viens pas mal  bonne comme guide touristique 😉

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Le financement !

« This morning I just had Pilates and right after I went at a fundraising lunch for the Issaquah School Foundation. Who the hell i’m becoming, who am I ? »  Voici les mots exacts de ma nouvelle amie Tiffany pendant notre p’tite jasette en attendant que les enfants sortent de l’école. Parce que bien oui, des mamans, ça trouvent toujours le temps de se piquer une p’tite jasette dans le chaos de la fin des classes, pendant qu’une centaine d’enfants courent dans tous les sens et ce, en profitant de quelques rayons de soleil. Bref, pour en revenir à mon amie Tiffany, tranquillement pas vite, tout comme elle, je me glisse dans les différentes organisations qui ont un lien avec l’école des zinfins et je suis de plus en plus active dans les méthodes de financement. Parce que semble t’il que le financement, c’est la clef 😉

Le système scolaire c’est comme le système de santé, je commence à peine à comprendre toutes les subtilités… Mais voici en gros ce que j’ai compris. Aux États-unis comme au Canada, l’éducation relève de l’état (à lire ici province) et non du fédéral (l’ensemble du pays). L’état finance le minimum du budget pour que l’école fonctionne et le reste du budget d’opération provient de 3 ressources :

1-Le PTSA (qui est une organisation tiré de l’acronyme Parent, Teacher and Student Association). Qui en fait est une organisation de parents bénévoles qui ont des enfants qui fréquentent l’école. Chaque école à son PTSA. Et le PTSA est responsable des activités parascolaires comme la journée d’accueil du début d’année, le party Halloween, la « science fair », la « cultural fair », le spectacle de talents de l’école et la fête de fin d’année. Ils organisent aussi la semaine d’appréciation des enseignants. Ahh et j’oubliais, le film du mercredi après-midi et le fameux vendredi pop-corn à tous les 1er vendredi du mois. Mise à part les activités, ils fournissent aussi des livres à la bibliothèque de l’école et le plus important: le programme d’art de l’école. Parce que les classes d’art, ne font pas partis du budget initial de l’école. Donc, tout le matériel nécessaire pour faire des p’tits hiboux en argile, un dessin de fusain ou encore une sculpture en papier mâché bien ça vient du budget du PTSA.

2- Issaquah School Foundation. Le nom le dit c’est une fondation. Ils aident les écoles du districts sur différents extras comme la musique, des classes de robotique et les frais de différents spécialistes.

3- Bonds and Levies. Le school district utilise des « bonds » ou « obligations » pour récolter de l’argent. Cet argent ne doit être utilisé que pour du capital, donc construction, rénovation des bâtiments, achat de véhicule ou d’équipement. Le district vend des obligations aux investisseurs, utilise cet argent, puis le reverse aux investisseurs sur une période donnée, qui est généralement de 20-30 ans.

Les « Levies » (désolée, j’ai aucune idée du nom en français) sont une somme d’argent que le district utilise pour des motifs d’apprentissage, exemple : les salaires des enseignants, les programmes enrichis, de l’équipement adapté, etc. Les « Levies » sont attribués sur une plus courte période , soit 2 ans question de suivre l’inflation. La grosse différence ici, c’est que les « Levies » sont soumis au vote. Le school district soumet ses « Levies » à tous les 2 ans aux électeurs qui résident sur leur territoire. Donc, le school district risque à chaque élection de ne pas obtenir le montant d’argent souhaité, ce qui signifie des pertes potentielles de revenus pour les écoles si les électeurs refusent. Semble t’il qu’à la dernière élection en février 2018, les « Levies » ont passé à tout juste 51%.

Samedi dernier c’était la soirée de vente aux enchères pour le PTSA de l’école. C’était toute une expérience de financement à l’américaine. Soirée chic à l’hotel Hyatt de Bellevue et contre toute attente, le monde était vraiment chic ! Pis ça c’est rare en maudit ici. Dans le Pacific Northwest, le monde est habillé en sport 364 jours par année genre. Les mamans sont en leggings/ sneakers/ coton ouaté ou en « Lululemon » presque tout le temps ! Faque de voir les mêmes mamans en robe de soirée et des talons aiguilles de 4 pouces de haut, ça surprend. Je reviens à mes moutons : soirée aux enchères. La première partie des enchères était une enchère silencieuse sur différents trucs que le PTSA avait reçu en commandite des magasins, boutiques et restos du coin. On pouvait enchérir sur 1 an de crème glacée Ben & Jerry’s, des certificats cadeaux de restaurants et même une visite « behind the scene » du Starbuck’s. Malade, c’est une de mes amies qui l’a gagné en plus ! Ensuite, tout le monde passe à table et c’est là que le bordel commence (ou le fun, ça dépend de qui regarde!). À notre arrivée à la soirée, on pouvait donner 25$ pour jouer à pile ou face (head or tail en anglais). Toutes les personnes qui ont payé le 25$ se lèvent et l’animateur/ encanteur de la soirée donne ses commandes. Tu choisis  »tête » tu mets tes mains sur ta tête ou face (tail) tu mets tes mains sur tes fesses. Il flip le 25 cents et ceux qui gagnent restent debout, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une seule personne qui gagne un crédit de 500$ pour les « vraies enchères » de la soirée. Ensuite, quoi de mieux que de miser sur une tournée de margaritas ! Ben oui toi, l’animateur part les enchères et hop, en moins de 2 minutes il y a une table qui est prête à 400$ pour une tournée de 10 margaritas ! Ça fait cher en maudit du verre ça, la tequila qu’ils mettent dedans à besoin d’être  »su’a coche  ». Pis là, les choses sérieuses partent. Les vraies de vraies enchères. Tous les prix qui sont mis en enchère pendant cette portion de la soirée sont uniquement des items qui ont été donné par des parents de l’école : 1 semaine de condo à Los Cabos au Mexique, 1 semaine de condo à Cancun, 5 nuits de condo au Lac Chelan (destination vacance populaire à quelques heures de Seattle), une loge pour une game des Mariners (l’équipe de baseball majeur de Seattle), un casque des Seahawks signé par Russell Wilson, le quart-arrière des Seahawks, une soirée culinaire- dégustation mexicaine à domicile pour 15 personnes, bref, absolument rien qui est dans mon budget et surtout raison de visa oblige, c’est vraiment pas le temps de payer pour une semaine au Mexique dans notre situation. Les enchères marchent vraiment bien, ça monte dans les quelques milles dollars à chaque fois ! Pendant ce temps, à notre table, on regarde tout ça aller comme si on était sur une autre planète. En fait, c’était un peu le cas parce que sur sept personnes, seulement une était une  »vraie américaine ». On était sans contredit la table la plus internationale de la soirée : Canada, Australie, 2 x Pays-Bas, Angleterre et Turquie. On était les Nations Unies comme on s’amusait à dire 😉 Bref, les Nations Unies ce soir-là étaient pas mal  »sur le cul » de voir les États-Unis garrocher de l’argent à grand coup de 400$ pour des margaritas et 2000$ pour une soirée mexicaine à la maison.

