Hawaii

Ça fait un bon p’tit bout que je me dis que je devrais aussi faire des comptes-rendus de nos voyages. J’en avais fait un déjà pour Yellowstone mais ça c’était arrêter là. Pourquoi, aucune idée. Mais là je travaillais sur un p’tit compte-rendu de notre séjour à Hawaii pour mon agence et je me suis mis à regarder mes photos pis wow. Comment est-ce que j’ai pu faire pour passer à coté d’un résumé de ces siii belles îles. Je suis en amour, à nouveau !

Hawaii, c’est Hawaii… pis il n’y aura jamais rien de comparable à mes yeux. C’est un rêve, depuis que j’écoutais les films d’Elvis avec mon père quand j’étais toute petite… qui est devenu une réalité. Je vous le jure, je regarde mes photos et j’en ai les frissons encore !

Alors, mieux vaut tard que jamais…

Pour notre premier séjour, on a visité l’île d’Hawaii (surnomée Big Island, parce que c’est la plus grosse et moins mêlant de la nommer ainsi. C’est comme la ville de Québec dans la province de Québec !) et l’île d’Oahu. 6 jours à Big Island et 4 jours à Oahu pour être bien précise. Avec le recul, j’aurais peut-être ajouté 1-2 jours à Oahu pour bien faire le tour de l’ile, mais on avait une restriction de date alors on a coupé court à Oahu.

Big Island.

Question de budget, on a fait un vol via San Francisco avec United pour notre arrivée sur Kona. Ok. Service correct, mais pas les meilleurs à mon avis. Pour les départs de Montréal, c’est aussi une bonne idée de le faire via une ville de la côte Ouest. Généralement, on vous propose San Francisco ou Los Angeles. Ça coupe le temps de vol d’une douzaine d’heure pratiquement en 2x 6 heures. Le temps de connexion est le bienvenu après 6h assis dans un avion. Nos valises sont arrivées avant nous sur un vol précédent à Kona, assez comique.  Autre chose comique, c’était la première fois que les zinfins débarquaient directement sur le tarmac et mettaient les pieds dans un aéroport ‘’ouvert’’ en bambou. Vous voyez le style… Ils ont tellement ri, vous ne pouvez pas savoir. Ils trouvaient que ça ne faisait pas sérieux et pour eux, les aéroports c’est toujours ‘’sérieux’’😉

Hilo

Nous avions réservé une voiture et tout de suite pris la route vers Hilo. Il faut compter environ 2h00 pour traverser l’ile d’ouest en est. Il faut savoir que l’île de Big Island à vraiment 2 climats complètement différents. L’ouest, la région de Kona, est très sèche et désertique. Au centre, il y a les immenses montagnes/volcans et à l’est, dans la région de Hilo, c’est vert, c’est luxuriant et tropical avec des averses à tous les jours. Nous avions loué un condo dans la petite ville rurale d’Hilo, car les hôtels sont assez limités de ce côté de l’île. Nous avions prévu faire 5 jours de visite dans le secteur d’Hilo pour bien prendre le temps de visiter le Hawaii Volcanoes National Park et les sites de coulées de lave. Comme le parc était fermé, thanks to Kilauea qui était en éruption, 5 jours c’est beaucoup trop long. On a essayé par tous les moyens de se rendre aux sites de coulée de lave.

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On a même essayé une p’tite route de fond de campagne, même pas assez large pour que 2 autos se rencontrent, pour aboutir malgré tout sur un poste de contrôle de l’armée. Comme quoi que même avec les meilleurs plans, faut faire des ajustements. Alors, on a changé pour 4 jours à Hilo et aller plus vite à Kona.

Voici ce qu’on a visité dans le secteur Hilo :

 

·        Akaka Falls

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·        Hilo

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·        Honoli’i Beach park, une plage de surf

·        Carlsmith Beach Park, une plage où l’eau douce des rivières et l’eau salée de la mer se rencontre.

 

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·        Punalu’u beach, la plage noire et ses tortues

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·        Waipi’o Valley est un incontournable. Le paysage est à couper le souffle.

 

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·        Le Mauna Kea VRAIMENT un must à voir. On y monte en voiture jusqu’au visitor center et c’est gratuit. Les gens s’y donnent rendez-vous juste avant le coucher de soleil. Il y a une petite colline à monter à partir du stationnement pour avoir une meilleure vue, mais l’effort vaut vraiment la peine. C’est à couper le souffle. Allez-y même si c’est nuageux, car une fois au visitor center vous êtes en haut des nuages. Plusieurs nuits par semaine, une fois le soleil couché, les rangers sortent les téléscopes et il y a des soirées d’observation des étoiles. Je n’ai jamais vu autant d’étoiles dans le ciel. Il n’y a aucune pollution visuelle, le ciel est superbe. On peut monter plus haut jusqu’aux observatoires de la NASA et de plusieurs pays, mais la plupart des compagnies de locations de voiture l’interdit et ça prend un réel 4×4. Donc à voir avec des locaux pour y aller. Aussi, c’est tellement haut, qu’il y a des conditions à respecter pour le manque d’oxygène en altitude et la plongée si vous comptez en faire. Habiller vous chaudement… il fait vraiment ‘’frette’’.

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Une fois la nuit tombée, après notre visite au Mauna Kea, en faisant la route de retour vers Hilo on a aperçu d’immense lueur à l’horizon au loin. On s’est rendu compte que c’était les coulées de lave dans le secteur de Pahoa que l’on voyait. Imaginez qu’on est à environ 75 km de la et que dans la noirceur de la nuit, on voit une immense lumière orangée qui brille. Faque c’est là qu’on a décidé qu’on devenait des chasseurs de lave pour le reste de la soirée. Arrêt au Starbuck’s obligatoire. Les zinfins dorment en arrière et nous on conduit au ‘’pif’’ pour essayer de s’approcher le plus possible de la lave. On a essayé de prendre en photo ce qu’on voyait, mais honnêtement rien ne pourrait refléter ce qu’on a vu de nos propre yeux ce soir-là. Un mélange de mystique, de majesteux et de destruction. 