Voici un bref video qui a été présenté lors de la soirée par le PTSA. Si ça vous tente de voir, un tout petit peu, notre merveilleuse école et sa super directrice, Mrs Otley. D’ailleurs, notre super directrice Mrs. Otley est vraiment tout un phénomène. Elle est vraiment dans une ligue à part. Elle est présente, impliquée et elle prend vraiment soin des enfants. Elle prend le temps de faire la lecture aux enfants dans leur classe une fois par mois. Elle organise des  »Coffee with Christy » à tous les mois afin de discuter avec les parents de n’importe quelle question ou interrogation qu’ils peuvent avoir, le tout dans un cadre moins formel que son bureau. Elle assiste à des réunions de parents avec nous. Elle organise les Great Kids à tous les mercredis et elle va dîner avec les enfants qui ont été sélectionnés Great Kids dans une salle juste pour eux. Mes enfants l’adorent, tous les enfants l’adorent ainsi que le personnel et les parents (et beaucoup de papas !). Elle est facile d’approche, sympathique et très ouverte d’esprit. À l’encan samedi soir, ils ont eu la  bonne idée d’ajouter un super prix : une journée où ton enfant deviendra l’assistant-directeur avec Mrs. Otley. Le prix a tellement été populaire, qu’elle a décidé d’offrir la chance à un 2e enfant et le tout s’est vendu pour 1900$ chaque enfant ! Tsé, faut que tu l’aimes en maudit ta directrice pour donner 1900$ à l’école pour que ton enfant passe une journée avec elle ! Mais comme Tiffany disait, dans le fond, c’est pour le bien de l’école (et de nos enfants), faque why not peanut 😉

 

Voici quelques liens supplémentaires si jamais le cœur vous en dit d’aller en découvrir plus sur nos organismes qui financent les écoles ici .

Issaquah School Foundation : http://isfdn.org/

Grand Ridge PTSA : http://grandridgeptsa.org/Home

 

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HOA

Les fameuses HOA de leur vrai nom ­« Home Owner Association » est un principe que je ne connaissais pas vraiment avant de déménager ici. Je sais que condo = association de propriétaire, mais le principe m’était assez inconnu au sens large comme il existe ici. Remarquez que c’est surement pas pareil d’une place à l’autre aux États-Unis, mais voici comment ça fonctionne dans notre coin du Pacific Northwest.

Les villes ici sont souvent divisées en plus petits secteurs, soit c’est un nom du genre : Discovery Heights ou Westridge pour désigner le développement immobilier. Soit c’est en fonction d’un point caractéristique comme pour nous : Magnolia Park, parce que les maisons sont construites autour d’un parc bordé de magnolias 😉 Habituellement, chaque secteur a une HOA qui les dirige, mais nous on a la Queen des HOA. Je dirais que facilement la moitié de la ville, soit tout le secteur en haut de la montagne (Highlands) on est tous sous la même HOA. Pis c’est les plus intenses que je connaisse !!!

Tiré de leur site internet, on peut lire qu’il s’agit d’un organisme communautaire à but non lucratif. Et leur mission serait de  »maintenir la valeur de la propriété et une bonne qualité de vie pour la communauté résidentielle, qui comprend des règles et restrictions, des revues architecturales et l’entretien des espaces communs tels que les parcs et les paysages de rue. » Du coté maintenir la valeur de la propriété, ils font une maudite bonne job. * sarcasme ici * Y’a presque pas de maison en bas de 800 000$ et à ce prix-là c’est un townhouse que tu as. De plus, il y a une moyenne d’augmentation de la valeur des maisons d’au moins 200 000$ depuis les 2 dernières années !!!! Je peux vous dire aussi que du coté entretien des espaces communs ils sont forts en tah ! À toutes les semaines, « rain or shine » ils coupent le gazon dans tous les parcs de la ville, pis y’en a vraiment beaucoup des parcs. Juste pour donner une idée, en moins de 1.5 km entre la maison et l’école, il y a 3 parcs + 1 parc a chien + un grand espace vert avec piste cyclable. A toutes les semaines, ils passent le souffleur sur la bordure d’arbres entre le trottoir et la rue pour ramasser les feuilles mortes, les pétales de fleur tombées des arbres ou les retailles de gazon fraîchement coupées. À toutes les semaines quelqu’un vide les poubelles de crotte de chien qu’on retrouve à environ tous les 50 pieds sur les trottoirs et autour des parcs. Il y a quelques semaines, je suis tombée sur l’approbation de leur budget pour 2018-2019 dans le journal local. Je l’avoue, je n’ai jamais été super impliquée au niveau municipal au Québec, mais disons que j’ai bien failli m’étouffer avec mon café quand j’ai passé en revue leurs revenus et dépenses. En bref, notre HOA bénéficie d’un revenu de près de 3 000 000 $ de la part des propriétaires des « Highlands ». Et ce montant-là, c’est pas une taxe municipale … c’est un frais fixe de 75$ / mois à payer en surplus de la taxe municipale par tous les propriétaires. C’est vraiment une ville DANS une ville.  Voici la liste des dépenses les plus importantes.

  • 378 000$ pour le paysagement. Tsé quand je dis que c’est beau… Ouaip, c’est beau !

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  • 45 000$ en ramassage de crottes de chien. Heille ça fait cher en maudit du « poop » ça mon ami !

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  • 44 000$ pour engager les chèvres qui viennent brouter l’herbe haute des terrains trop accidentés pendant l’été.