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En passant, quand on parle aux locaux (à part les 4-5 fous qu’on a vu aux nouvelles) ils n’étaient pas du tout dévastés par la destruction des villages, mais plutôt conscient que leur île se construit et qu’ils sont témoins à chaque jour de cela.  Surprenant !

Kona

 Nous avons séjourné au Royal Kona. Bon 4 étoiles de base. L’hôtel est super bien situé, dans le secteur actif-touristique de Kona. Plusieurs très bons restaurants à quelques minutes de marche. Le Huggo’s on the rock et le Foster’s Kitchen sont dans nos meilleurs. Il y a une belle ambiance de bord de mer, on a vraiment aimé l’endroit. L’hôtel a un super beau lobby à aire ouverte avec des fontaines et jardins d’eau de style japonais.

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On peut faire de la tres belle apnée dans la région de Kona. On est toujours assez malchanceux dans nos expériences d’apnée avec les zinfins. A Aruba, on a clairement mal choisi notre excursion, il y avait vraiment BEAUCOUP trop de vagues. À la Riviera Maya, on était à un resort qui avait trop de coraux, donc difficile de nager par-dessus les coraux pour 2 kiddos. Faque la, je me disais ataboy ca va être super ! Notre première tentative n’a vraiment pas été fructueuse. C’était dans le secteur de Captain Cook Monument, la plage où le célèbre explorateur serait arrivé dans les îles d’Hawaii. Les vagues qui cassaient sur la plage était super fortes et la plage en galet. Alors imagine un enfant, qui essaie de descendre jusqu’à la mer, avec ses palmes au pied, dans une pente de galet, avec des vagues fortes. Faque, j’ai plus réussi à leur faire peur que d’autre chose. 

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Mais j’ai persévéré… et on a trouvé le spot parfait pour les enfants. Honaunau Bay (surnommé Step 2) nous a complètement sauvé et remis en harmonie avec l’apnée ET les zinfins. Une belle petite baie, dans le fond d’une rue, juste à coté du Pu’uhonua O Honaunau National Historic Park. Super broche-à-foin comme place, zéro identifée… mais tellement beau. On y a même rencontré 2 couples de québécois. La splendeur des fond marins et le sentiment de calme d’observer tous ces animaux et coraux. Wow ! Même les zinfins ne voulaient plus partir.

Nous avons bien aimé la plage Hapuna Beach State Park (5$ de frais d’entrée). Tres belle plage, beau sable doux et belle mer d’un beau bleu translucide. Le genre de plage de carte postale, à environ 30 minutes au nord de Kona.

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Une des belles découvertes de notre voyage, chaudement recommandé par un ami : l’application Gypsy. Il s’agit d’une application GPS qui nous guide sur la route. Mais, tout au long de notre route, le guide fait le narrateur et nous raconte plein de faits sur l’île de Big Island. Autant historique, que géologique (volcans) que sur les animaux. Bref, c’est vraiment un guide personnel qui nous suit tout au long du voyage. Il nous a fait découvrir de superbes routes cachées et les meilleurs arrêts pour les fameux ‘’shaved ice’’ si populaires. Un must, pour seulement 10$ ou plus dispendieux si tu fais un package de plusieurs iles. C’est aussi disponible pour d’autres destinations dans le monde. L’essayer c’est l’adopter, croyez-moi.

Pour changer d’île, nous avons pris un vol avec Hawaiian Airlines. Super rapide, d’une durée d’environ 30 minutes en vol, 50 minutes de porte à porte. Simple, efficace et assez abordable.

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Honolulu, Oahu

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Nous ne sommes pas sortis visiter l’île d’Oahu en détail. On est resté à Honolulu parce qu’on avait envie de calme et de profiter de la plage principalement après avoir traversé l’ile de Big Island de fond en comble. Et, nous avons fait Pearl Harbor. Pearl Harbor est vraiment un incontournable. On avait fait le cours de base Pearl Harbor 101 en faisant écouter le film au zinfins. Belle occasion pour moi de revoir Josh Hartnett dans ma tv 😉

Il faut absolument visiter l’endroit et prendre le temps de bien le faire, vous devez planifier une journée complète pour visiter l’ensemble du site soit : Le memorial USS Arizona, le USS Missouri, le sous-marin Bowfin. Il y a aussi un musée de l’aviation, mais nous ne l’avons pas fait. Le Mémorial du USS Arizona (la navire qui a coulé et qui est encore dans le fond de la baie tel quel) est sans frais, étant donné que c’est considéré comme un ‘’cimetière’’, mais les billets sont en quantité limitée. On peut acheter une certaine quantité qui sont disponibles à l’avance, sinon c’est premier arrivé, premier servi le matin même. Actuellement, on ne peut pas débarquer sur le mémorial étant donné que la structure est en réparation. Donc on peut faire un audio-guide (disponible en français) ensuite on assiste à un vidéo d’une vingtaine de minute et on se dirige en bateau vers le mémorial, sans toutefois y débarquer. L’audio-guide est super bien fait et mes 2 zinfins de 8 et 10 ans l’ont suivi avec intérêt. Durée d’environ 1h30 à 2h00 quand on prend vraiment le temps. Le USS Missouri est un battleship qui a servi pendant la 2e guerre mondiale, et c’est à son bord que l’armistice des japonais a été signé. Il a aussi servi pendant d’autres guerres par la suite. Il est maintenant à la retraite et c’est possible de le visiter à Pearl Harbor. Il y a des départs guidés à tous les 15-20 minutes et c’est vraiment un must de le visiter avec le guide. Il y a aussi des audio-guides disponibles en français. La visite dure environ 45 minutes. Ce sont les deux ‘’highlights’’ de Pearl harbor. Le sous-marin c’est ok, mais ce n’est pas ça qui vaut le détour.