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  • 144 000$ pour l’irrigation…. parce que ces belles plantes-la, faut qu’elles soient arrosées quand c’est trop sec l’été!

Je pourrais continuer longtemps encore comme ça, mais je vais être trop découragée !

L’envers de la médaille d’avoir un super beau quartier hyper  »clean », parce que bien sur qu’il y a un envers de la médaille. Pour que tout le monde marche « drette » ça prend quelqu’un pour surveiller, quelqu’un pour empêcher les gens d’enfreindre la loi. Si vous croyez que les villes vous surveillent au Québec, ben dites-vous que vous avez rien vu. Les gens qui travaillent pour le HOA se promènent en auto, arpentent les rues à la recherche de la moindre infraction. Ils sont zéro gênés, ils prennent des photos pis ils voient TOUT !

  • Tu as mis tes poubelles la veille au chemin, ou tu tardes à les ramasser après la collecte. Busted !
  • Tu n’as pas mis tes poubelles dans le garage, hors de la vue de tes voisins ou des pattes d’un ours. Busted !
  • Tu as laissé tes lumières de Noël ou toutes décorations reliées à Noël après le 15 janvier. Busted !
  • Tu as des patches de gazon mort sur ton terrain. Busted !
  • Ton gazon est trop long. Busted !
  • Tu n’as pas au moins 1 pouce de paillis dans ta plate bande. Busted !
  • Tu as laissé traîné les jouets de tes enfants, des articles de sport ou autre chose qui n’est pas une déco sur ton porche à la vue des passants. Busted !
  • Tu as laissé un arbre/arbuste mourir à plus de 50%. Busted ! (p.s. ils prennent vraiment la peine de décrire que l’arbre doit être mort à plus de 50%, soit plus de la moitié de l’arbre qui n’a plus de feuilles!!)
  • Tu as osé mettre une infâme air climatisée dans une fenêtre.  Busted !
  • Tu veux peinturer ta maison en dehors d’une des 8 couleurs autorisées. Oublie ça drette-la ou change de ville 😉
  • Tu as trop de  »mousse » sur ton toit. Busted ! (p.s. oui, avec toute la pluie, il y a beaucoup de mousse ici, donc les pentes de toit surtout du coté nord on souvent de la mousse. Et oui, trop de mousse ce n’est pas bon pour le toit, je sais… mais y’a une marge entre trop et juste un peu!)
  • Tu n’as pas ramassé assez vite les feuilles mortes des arbres sur ton terrain. Busted !

Et c’est sur ce dernier point qu’on a dû s’obstiner fort avec notre manager de maison. Comme nous louons notre maison ici, c’est le manager de maison qui reçoit les communications du HOA pour la propriété et non nous directement. Il y a quelques semaines on a eu le bonheur de recevoir une amende de 150$ parce que nous n’avions pas ramassé 100% des feuilles mortes de l’hiver sur le devant de la maison. Je vous rappelle qu’on a été absent 2 mois involontairement, mais ça, eux ils s’en foutent royalement. TU as des feuilles devant la maison que TU n’as pas ramassé, ben paye ! Donc après investigation auprès du HOA et de la manager de la maison, on s’en rendu compte que le HOA fonctionne par un premier avertissement, sans pénalité. Au 2e truc qui cloche tu as une amende de 50$, 3e truc qui cloche 100$ et 4e truc qui cloche 150$. Et puis Bam! plateau à 150$ pour toutes les autres infractions. Mais le « hic » la-dedans, c’est que le compteur ne repart pas à zéro quand un nouveau locataire arrive dans la maison, alors on avait l’accumulation des autres infractions sur le dos. La madame était pas super contente… et on a fini par gagner notre point. Mais je peux vous dire que depuis ce temps-la, on marche les fesses serrées en maudit. Les magnolias sont en fleurs devant la maison, faque aux 3 jours on sort ramasser les pétales de fleur qui tombent devant la maison. J’ai aucune idée si les voisins me trouvent folle ben raide avec  mon balais et porte-poussière à ramasser des pétales sur le trottoir devant chez nous, mais c’est pas vrai que je vais payer 150$ pour un chemin de pétale de fleur. Même pour mon mariage je n’aurais pas payer pour ça 😉

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Je pense sérieusement à m’équiper d’un souffleur, ça devrait faire la job, non ? Oh my god… Mélanie, sort de ce corps 😉

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Le spring break

J’ai survécu au spring break + un vendredi 13 et le tout sous la flotte totale avec mes deux zinfins. Oui, je sais, Seattle est reconnu pour son climat assez humide, on est au courant. Généralement c’est une pluie légère avec plusieurs pauses pendant la journée. Mais là, honnêtement, on est en plein déluge. Des 20 à 30 mm de pluie par jour, à tous les jours, c’est pas super pour jouer dehors avec deux boules d’énergie.  C’est là qu’on se rend compte qu’un réseau d’amis c’est essentiel pour survivre (et avoir du fun!) quand tu es expat et l’avantage ici c’est que le 3/4 du monde sont des expats sans famille proche. Alors les amis deviennent la famille et on s’échange les enfants et les sorties tous ensemble.  On a commencé la semaine avec un  »sleepover » et une fête d’amie. Ensuite, lundi la seule journée de soleil, on en a profité pour faire un beau pic-nic au lac avec fiston qui court après les canards.

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Ensuite, une journée à la piscine intérieure de Lynnwood avec des amis d’hockey de fiston. Une très belle découverte de mon amie ici, c’est un petit centre aquatique intérieure avec 2 glissades sur tube, une  »lazy river » et des jeux d’eau. C’est pas la grosse affaire, mais entre amis ça fait vraiment la job ! Le tout suivi de ma p’tite Miss qui va en ­ »sleepover » chez son amie et en échange j’ai ses frères à la maison pour jouer avec fiston. Autre journée à la piscine municipale mercredi avec d’autres amis de l’école suivi d’un autre  »sleepover ». Journée de magasinage dans les outlets avec fiston qui est plus qu’à boutte que sa soeur n’arrive pas à se décider entre les 3 mêmes paires de soulier. On ajoute à ça un lunch en ville avec papa, de la fabrication de slime de toutes les couleurs, des rendez-vous chez le dentiste pour les  »kiddos » et des soupers avec des amis. Bang, on est dimanche et la semaine est déjà finie. Compte-rendu : j’ai jamais fait autant de crêpes et de gaufres en une semaine, je suis plus fatiguée qu’avant que la relâche commence, mon Facebook est rempli d’amis qui sont partis en Californie, en Floride ou à Hawaii pendant que moi j’ai le teint vert, ma maison n’a jamais été aussi le bordel que maintenant avec des couvertes partout (vestige des cabanes de couverte de nos 3 sleepovers de la semaine!) et les chats sont en dépression de se faire courir après par les p’tits amis.