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Nous avons séjourné pendant 3 nuits au Hilton Hawaiian Village. Tres beau site, TRES grand. Séjour très confortable, très belle plage, beaucoup de belles piscines. Nous avions choisi cet hotel pour que les zinfins puissent s’amuser dans la piscine avec 2 glissades d’eau. C’était complètement le bordel. Trop d’enfants qui courent partout sans respecter les règles, pas de sauveteurs et les parents qui ne font rien. Bref, on y est allés 20 minutes et c’était 19 de trop à mon avis ! On a préféré les autres piscines. Le site me fait beaucoup penser au Beaches à Turks ou aux croisières. Plusieurs restos de tout le genre : market, buffet, resto a la carte, snack bar, pizzéria, fruits et smoothies, etc. La nourriture est bonne dans la plupart des places, mais ohh ! tellement overprice.

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Ça vaut la peine de marcher 15-20 minutes dans Honolulu sur le boulevard principal et sortir dans les restos. Nous avons fait le Maui Brewing Co. Une Tres belle place, avec d’immenses terrasses ouvertes sur la rue sur 3 étages. Bref, super bel endroit, les MaiTai sont excellents et beaucoup plus abordables Haha !

Pour notre portion de séjour à Honolulu, comme dans beaucoup de place aux États-Unis, nous nous sommes déplacés avec Uber et Lyft. Toujours bon de comparer les 2 pour avoir le meilleur prix. Mais c’est rapide, facile à utiliser et plus économique que de louer une voiture.

 Quand est-ce qu’on y retourne 😉

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Middle school en vue !

Le gros sujet d’actualité de la semaine chez nous : la visite de Miss au Middle School. Ben oui toi, le Middle School. Cette fameuse transition qu’ils ont ici entre les p’tits du primaire et les grands du secondaire. L’espèce d’âge ingrat dans le milieu où ils veulent avoir des responsabilités, revendiquent haut et fort tout ce que tu dis et veulent être autonome, mais ils veulent aussi jouer à la poupée dans leur chambre. On est au tout début de cette fameuse crise d’identité. On se dirige tout droit vers l’iceberg de l’adolescence !!!

Chez nous, dans notre School district, le Middle School couvre les 6th, 7th et 8th grade. Donc grosso modo les 11, 12 et 13 ans. Ensuite ils passent au High School pour le reste de leur parcours scolaire. Parenthèse, le campus du High School me fait vraiment capoter. Pareil, pareil comme les films d’ados américains typiques avec le terrain de football, les pistes de track and field et les multiples pavillons. Revenons à nos moutons, le Middle School. Les niveaux offerts varient d’un School district à un autre. J’ai vu certain Middle School faire juste le 6th et 7th ou encore faire le 5th, 6th, 7th, 8h… Bref, il faut savoir que ça change d’un état à un autre et même d’un School district à un autre…

 Il y a quelques semaines, c’était la journée de visite de tous les 5th grade à leur prochaine école. En avant-midi, les élèves y sont allés et en soirée c’était la rencontre pour les parents. Batard que c’est pas évident. Nous on vient d’une petite ville, avec une seule école secondaire, qui n’offrait pas tant de choix de cours. On s’entend, Secondaire 1, 2 et 3, c’est pas mal du pareil au même. Ensuite en Secondaire 4 et 5 tu avais des choix essentiels à faire pour le Cégep dépendant du domaine d’étude que tu voulais poursuivre. Ici, dès la première année de Middle School, tu as des choix à faire qui peuvent influencer tout le reste de ton parcours scolaire. Je n’étais CLAIREMENT pas prête à prendre ce genre de décision-la. On s’entend, je ne suis pas contre avoir des choix de cours. Je trouve même ça super, mais c’est quand même beaucoup de pression sur des zinfins de seulement 10-11 ans je trouve… Et ici, la majorité des parents en mets de la pression ! Beaucoup de familles, principalement asiatiques, se garochent littéralement sur les tuteurs privés et les centres d’apprentissage comme les ‘’Kumon’’ de ce monde. De ce que j’ai cru comprendre d’une maman Indienne, le système scolaire n’est pas très performant en Inde, alors c’est comme ‘’normal’’ pour les familles aisées d’aller au-delà de ce qu’offre le système scolaire. Chacun ses mœurs et chacun sa vision des choses. Mais bref, beaucoup de famille ici ont la performance au top de leur priorité. Jusqu’à quel point c’est vraiment pour le bien de leurs enfants ? C’est un autre sujet…

Je vais essayer de vous dresser, le plus clairement possible, le portrait des choix de cours qu’on peut faire. L’année scolaire est répartie en 3 trimestres et les élèves ont un total de 6 cours dans leur horaire. Math, science, anglais, sciences sociales, éducation physique et 1 cours de leur choix.

Math. Il y a 3 choix de Math qu’ils peuvent prendre. #1- Le ‘’path’’ régulier, #2- le  »compacted path’’ où rendu en 7th grade ils vont avoir un cheminement plus rapide. Ils peuvent même, option #3, sauter complètement les maths de 6th grade et passer directement en 7th grade math pour aller encore plus vite… On est loin en maudit des maths 436 et 536 de mon jeune temps !

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Language arts. Il y a un ‘’path’’ régulier et un ‘’advanced path’’.

Science. Il y a un ‘’path’’ régulier et un ‘’advanced path’’ qui fait sauter les sciences de 6e année, qui porte le nom de Life Science et permet de faire de la biologie de 9th grade (niveau secondaire) en 8th grade.

Science

En Math, tu peux réajuster le tir après le 6th grade si jamais tu veux faire un cheminement plus rapide et combiner les maths de 7th et 8th grade ensemble. Mais en science, le choix que tu fais te suis jusqu’à la fin du Middle School. Ah oui ! j’oubliais, si tu prends le ‘’advance path’’ en science, tu dois aussi le faire en Math, parce que rendu en 8th grade, il va te manquer des connaissances de math si jamais tu n’as pas fait le cheminement avancé. Boy que c’est compliqué, pauvres enfants !

Voici la partie le fun … les choix de cours, qu’ils appellent ‘’elective course’’. Ça c’est le bout que je trouve  super qu’ils aient autant de choix. C’est fantastique de déjà pouvoir choisir des cours selon tes goûts, aussi tôt dans le parcours scolaire.

Il y a les cours de musique où tu as le choix entre : les cuivres, les instruments à vent, la chorale de garçon, la chorale mixte ou l’orchestre. Les options musique sont sur une base annuelle. Donc le même cours pour toute l’année.

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Les autres cours d’options sont par trimestres. Tu dois les sélectionner en ordre d’intérêt au moment de ton inscription. Ils ont le choix entre : leadership, art dramatique, art du monde, écriture créative, study hall (qui est en fait un genre de période libre pour compléter les travaux et devoirs), Production vidéo, photographie et atelier d’aide à l’écriture.

 

Quelques infos sur notre école, Pacific Cascade Middle School (PCMS pour les intimes).

·        Couvre le territoire de 3 écoles primaire et accueille en moyenne 1000 élèves.

·        Classée 12e sur 460 dans le classement des meilleures écoles publiques Middle School de l’état de Washington.

·        Ratio élève / enseignant de 23 :1

·        A obtenu une note de A sur les résultats académiques de ses élèves pour les tests de l’état (State Tests / équivalent des examens du ministère comme on dit souvent au Québec).

Pour la première fois de sa vie, Miss va prendre l’autobus pour se rendre à l’école. Je vous en reparle en septembre 😉

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Ah ! Comme la neige a neigé

 

Ah! Comme la neige a neigé ! Ma vitre est un jardin de givre. Ah ! Comme la neige a neigé ! Est-ce que Seattle va survivre ? C’est ma version d’Émile Nelligan 😉

Dimanche dernier on nous annonçait quelques petits cm tout mignons de neige. On a reçu 23 cm en moins de 24h. IMG_6507Les zinfins CA-PO-TAIENT. On était chez des amis pour le Super Bowl et j’avais apporté, juste au cas où, les ‘’suits de neige’’. Oh my god, j’ai été, littéralement, la meilleure maman du monde pendant 5h de temps.

Par contre, ça n’en prenait pas plus pour paralyser Seattle et sa banlieue. On est jeudi et tout marche encore au ralenti. Ce n’est pas tout le monde qui est capable de bien ‘’dealer’’ avec l’hiver, la neige et la glace. Faut croire que nous, petits Québécois, sommes génétiquement modifiés pour ça. En même temps, on connait bien les rigueurs du climat hivernal et comment s’y préparer. Mais mettez-vous dans une veille d’ouragan ou de tornade et je ne saurais pas comment réagir. Alors, il faut se dire que chaque région/pays est habitué de faire face à ce qu’il connait. Et la neige en si grande quantité ici c’est carrément de l’inconnu.

On fait bien des blagues là-dessus, mais il faut aussi voir l’envers de la médaille. La région de Seattle c’est une région avec plein côtes, de vallons et de montagnes. À Seattle, il y a des portions de rues qui sont tellement en pente que lorsque tu attends à ta lumière, tu ne vois même pas la rue devant, tu vois juste ton ‘’hood de char’’. Je voudrais mourir si j’avais à conduire là avec une auto manuelle ! Dans notre banlieue d’Issaquah, on est au cœur de 3 montagnes et notre quartier et au bout complètement en haut de la côte.  Du coin de la rue chez nous, on voit jusqu’à Seattle qui est à plus de 20 miles (32km). On est clairement un des points les plus haut du secteur. Ça donne une idée de comment les routes peuvent être escarpées.  J’ai lu ce matin un article qui disait : ‘’ Are Washingtonians bad snow drivers or is it the roads’’ traduction libre : ‘’ Est-ce que les Washingtonians sont des mauvais conducteurs dans la neige ou c’est nos routes le problème ?’’ De mon point de vue de Québécoise, LES DEUX 😉. Vous pouvez lire l’article ici

Mais à leur défense, il faut voir aussi leur réalité.

1- Ici, ils ont des charrues pour les rues principales et les autoroutes, mais dans le fond de notre quartier, les rues sont si étroites qu’une charrue ne passe probablement pas. Donc c’est un pick-up avec une pelle devant qui passe pour déblayer la rue. Il est passé une fois, that’s it.

2- Ils n’ont pas d’abrasif et ils utilisent que du sable pour ajouter de la traction. Probablement parce qu’ils n’ont rien pour l’entreposer et que ça ne vaut pas la peine d’en acheter juste au cas où. Ils ont un genre de système de liquide qu’ils ‘’sprayent’’ sur l’asphalte quand ça tombe sous le point de congélation la nuit, pour éviter que la route ne soit glissante avec le givre. Mais c’est utilisé sur l’asphalte AVANT quand sa gèle, pas quand il neige. Bref, ils sont mal équipés pour gérer la neige et la glace. Alors, ils ont ramassé la neige brièvement, mais ça a fait en sorte que ce qui restait sur les routes s’est transformé en glace. Donc de la glace partout, dans les pentes, dans les côtes et sans rien de vraiment efficace pour essayer de faire fondre le tout. Ça fait en sorte que le ¾ des rues de notre ville sont devenues non-praticables. Pour monter jusque chez nous, ça te prenait un 4×4, sinon tu restais pogné en bas de la côte…

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Lundi pas d’école à cause de la neige. Mardi pas d’école à cause de la glace sur les routes. Mercredi, le School district a annoncé qu’il y aurait de l’école, mais avec un retard de 1h sur l’horaire régulier et les autobus seront sur les ‘’snow routes’’. Je vous explique….