D’ailleurs, si vous cherchez LA meilleure recette de slime à faire à la maison, voici notre recette testée et approuvée. Et croyez-moi, on en a testé vraiment beaucoup de recettes différentes 😉

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Autre truc cool pour clore notre semaine de relâche, nous avons été sélectionnés parmi d’autres familles d’employés par Amazon pour tester des jeux. Amazon a lancé un programme de jeux qui s’appelle STEM toys, qui veut dire :  » Science, Technology, Engineering and Math ». Les STEM toys sont des jeux qui encouragent les enfants à développer des compétences dans les disciplines de base de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques tout en ne perdant pas de vue le coté ludique. Le STEM Club offert par Amazon c’est des jeux livrés à la maison à tous les mois, selon le groupe d’âge des enfants, pour un frais de 20$ / boite. Et nous là-dedans? Bien on reçoit un jeu gratuitement, on le teste et on donne nos commentaires suite au test. Aujourd’hui, pour notre première fois, on s’est transformé en archéologue / paléontologiste. Notre  »kit » de départ comprenait 4 pièces d’argile dans lesquelles il fallait trouver des fossiles de dinosaure et ensuite les reconstruire. Un gros succès sur toute la ligne, surtout auprès de ma p’tite Miss qui a adoré le principe. Par contre, watch out le méga bordel d’argile et de poussière partout sur la table de cuisine ET sur mon super tapis !!! Mais bon, on dirait que cette semaine avoir du plaisir rime avec tout salir !

 

 

 

Le bon coté de tout cela c’est que l’été s’en vient et qu’on est dans le dernier droit de l’année scolaire. Fiston a terminé le hockey en mars et a commencé les pratiques de baseball et comme ils disent ici, c’est  »rain or shine » donc on espère que le soleil sera de la partie bientôt, parce que jusqu’à date c’était plus  »rain and freeze » notre affaire. De sont coté, Miss va commencer le volleyball cette semaine. Une première expérience de sport d’équipe pour elle. J’ai bien hâte de la voir évoluer dans cette nouvelle activité et je ne doute même pas de sa capacité à se faire des nouveaux amis en même temps. Autre gros wow pour ma p’tite Miss c’est son dernier bulletin. Étant donné que les zinfins sont sous le programme  »ELL » qui veut dire  »english language learner » ils recoivent un bulletin, mais avec des commentaires uniquement et non des notes. Le programme veut que tant que l’élève est classé  »ELL »,  les enseignants leur font passer les tests, mais ne les comptabilisent pas sur le bulletin parce que s’ils ne maîtrisent pas assez bien l’anglais leurs résultats académiques sont obligatoirement pas représentatifs de leurs réelles connaissances. Donc, au premier bulletin les zinfins étaient les deux sous le  »ELL » pour toutes les matières, mais au 2e bulletin ma p’tite Miss a obtenu un note en math et en sciences et pas n’importe quelle note :  »Meets standard ». Nous sommes tellement fiers d’elle, de son travail et de tout le chemin parcouru depuis septembre dernier. On lâche pas parce que c’est loin d’être terminé, il y a encore beaucoup d’efforts à faire mais disons que c’est une belle grosse tape dans le dos. Et le plus beau dans tout cela, c’est qu’elle aime de plus en plus aller à l’école. Elle obtient de beaux résultats et elle est super motivée par tous les projets proposés ici. Du haut de ses 9 ans bientôt 10, elle me dit en se couchant hier soir:  » Maman, plus je vieillis plus le temps passe vite. Quand j’étais en 1ere et 2e année je trouvais que c’était long aller à l’école, pis là je me dis heille, ma 4e année est presque déjà terminée ! » Je me suis retenue de lui dire à quel point elle a raison et surtout que ça va ben trop vite quand on est rendu à mon age 😉

 

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Le drapeau en berne

On le sait tous, les américains vouent un véritable culte à leur drapeau. Ils l’aiment, ils le montrent partout, ils en sont fiers et ils en prennent grand soin. Ici, jamais on ne verra un drapeau abîmé ou décoloré au bout de son mât, jamais ! À l’école des enfants, matins et soirs des élèves montent et descendent le drapeau. Il est plié au carré et entreposé dans l’école jusqu’au prochain matin.

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Un certain matin de la semaine passée, sur notre chemin vers l’école, je reçois un texto de mon p’tit mari (hihihi!) qui me dit : »Sais-tu ce qui se passe, le drapeau du Century Link Field est en berne? » Moi de répondre: « Hummm, non! Mais attends je vais voir quand je serai à l’école si celui-là l’est aussi. » Quelques minutes plus tard à l’école, un membre du personnel le mettait justement en berne. Bon, qu’est ce qui se passe encore ?! En quelques secondes, une amie me confirme qu’il vient d’avoir une autre « tuerie » dans une école au Michigan. Voila, c’est ça qui se passe. Parce que dans le fond, les drapeaux en berne annoncent toujours des mauvaises nouvelles et je dirais même plus, annoncent beaucoup trop souvent des « school shootings ».

Ce qui est arrivé le 14 février dernier à Parkland en Floride semble avoir réveillé plusieurs américains et soulève beaucoup de discussions. Mais encore une fois, comme sur bien d’autres sujets, je me rend compte à quel point les américains sont divisés sur le sujet. Il y a les purs et durs, qui ne jure que par les armes et sur le fait que leur sécurité et celle de leur famille en dépend. Et les autres, qui pensent que la trop grande accessibilité aux armes, c’est dangereux.  Et quand je parle d’accessibilité, je veux vraiment dire partout. Le Dick’s sporting goods, une chaîne de magasin d’articles de sports est le premier à avoir annoncé l’augmentation de l’âge légal pour acheter une arme de 18 à 21 ans. Les insultes des gens que j’ai pu lire sur les médias sociaux suite à cette annonce, c’est juste incroyable. Mais bon, dans ce magasin situé à 5 minutes de chez moi, je peux acheter du stock de baseball, de football, de golf, apparemment rien de hockey (!!!), mais surtout des armes à feu. Au Fred Meyer, un style de Wal-mart combiné avec une méga épicerie, je peux acheter des bottes de pluie, du pain, du lait et un gun. Le tout sous le même toit ! Je te dirais que c’est assez déstabilisant pour la p’tite québécoise que je suis, qui ne vient pas de famille de chasseur et qui n’a jamais tenu un fusil dans ses mains.

Dans les informations démographiques que j’ai trouvé, on estime la population de la grande région métropolitaine de Seattle à 2 052 800 personnes. Cette donnée date du dernier recensement de 2015. Sur l’ensemble de la population, il y environ 17% qui sont nés dans un autre pays que les États-Unis. Environ 65% de la population est caucasienne et donc 35% d’un mélange de plusieurs origines : asiatique, amérindienne, africaine, etc. Sur ce 65% de caucasiens, il ne faut pas oublier qu’il y a beaucoup de canadiens, d’australien et d’européens là-dedans qu’on n’arrive pas à distinguer du lot. Bref, ce que je veux dire c’est que la région de Seattle est extrêmement multi-culturelle. Ce qui fait en sorte que bien que je suis dans une partie des États-Unis où toute cette culture des armes n’est pas aussi développée qu’ailleurs, je sens que ça inquiète. Ça inquiète et ça effraie même. De plus en plus dans le discours des autres mamans autour de moi, je sens des questions et surtout des inquiétudes. Deux mamans, de deux cercles d’amis différents et qui ne se connaissent pas du tout, m’ont avoué que maintenant avant d’envoyer leurs enfants jouer ou coucher chez des amis, elles demandent si c’est une maison sans armes à feu. Le choc toi quand la première maman m’a dit ça. Encore une fois, la p’tite québécoise en moi a eu toute une claque dans la face ! Demander si c’est une maison sans armes à feu J’ai jamais, au grand jamais, pensé qu’un jour je demanderais ça aux parents des p’tits amis de mes zinfins. C’est tellement pas dans ma culture J’ai tellement pas été habitué à ça et pourtant, il va bien falloir que je me rende à l’évidence, je vais être rendu là moi aussi. Mais j’y pense, je pourrais me partir une p’tite business de belles checklists toute cutes à mettre en vente sur Etsy. Tsé le genre de checklist qui ferait penser aux parents toutes les questions à demander pour une première « playdate ». Du genre :  Avez-vous des animaux, check. Avez-vous des allergies, check. Est-ce que les enfants peuvent faire du vélo jusqu’au parc, check. Etes-vous fumeur, check. Avez-vous des armes, check. Je pourrais surement laisser une ou deux lignes blanches parce que mon p’tit doigt me dit que j’ai pas fini d’être surprise et que ma liste risque de s’allonger, surtout avec une ado en devenir 😉

 

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Le retour

On est enfin de retour chez nous. Home Sweet Home n’a jamais aussi bien sonné à mes oreilles. Disons que je ne peux pas rentrer dans les détails et tout vous expliquer sur notre problème de visa, mais disons simplement que notre visa est un visa TN, qu’il est issu du traité de l’ALENA et qu’il permet aux travailleurs de catégorie d’emplois bien précises de travailler dans les pays signataires de l’ALENA soit, le Canada, les États-Unis et le Mexique.  Les États-Unis semblent faire preuve d’un grand resserrement envers plusieurs types de visa depuis quelques mois. Nos avocats ont donc dû travailler très fort pour faire ré-évaluer notre cas une 3e fois, sous le principe que rien n’avait changé depuis notre arrivée à l’été 2017. Et « Thank God » ça a marché !

Enfin tout ceci est derrière nous, un nouveau chapitre s’ouvre enfin et on peut passer à autre chose. On dit que la vie nous envoie seulement les épreuves qu’on est en mesure de franchir, bien svp j’aimerais bien avoir un « break » d’épreuve pour le reste de 2018. L’être humain est mal fait, c’est toujours quand on risque de perdre quelque chose qu’on se rend compte à quel point on l’apprécie. Bien nous, on a maintenant la certitude que les prochaines années, on veut les vivre ici dans le  » Pacific Northwest ». On aime tout d’ici : la vibe « relaxe », le côté vert de la ville, notre style de vie, le climat, notre maison, notre quartier, nos amis. Justement à ce sujet, je pense qu’on a vraiment eu la chance de rencontrer des amis formidables ici, des amis qui ont pris du temps dans leur vie pour nous aider pendant que nous étions au loin. Des amis qui ont pris grand soin de nos chats pendant 2 mois. Des amis qui ont tout fait pour faciliter notre retour à la maison. Des amis qui nous envoyaient des bons mots par textos pendant notre « exile ». Jeudi soir, à notre retour à la maison, on a eu une agréable surprise de la part de deux de ces amies. Sans même se connaître l’une et l’autre, elles sont venues porter des fleurs, des ballons, du vin et des sacs d’épicerie question qu’on ait les essentiels à manger pour les prochains jours. Ça nous a tellement touché, vous n’avez même pas idée.

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Le soulagement toi quand j’ai mis les pieds dans la maison, avec toutes nos émotions de la journée, l’accueil des chats, qui avaient l’air de se dire : « Bon, enfin ! Kessé que vous avez fait depuis tout ce temps! » et les belles surprises qui nous attendaient. Je me suis mis à pleurer à chaudes larmes. C’était vraiment vrai-là… je pouvais enfin me donner le droit de réaliser que j’étais bel et bien de retour chez-moi. Plusieurs se sont beaucoup inquiété pour les chats. Je peux vous dire que Moogli et Frozon vont super bien. Mis a part quelques accidents de litière, ils ont bien passé à travers les 2 derniers mois. Même la douanière à Montréal (qui était fort sympathique cette fois-ci) c’est montrée désolée et inquiète pour nos chats !!! Je pense même qu’avec tout le poil que Moogli a perdu sur ma chaise berçante, je peux me faire un 3e chat. Leur plus gros choc est, je crois, le fait qu’ils viennent de perdre « leur » sapin de noël 😉

Pendant la fin de semaine nous avons finalement défait notre sapin, fait un méga ménage de frigo et tenté de reprendre le « beat » de l’heure du Pacifique… pis je me dis que je m’en viens vieille en maudit parce que je suis vraiment « jetlag » depuis vendredi ! Fiston a repris son hockey, pour sa dernière semaine de la saison. Quel bonheur de le revoir avec ses « hockey buddies » comme s’ils s’étaient vu la semaine passée. La vie reprend  tranquillement son cours … Et je me suis même payé un méchant snack de crabe hier soir, question de vraiment célébrer mon anniversaire. Parce que la semaine passée, on avait pas vraiment le cœur à la célébration, on était dans le gros stress total.