1-     Ça arrive souvent que le School district annonce des délais sur l’horaire régulier. Quand on a manqué d’électricité plus tôt en janvier, il y avait beaucoup de débris de branches d’arbre sur les routes. Alors, le School district a annoncé un délais de 2h00 sur l’horaire régulier. Pour donner le temps au personnel de l’école et aux autobus de se rendre en toute sécurité à l’école. Ils ne rallongent pas la journée, la fin des classes reste la même, juste le début qui est retardé. Ce n’est pas évident pour les parents qui travaillent, je l’accorde. Mais je trouve ça très intéressant que le School district pensent à la sécurité de ses employés et élèves en autobus avant tout.

2-     Les snow routes… avec notre territoire plein de routes en pente, de côtes et de chemins accidentés les autobus ne peuvent pas se rendre partout quand c’est sur la glace. Alors, le School district a un parcours alternatif pour chaque autobus en cas de neige ou glace. Ils ont un gros ‘’pick-up point’’ à un endroit et heure prédéterminé, dans le bas de la ville et ça évite aux autobus d’avoir à circuler dans les pentes. Le parcours des autobus est beaucoup plus sécuritaire et c’est mieux ainsi pour tout le monde.

3-     Ici les autobus sont opérés par le School District. Pas une compagnie engagée par eux, contrairement au Québec. Donc personne ne se lance la balle à savoir qui annule le transport en premier et qui ‘’perd’’ de l’argent en l’annulant. Sécurité en premier. Pour le conducteur et ses quelques 50 élèves à bord.

Alors, hier et aujourd’hui, les autobus étaient sur les ‘’snow routes’’… on verra demain. On est pas mal au jour le jour de ces temps-ci.

Pour moi, marcher dans la neige avec un beau -2 degré pis un beau gros soleil, j’aime bien ça. Le ciel est bleu, l’air est frais, c’est comme l’hiver à son meilleur. Les zinfins et moi on marche pour aller à l’école avec un beau gros sourire. Je porte fièrement mes grosses bottes Acton, pis mes mitaines Canada. Tout le monde a l’air de capoter, ils nous regardent en disant il fait dont bien frette. Et nous de répondre : ‘’non pas vraiment, on est habitué à bien pire que ça. C’est si beau, profitez-en !’’. Sans compter, le regard des gens qui conduisent sur la neige/glace, c’est à mourir de rire. On dirait des chevreuils perdus sur l’autoroute. On peut facilement repérer ceux qui viennent de pays nordique et les autres… et c’est vraiment crampant !

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On nous annonce un 2e round de neige et de vent en fin de semaine. Début à quelque part dans la journée de vendredi jusqu’à dimanche. Les scénarios météo ne s’entendent pas (vraiment surprise!). Certains prévoient 6 à 8 pouces (15 à 20 cm) et d’autres prévoient jusqu’à 1 pied (30 cm). Tous les paris sont ouverts… Allons-nous avoir un ‘’early release’’ vendredi pour que les autobus aient le temps de reconduire les zinfins avant le début du bordel ? Ou encore un autre ‘’snow day’’ lundi suite à toutes ces accumulations ? Si le vent embarque dans le party, avec toutes les branches enneigées ça peut causer beaucoup de problèmes sur le réseau électrique, donc des pannes d’électricité à prévoir… Bref, je me suis bien préparée. J’ai fait ma réserve de Kraft Dinner et de vin (à chacun ses priorités). On peut survivre quelques jours sans problème.

Si cette tempête arrive vraiment, je prédis un baby-boom vers la fin de 2019 😉

 Je vous laisse sur quelques bons conseils de sécurité, au cas ou vous en auriez besoin 😉

 

 

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2019 – To Do List

Je suis une fille qui adore les listes.  Oui, oui… au grand désespoir de mon chum, je fais encore une liste d’épicerie en papier et des fois même, je l’apporte avec moi HA-HA !

Sans blague, j’aime les listes, j’aime l’idée d’écrire, j’aime l’idée de prendre le temps de réfléchir à quoi mettre sur mes listes et surtout j’aime l’idée de barrer un des points sur la liste quand c’est enfin complété. C’est vraiment comme un feeling de devoir accompli, de bien-être pour moi. Je fais des listes d’épicerie, des listes de commissions, des listes d’organisation de chose à faire pendant ma semaine, des listes quand je fais nos bagages, des listes d’idée cadeaux pour Noel, etc.

Qu’on le veule ou pas, la fin d’année est toujours une période propice aux réflexions, à l’introspection. Réfléchir sur les épreuves qu’on a traversé, sur ce qu’on a fait de bien et sur les choses qu’on a vraiment faits tout croche. Parce que des fois, pour mieux avancer, ça prend un pas de recul, n’est-ce pas ? Donc nos erreurs et nos épreuves sont, au final, quelque chose de positifs pour nous faire évoluer, bouger, changer pour le mieux.

2017. Une année de grands changements pour nous. On a commencé l’année 2017 full relax, ne sachant pas que l’avenir nous réserverait autant de changements. En 2017, on a appris à être flexible, à suivre le mouvement du changement. C’est plus facile d’aller dans le sens du courant qu’à contre-courant.