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Ce matin, c’était le grand retour à l’école. Après deux mois d’absence, le bonheur se lisait sur le visage des zinfins qui avaient tellement hâte de retourner à l’école et de revoir leurs amis. On a vécu un beau moment d’émotion avec les professeurs qui sont venues me faire des gros câlins. Tout le monde semble réellement soulagé de notre retour et tellement compatissant de ce que nous avons passé à travers.  J’ai juste envie de célébrer ça, parce qu’après 2 mois à avoir les zinfins non-stop avec moi à leur avoir fait l’école, je peux vous dire que ma patience est à – 1000 présentement. J’ai jamais eu autant hâte de toute ma vie de reprendre une routine école-hockey-gym-épicerie-bouffe-dodo. C’est juste du gros positif pour tout le monde et surtout pour ma santé mentale !!!

En conclusion, notre nouveau visa est bon pour 3 ans…. Donc les 3 prochaines années se passeront aux États-Unis uniquement pour nous. Pas question de prendre le risque de ressortir à nouveau. J’espère qu’on aura en masse de visite 😉

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La dernière chance…

 

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Si vous lisez ce texte, c’est que nous en ce moment, on est en train d’embarquer dans l’avion. NOTRE avion qui enfin nous ramène chez-nous, à Seattle. CE moment tant attendu par nous tous, c’est à dire mes zinfins, mon chum, moi et probablement aussi mon amie qui s’occupe de nos chats depuis trop longtemps… Non, on ne voyage pas en première classe pour fêter ça, parce qu’après 2 fois 4 billets d’avion de perdu, on a pas les moyens ! Mais croyez-moi, je vais célébrer cette victoire avec une p’tite coupe de champagne à 35 000 pieds d’altitude. Je m’en fou totalement que ça me coûte 15$ pour 3 gorgées. J’ai besoin de fêter ça !

Aujourd’hui, c’était vraiment notre dernière chance, dernier espoir d’obtenir à nouveau, notre visa qui nous permet de retourner vivre aux États-Unis. Si ce n’était pas du travail des avocats, nous serions probablement en train de chercher quelque chose à louer du coté de Vancouver actuellement (et par le fait même de brailler ma vie). Et même si Vancouver est une super belle ville, on a pas vraiment envie d’y déménager. Pas après seulement 6 mois à Seattle. Pas après tous les efforts que les zinfins ont fait pour s’adapter à leur nouvelle école.  Pas après tout le trouble qu’un changement de pays peut occasionner. Et surtout pas après tout le travail que j’ai fait pour obtenir mon permis de conduire de Washington state 😉

Bref, quand tu essaies de garder espoir, de rester positive et que tu as définitivement trop de temps pour réfléchir, ça donne une fille qui essaie de trouver tous les signes positifs possibles pour se convaincre que cette fois, c’est la bonne !

1- On a été refusé la première fois le 2 janvier et ensuite le 2 février. 2 et 2, ça fait 22, le 22 février sera la bonne.

2- C’était ma fête hier!

3- J’ai gagné 16$ dimanche dernier au bingo de Radio Acton.

4- L’an passé, le 22 février 2017, c’était exactement cette journée-là qu’on reprenait l’avion après avoir été à Seattle passer l’entrevue d’Amazon.

5- J’ai prié Saint-Jude, le patron des causes désespérées toute la semaine.

6- Faire un vœu en cassant un os de ti-poulet.

Sur ce, Cheers les amis ! Je m’en vais défaire mon sapin de noël et retrouver mes chats !!!

 

Le jour de la marmotte

Le 2 février dernier c’était le jour de la marmotte. Une des journées les plus insignifiantes à mon avis où des gens aiment à se fier sur une marmotte pour prédire la fin de l’hiver ! Avec le temps,  cette journée a dévié en expression populaire qui fait référence à une situation désagréable qui se répète sans cesse, comme dans le fameux film des années 90  « Le jour de la marmotte » avec Bill Murray. Figurez-vous que le vendredi 2 février dernier, on a vécu notre propre version du jour de la marmotte. Nous avions obtenu, plus tôt dans la semaine, notre autorisation du département de l’immigration américain de retourner aux États-Unis. Comme je suis rendu une experte dans l’art de faire et de défaire des valises « presque » efficacement, en quelques heures nous étions prêts. J’ai donc acheté de nouveaux billets d’avion vers Seattle pour nous 4 et on se voyait déjà fêter le Superbowl avec nos amis américains ! La vie a jugé que c’est pas comme ça que ça allait se passer….

Arrivés avec plus de 4h d’avance à l’aéroport pour être certains d’avoir amplement le temps de répondre aux questions des douaniers, j’étais assez confiante que tout se passerait bien… Mais non, ça ne s’est pas bien passé. Je ne peux pas entrer dans les détails, mais disons qu’il y a un léger conflit d’interprétation entre les douaniers et  l’immigration.  Alors, retour à la case départ, sans passer Go, sans réclamer 200$ et en perdant 4 billets d’avion, encore !

Je sais bien qu’il faut voir le coté positif des choses, mais là actuellement c’est pas rose-rose. Toute notre vie est en suspend, nous ne contrôlons rien du tout et l’information rentre au compte-goûte. Même les meilleurs esprits positifs de la terre ne parviendraient pas à nous remonter le moral en ce moment. Il reste quelques options ou solutions possibles et le tout est évalué par l’équipe d’avocats derrière nous. On se croise les doigts, les orteils pis toute ce qui peut se croiser pour qu’un p’tit miracle de solution fasse son chemin…

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Pendant ce temps, j’essaie de garder les zinfins au même rythme que s’ils étaient à l’école. Imaginez, moi qui stressait parce que je leur faisais manquer 1 journée d’école… on est rendu a plus de 1 mois d’absence ! Grâce aux deux professeurs des zinfins qui sont absolument fantastiques, je suis leur plan de cours à distance avec des leçons en fichier PDF à imprimer, de la lecture via des applications en anglais, de l’écriture dans un cahier et des cours d’anglais via un site internet. D’ailleurs, ce programme est vraiment fantastique. Les enfants se connectent à leur compte avec les codes créés par leur professeur d’anglais et ils sauvegardent chaque module complété dans leur compte. Ils doivent s’enregistrer en disant quelque phrases à voie haute, faire plusieurs jeux et exercices de mots de vocabulaire et de structure de phrase. Leur professeur peut voir leur cheminement et écouter leur prononciation pour mieux les corriger éventuellement. Je trouve ça tout simplement fantastique. Le gros avantage de l’école à la maison c’est qu’on peut rester en pyjama, pas de stress et faire les choses qu’on veut dans l’ordre qu’on veut. Mais c’est clairement le seul avantage, croyez-moi ! Je n’avais pas vraiment pensé qu’un jour je ferais l’école à la maison à mes enfants et une des raisons est que j’ai zéro patience et mon style d’enseignement n’est pas très pédagogique !!! Ajoutez à cela que je dois me remettre à jour pour comprendre les nouvelles techniques d’apprentissage pour faire des soustractions et des additions de nombre de moins de 100 en 2e année avec fiston et les maudites fractions en 4e année avec ma grande. Après avoir regardé plusieurs vidéos Youtube pour comprendre les techniques enseignées en 2018, j’ai réussi à maîtriser les « place value charts » et le principe de faire des « bundle and unbundle » avec les unités, les dizaines et les centaines ainsi que les soustractions avec retenu. Faque c’est là qu’on est rendu, Yeah ! Je suis clairement plus à l’aise en 2e année qu’en 4e année avec les fractions. Au menu des fractions on retrouve les termes et  techniques suivantes :   » area models, tape diagrams, number lines ». Ça, en fait, j’ai fini par comprendre que c’est juste des méthodes différentes pour expliquer le même principe des fractions. Après, on est tombé dans les additions, soustractions et multiplication de fraction… Bref, des heures et des heures de plaisir. Je peux vous dire que mes zinfins n’ont jamais eu aussi hâte de retourner à l’école 😉

 

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Hier, la professeur de fiston a organisé un appel Facetime avec toute la classe. Honnêtement, cette prof-là est tout simplement fantastique, on l’aime d’amour.  On espère tellement fort que fiston puisse revenir et finir son année dans sa classe. Tous les amis ont eu la chance de discuter avec fiston « live » et de lui poser des questions sur le Québec, la température et la neige ! Ils étaient tellement énervés de se voir et de se parler. C’est venu me toucher directement au cœur, même fiston était ému.

Je pensais que 2017 avec notre déménagement à Seattle avait été tout un épreuve en soit, mais disons que 2018 apporte déjà son lot de problèmes, d’incertitude et de stress qu’on se serait bien passé. Je sais, je sais, je les connais toutes les fameuses phrases de « psycho-pop-bonbon » comme : il faut être positif, voir le bon côté des choses, se dire qu’il y a des familles qui vivent des situations bien pires que nous, qu’un jour on va en rire, que rien n’arrive pour rien dans la vie, qu’il faut apprendre à faire confiance en la vie et lâcher prise.  Mais là pour le moment, tout ce que je veux c’est revenir chez nous avec ma p’tite famille, défaire mes décorations de Noël, prendre mes chats dans mes bras pis arrêter de payer mon vin trop cher 😉

 

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La fausse bonne idée !

Canadian Passports

 

Depuis qu’on est aux États-Unis, il était clair dans notre tête qu’on aimerait revenir au Québec pour la période des fêtes. On se disait que ça ferait du bien aux enfants (et à nous aussi) de revoir nos familles et amis. Comme tout le monde le sait, les billets d’avion dans le temps des fêtes, c’est cher ! Le secret, acheter d’avance, idéalement en août ou septembre, gros maximum. Ça c’est mon conseil gratuit d’agent de voyage. Vers la fin de l’été les tarifs sont plus raisonnables et surtout, le choix est encore très bon pour les horaires de vol. Alors la fille analyse les vols pendant un bon 3-4 semaines pour trouver l’horaire qui me convient parfaitement. Départ pas trop tôt de Seattle et retour pas trop tard de Montréal. Parce qu’avec le décalage horaire, c’est pas toujours évident de trouver la bonne combinaison. Sans oublier le temps de connexion pas trop long ou pas trop court ! Bref, je sais ce que je veux et je ne choisis pas juste le prix le moins cher, je recherche un ensemble de critères. Donc en septembre, c’est réservé et tout le monde est content. Enfin une bonne chose de réglée.