2018. On la voyait venir en se disait, ça va être de la p’tite bière comparée à 2017. On va avoir une année avec moins de chamboulements. On va tellement en profiter c’est clair. Pis bam ! 2018 nous a donné une grosse claque dans la face drette en partant. 2018 nous a appris à être résilient. Définition du Petit Larousse : ‘’ Se dit de ce qui présente une résistance aux chocs.’’ Si je n’avais qu’un seul mot à choisir pour exprimer 2018 c’est vraiment ce mot-là, résilience.

Mais somme toute, on a eu une belle année 2018 quand on y repense. Notre début d’année nous a vraiment fait beaucoup réfléchir sur nous, sur la vie, sur le fait que tout, TOUT, peut changer de bord sans le moindre préavis. Alors, on a passé à travers 2018 comme si on n’avait rien à perdre et tout à gagner. On a voyagé: Las Vegas, Yellowstone National Park, Hawaii, Olympic National Park. On a eu la chance d’avoir de la visite de notre famille et d’amis. Des moments forts agréables autant pour les zinfins, que pour nous. Ces journées passées avec nos proches, qui se transforment en souvenirs impérissables dans nos mémoires. Des souvenirs… c’est tout ce que je souhaite. Créer de beaux souvenirs pour nous et nos zinfins pour plus tard. Les p’tits moments magiques, les fous rires, les niaiseries qu’on a faites ensemble, au final c’est tout ce qui compte, n’est-ce pas ? Quand on regarde nos albums photos ou nos vieux vidéos et qu’on se dit : ‘’ Wow, comme on avait eu du fun cette journée-là!’’ Je veux que nos enfants aient des tonnes et des tonnes de souvenirs de moments heureux, drôles, complètement fous et touchants… de notre famille.  

J’avais très peur que ce Noël-ci ne soit pas à la hauteur…. De MES souvenirs d’enfants. J’ai d’incroyables souvenirs de mes Noëls d’enfants, toute la famille de mon père, soit une vingtaine de personne entassées dans la petite maison de mes grands-parents. C’est Noëls joyeux, entourés des cousins et cousines, des matantes et mononcles, de dinde, de tourtières, de manteaux de fourrure empilés sur le lit, des bottes dans le bain pis d’une tonne de sucre à la crème. Du Gros Fun. Et cette année, je devais faire le deuil de faire vivre ce genre de Noël-là à mes enfants. Et un peu de culpabilité aussi… parce que je me dis toujours qu’ils n’ont pas choisi d’être exilé eux. C’était notre choix, pas le leur. C’est certain que notre Noël 2018 n’était en rien comparable à nos Noël passés. Définitivement différent, TRES relax, mais pas si pire que ça. Il y a plein d’activité à faire dans le coin pour se mettre dans l’ambiance. Beaucoup de lumières et décorations partout en ville. Le 24 en fin d’après-midi nous sommes allés dans les montagnes à Snoqualmie pour faire un peu de glissade sur tubes, parce que Noël sans neige, ce n’est pas vraiment Noël. Je nous avais préparé une collation de chocolat chaud et des biscuits de Noël pour la route de retour. Sinon, on a pris le temps de prendre le temps. Relax, en pyjama à jouer à des jeux de société en famille accompagné d’un Gin Tonic ou en sirotant un p’tit vin chaud épicé. Premier Noël à vie sans dentelle, talon haut et maquillage, mais pas désagréable du tout. On a passé à travers notre répertoire complet de films de Noël : The Grinch, Polar Express, Christmas Vacations, Home Alone 1 & 2 sans oublier Die Hard 1 & 2 its-not-christmas-untilisee-hans-gruber-fall-from-nakatomi-tower-7192719(à la demande de chéri qui dit que ce n’est pas Noël tant que Hans Gruber n’est pas tombé du Nakatomi Plaza 😉)

 

C’est toujours les premières fois qui sont les plus difficiles, c’est l’inconnu, on ne sait pas comment on va réagir. Alors, je crois que les prochaines fois ça sera plus facile, en fait j’espère.

2019. Je ne sais pas trop comment aborder la prochaine année. Je nous souhaitais calme et tranquillité pour 2018 et ça n’a tellement pas été dans ce sens-là, alors je suis un peu perdue dans mes ‘’demandes’’. Je sais qu’on va avoir de la visite en 2019 et ça, ça me rend super heureuse (et festive !!!) juste à y penser. Je veux être plus sereine pour 2019. Je veux définitivement être plus positive et zen, voir le bon côté des choses plutôt que de s’inquiéter et apprécier chaque moment avec mes zinfins, mon chum et mes amies.

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Pour 2019, je pense sérieusement à me faire un genre de liste du bonheur. Une liste de chose que je veux faire, que je veux voir, de choses qui me font du bien pour l’année à venir. C’est toujours bon de garder nos objectifs bien en vue… c’est si facile de se perdre en cours de route !

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Et vous, qu’est-ce qu’il y aurait sur votre liste du bonheur pour 2019 ?

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Bipolaire

Faque c’est ça, je pense que je suis bipolaire. Une bipolaire qui touche spécifiquement les changements par exemple, en fait je pense, je ne suis comme plus trop certaine. C’est peut-être la période des fêtes qui approche qui me met dans cet état d’esprit un peu mélancolique. Je vous explique… Cette année, on ne retourne pas au Québec pour passer les fêtes avec nos amis et familles. On est peut-être fou, mais on n’est pas masochiste. On ne tient vraiment pas à revivre le bordel de l’an passé. Donc, ce sera notre premier Noël seuls en tant qu’expats. Loin de nos proches, de notre famille de nos traditions si importantes à mes yeux. Être expats c’est vraiment merveilleux et je suis heureuse de l’avoir fait. Il y a énormément de bons côtés à notre nouvelle vie ici que je ne regrette absolument pas. Mais être expats ça veut aussi dire qu’on met un espace sur des amitiés profondes, qui nous manquent cruellement. Des connaissances on en a plusieurs et on a bien du plaisir avec eux, mais des vraies amitiés, ça c’est difficile à refaire. Alors, j’ai commencé à me remettre en question, à remettre en question qu’est-ce qu’on fait ici ?