Le premier problème d’une longue saga arriva fin octobre. Je me décide par tout hasard de regarder l’horaire de mes vols sur mon application d’American Airlines. Hummm, bizarre. Ça dit que j’ai 2  »uncoming trips » ??. Même date, mais différents vols ?? J’appelle American Airlines tout de suite pour vérifier ce qui ne va pas, avec un léger sentiment de « j’ai pas un bon feeling ». Notre vol fait Seattle – Philadelphie – Montréal a l’aller et Montrtéal – Chicago – Seattle au retour. L’agent me répond que le problème se situe avec le vol vers Montréal. La portion Seattle-Philadelphie est correcte, mais ils ont annulé la portion Philadelphie-Montréal parce qu’ils venaient de se rendre compte que c’était le 25 décembre et que ce vol-là n’a pas lieu les journées fériées ! OH ! Y’a vraiment quelqu’un qui n’a pas réfléchi longtemps quand l’horaire est sortie. On s’entend que le 25 décembre, c’est Noel, pis c’est pas mal comme ça à chaque année ! Donc, l’agent me dit qu’American Airlines m’a automatique protégé sur un autre itinéraire (voilà pourquoi j’ai 2 itinéraires sous la même réservation dans mon application). Mais, y’a un gros problème qui saute direct à mes yeux d’agent de voyage… On nous propose un vol Seattle – Chicago – Montréal avec un temps de connexion de 35 minutes. Pour les non-habitués à ce type de vol, quand on fait une connexion, il faut sortir de l’avion et marcher jusqu’à la prochaine porte d’embarquement. Dans ce cas-ci je n’ai pas à me préoccuper de mes bagages enregistrés, mais il faut tout de même attendre que le maudit avion soit atterri et que tout le monde sorte de l’appareil. J’avais donc 35 minutes pour sortir de l’avion, courir jusqu’à la prochaine porte d’embarquement qui peut être à 2 minutes ou à 45 minutes (je le sais pas d’avance ça!) avec mes bagages à main et 2 enfants, dans un des aéroports les plus achalandés des États-Unis, la journée de Noël, dans la ville qui est reconnu pour ses retards à cause de la température. Chicago, ville des vents. Il ne l’ont pas inventé ce slogan !!! Donc, « no-way » monsieur l’agent, je ne veux pas ce vol moi. Mais comme je l’ai dit plus tôt, plus on se rapproche de décembre, moins les horaires de vol sont intéressants. Passer par Dallas pour me rendre à Montréal, ça ne m’intéresse pas non plus. C’est vraiment parce que les enfants tenaient aux vacances de Noël au Québec, parce que moi j’aurais échangé ça contre des billets pour Cancun drette-là ! On a fini par trouver un compromis et risquer un vol de nuit. On a donc changé notre vol pour un Seattle – Philadelphie – Montréal, départ le 23 décembre au soir de Seattle. Ce sera notre première expérience de vol de nuit avec les enfants. Je suis pas super enthousiaste, mais ça restait une bonne option selon nos contraintes.

Le deuxième problème est survenu au début décembre. Ça sort dans les journaux aux États… American Airlines a eu un bug majeur dans son système d’horaire de vol accordant trop de congés aux pilotes pendant la période des fêtes. Qui donc voyage avec American Airlines pendant les fête… Ben oui, nous ! ARGHHHH. Laisse passer quelques jours, voir comment la situation évolue, puis j’appelle mes amis d’American Airlines. On m’assure qu’une entente a été conclue avec les pilotes et que tous les vols seront opérés tel que prévu. Il faut dire aussi que la plupart des Québécois qu’on connait dans le coin de Seattle nous ont tous fortement déconseillé de voyager vers le Québec pendant les fêtes. Overbooking, perte des valises, vols annulés à cause de la température, dormir sur les bancs d’aéroport avec les enfants … bref plein de belles histoires qui donnent vraiment confiance ! Encore une fois, l’envie de tout annuler ça me vient à l’esprit.

Le troisième problème est quant à lui toujours en cours, si on peut dire ça comme ça. Nous avons pris l’avion le 23 décembre dernier. Il y a bien eu un équipage ET un avion pour nous rendre de Seattle à Philadelphie, puis ensuite de Philadelphie à Montréal. On a été chanceux sur cette partie, aucun retard, nos valises ont suivies, tout c’est bien déroulé. Mis à part que je suis arrivée dans ma famille le 24 décembre avec une nuit de sommeil d’environ 1h30, que j’avais commencé à avoir mal à la gorge la veille de notre départ et que j’ai commencé à éternuer et moucher exactement 5 minutes après avoir décollé de Seattle. Et tout ce que j’avais sur moi c’est 6 napkins brunes de Starbucks prises rapidement avant d’embarquer dans l’avion pour un vol de 5h et des poussières. Ça te scrappe une face de party de Noël ça des napkins brunes !! Nous avons passé de très belles fêtes au Québec, bien entourés de nos familles et amis. Le temps était compté et on en a profité au maximum. Retour prévu à Seattle le 2 janvier. Zéro trafic sur les routes, on s’enregistre en une fraction de seconde et zéro attente à la sécurité. Wow, ça n’a jamais bien été à YUL depuis un méchant bout ! Pis BAM, on est aux douanes américaines. C’est précisément là que s’est présenté le 3e problème. Ce que nous pensions être comme une simple procédure, s’est transformée en interrogatoire sous serment de plus de 2h30 dans le bureau des douanes américaines à YUL. Pour finalement, se faire dire qu’on ne pouvait pas partir pour les États-Unis, qu’on allait manquer notre vol… et rester pris au Québec. J’peux vous dire qu’il y en a des choses qui défilent dans ma tête et celle de mon chum à ce moment précis. Plusieurs gros mots, quelques larmes et beaucoup de découragement. Les enfants comprennent rien (pis honnêtement moi non plus!) fiston pleure parce qu’il veut revoir ses chats, fillette veut revoir ses amies. Bref, le seul mot qui me vient à l’esprit pour décrire nos états d’âme c’est : on est DÉCALISSÉ. s’cusez le gros mot, mais y’a rien d’autre d’aussi pertinent 😉

On nous fait escorter par la porte d’en arrière pour « retourner » au Canada. American Airlines doit nous renvoyer nos valises, pendant ce temps-là mon chum joue du téléphone avec Amazon sur un banc d’aéroport, pis moi j’appelle mes parents !

 » Maman, vient nous rechercher, on est pris ici ! » Parce que c’est carrément ça. On est littéralement pris entre 2 chaises. On est résident américain, mais pas capable d’entrer chez nous. Mais on est citoyen canadien avec plus rien ici. Ni adresse, ni rien.

Les 48h qui ont suivi ont été les plus stressantes de ma vie. Ne pas savoir ce qui se passe, pas trop comprendre pourquoi on en est là. Se réveiller en pleine nuit parce que tu es en pleine crise d’angoisse. Il y a quelqu’un qui vient de tout chambouler la p’tite vie qu’on s’est tranquillement bâtie pendant les 6 derniers mois avec beaucoup d’efforts. Qu’est ce qui arrive si on ne peut jamais retourner ?  Qu’est ce qui arrive avec la maison, les autos, les CHATS ??? Les enfants vont manquer combien de jours d’école ? Est-ce que mon chum peut encore travailler ? On ne veut pas déménager encore une fois. On veut juste retourner chez nous…

2018 commence fort en maudit…. à suivre, sous peu j’espère !

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