Et c’est alors qu’Amazon a annoncé l’emplacement de son HQ2 (2e bureau-chef), qui en fait sera séparé en 2 endroits : Long Island, NY et Arlington, VA. Banlieue de New York et Banlieue de Washington D.C.

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Une maudite chance que je n’avais pas parié de l’argent sur Boston, ça aurait ajouté un poids de plus sur ma déprime 😉. Il faut aussi dire que la semaine n’a pas été super facile. Mon chum était parti pour Atlanta parce qu’il participait à un blitz d’entrevue pour Amazon là-bas. Il est parti dimanche matin à 5h00 de la maison, à 6h45 ma fille entrait dans ma chambre en me disant qu’elle avait très mal au ventre et à 7h30 elle vomissait. Yeah, super ! Ensuite, il y a aussi le fait que vendredi dernier je me suis fait mal au pied en descendant les escaliers. Genre assez mal au pied pour ne pas être capable de mettre du poids dessus. Genre assez mal au pied pour finalement aller prendre des radios lundi en journée pour voir si quelque chose n’était pas cassé. Bref, une chance rien de cassé, probablement juste le tendon de bien inflammé. J’ai probablement gagné le prix de la blessure la plus insignifiante du monde.

Infirmière : Oui madame, racontez-moi comment vous vous êtes blessée ?

Moi : En descendant les escaliers.

Infirmière : Vous êtes tombée ?

Moi : non, même pas. Je descendais doucement, sans courir et puis crack. Je voyais dans ces yeux qu’elle hésitait entre rire ou m’inscrire aux Darwin Awards pour la stupidité humaine.

Donc en résumé, le chum est parti, ma fille à la gastro, je ne suis pas capable de marcher normalement, les zinfins sont en pédagogique à cause de Veteran’s day pis je commence à m’ennuyer en maudit de mes amis et ma famille. Alors quand j’ai su qu’Amazon serait officiellement sur la côte est en 2019, sans même m’en rendre compte je me suis retrouvée à regarder les maisons à vendre en Virginie par un beau mardi soir, une fois que les zinfins étaient couchés. Pis plus je cherche, plus que je trouve ça cute la Virginie. Je m’imagine déjà avec ma belle maison de style colonial, plein de vécu et de charme, assise sur ma chaise berçante sur le perron avec une p’tite coupe de vino et un beau Golden Retriever à mes pieds. Hahaha, tsé le set-up de films-là 😉.

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Pis là je continue et je m’encourage : ‘’vivre sur la côte est, ça serait plus facile pour aller voir les amis et la famille. La Virginie s’est un beau climat. Un peu de neige des fois, mais pas aussi froid que le Québec. Généralement pas d’ouragans qui montent jusque-là. Proche de la mer pour les vacances d’été (chaude contrairement au Pacifique d’ici). Je suis vraiment en train de me convaincre que ça serait une super bonne idée… Pis là je me remets à penser au stress du déménagement, du bordel que ça implique de chercher une maison à distance, de tout le trouble qui vient avec faire des boites, de se débarrasser de tout le stock qu’on accumule qui nous est non-nécessaire… Faque c’est là que mon esprit est devenu bipolaire. Il y a une partie de moi qui aime ce ‘’rush’’, qui aime cette énergie et la gestion que nécessite ce genre de projet-là et il y a une autre partie qui a juste envie de se rouler en boule en pensant à tout ce que ça implique.

Le lendemain matin, en marchant vers l’école, j’ai ouvert le sujet avec les enfants. L’idée de redéménager vers la côte Est. Fillette s’ennuie apparemment de la neige, (je la comprend pas trop!!!) donc elle semble pas fermée à 100%. Fiston m’a répondu, on a perdu nos amis une fois, je ne veux pas les perdre une 2e fois…. Pauvre ti-loup. Je pense qu’il vient de ranger au placard pour quelques années encore mon envie de changement. Il va falloir que je trouve autre chose pour occuper mon esprit on dirait bien. Je vais aller magasiner les décorations de Noël 😉

 

P.S. Si vous voulez plus d’informations sur les nouveaux  »headquarters » d’Amazon, voici 2 articles intéressants que j’ai trouvé.


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Le premier parle de l’annonce en tant que telle et le deuxième questionne le choix des deux villes. Bonne lecture …

It’s official: Amazon splits prize between Crystal City and New York                                                                                                                                                  

Why Amazon Chose the Wrong Locations for Its HQ2

 

Politique américaine 201

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Politique américaine 201

Nous voici de retour en novembre 2018, à la veille des élections de mi-mandat qui auront lieue demain.  Une autre affaire que j’aime de leur système. Les élections sont à date fixe. Toujours le 1er mardi de novembre, pas quand les sondages sont bons, quand tu penses que tu as le plus de chances de te faire élire. Même date, toujours, that’s it.

Aux États-Unis, quand ils votent, ils votent pour ben des affaires en même temps. Non mais tsé tant qu’a faire… C’est vraiment complètement différent de ce que nous connaissons au Canada. Dans la 1ere portion du bulletin de vote il y a les candidats. Sur le même bulletin de vote, comme il s’agit d’une élection de mi-mandat il n’y aura pas de vote sur le Président, mais il y a le U.S. Sénat, le U.S. Représentants, le State Sénat et le State Représentants et ça continue…. Ils votent aussi pour le procureur et pour les juges de la Cour Suprême de l’État et des Cours des districts, si le district dans lequel tu vis est en élections, bien entendu. Et ce n’est pas tout. Ils votent aussi pour des ‘’mesures’’. Il y a des ‘’mesures’’ au niveau de l’État. C’est un peu comme des projets de lois qui sont présentés sous forme de référendum aux citoyens. Et pour finir, il y a des villes et des districts qui peuvent soumettre des ‘’propositions’’, qui sont aussi présentées sous forme de référendum. Faque, un bulletin de vote ici, ça ne se résume pas juste à une question qui est de savoir quelle personne tu choisis comme député, qui lui/elle représente la tête au gouvernement. Tu as le choix de voter pour la personne ou le parti que tu aimes autant au fédéral, qu’au niveau de l’État. Ce n’est pas interrelié comme nous au Canada, pis c’est une maudite bonne affaire.

OK, on va partir ça doucement avec le fédéral, donc pour l’ensemble des États-Unis. On se souvient que le pouvoir est divisé en 3 catégories : L’exécutif (soit le Président aka POTUS 😉), le législatif (les sénateurs et les représentants) et le judiciaire. Si c’est une élection présidentielle, qui a lieue aux 4 ans, il y aura une section sur le bulletin de vote pour choisir l’équipe Président / Vice-président. Exemple : Trump / Pence ou Obama / Biden. Mais ce n’est pas le cas cette année… Alors voici comment ça se passe avec le Législatif. L’ensemble du ‘’département’’ Législatif se nomme le Congrès, qui comprend le sénat et la Chambre des Représentants.  Le Congrès a la responsabilité de déclarer la guerre, d’entretenir les forces armées, d’évaluer les impôts, d’emprunter de l’argent, de frapper la monnaie, de réglementer le commerce et de faire toutes les lois et le budget nécessaires au fonctionnement du gouvernement.

Le U.S. Sénateur : doit avoir au moins 30 ans et doit être citoyen américain depuis au moins 9 ans. Les sénateurs ont des mandats de 6 ans. Le Sénat possède 100 membres, 2 de chaque État.

Le U.S. Représentant : doit avoir au moins 25 ans et être citoyen américain depuis au moins 7 ans. Les Représentants ne sont pas obligés d’être inscrit sur la liste électorale du district qu’il veut être élu, mais au moins de l’État dans lequel il se présente. La Chambre des Représentants a 435 membres actuellement. Chaque État à un nombre différent de Représentants étant donné que c’est en fonction de la population. L’État de Washington a eu son 10e Représentant dernièrement, suite au dernier recensement de 2010. Ils ont tous des mandats de 2 ans uniquement.

Au tour de l’État de Washington maintenant. Les législateurs de l’État de Washington ont des fonctions plus limitées, mais en gros ils proposent des politiques et lois, ils établissent le budget et s’occupe de collecter les taxes et impôts pour supporter l’État et les administrations locales.

Le State Sénateur : il y a 49 sénateurs, pour chaque district législatif. Ils ont un mandat de 4 ans, mais environ la moitié de la chambre est élu lors d’une élection et l’autre moitié est sur l’élection suivante. C’est mêlant pas à peu près !!

Le State Représentant : il y a 98 Représentants, soit 2 pour chaque district et ils ont des mandats de 2 ans.

Parlons des mesures maintenant.

De ce que j’ai compris, les mesures sont là pour que le gouvernement prenne le pouls des citoyens sur les projets de lois les plus importants et/ou controversés. Toutefois, ce n’est pas parce que les citoyens votent ‘’non’’ pour une mesure que celle-ci va être complètement éliminée. Ça peut valoir aussi dire que le texte doit être retravaillé, inclure ou enlever certains aspects. Par contre, un ‘’oui’’ donne de grosses chances de voir cette mesure devenir un projet de loi, et éventuellement être adoptée par le gouvernement. Jetons un coup d’œil aux 3 mesures proposées dans l’État de Washington.

Lorsqu’on reçoit le guide pour les électeurs, un charmant document d’une centaine de pages, on a toute l’information détaillée pour chaque mesure. On y explique ce que la loi actuelle permet, quel est l’effet que cette mesure aurait si approuvé, on y parle de l’impact fiscal. On y voit les arguments pours et contres proposés par les différents lobbys des 2 partis. C’est vraiment, honnêtement très complet et je suis vraiment surprise de voir comment c’est bien préparé.

Initiative measure No. 1631 concerne la pollution.

‘’Cette mesure imposerait des droits de pollution sur les sources de gaz à effet de serre et utiliserait les recettes pour réduire la pollution, promouvoir une énergie propre et lutter contre les effets du changement climatique, sous la surveillance d’un conseil d’administration public.’’ Devrait-on promouvoir cette mesure en projet de loi ?

Initiative measure No.1634 concerne la taxation de différents items reliés à la consommation.

‘’Cette mesure interdirait les taxes, redevances ou cotisations locales, nouvelles ou majorées, sur les boissons ou aliments crus ou transformés (avec des exceptions), ou sur leurs ingrédients, sauf si elle est effective au 15 janvier 2018 ou si elle est généralement applicable.’’ Il faut savoir que depuis le 1er janvier 2018, il y a une nouvelle taxe à Seattle qui est applicable sur  la vente de boissons sucrées comme les Pepsi, Gatorade et Redbull de ce monde. Cette nouvelle taxe fait peur à bien du monde et beaucoup craignent que ça donne des idées à d’autres villes et/ou s’élargissent à d’autres articles. Cette mesure vient un peu essayer de prévenir ce genre de taxe ‘’locale’’. Honnêtement, si tu veux consommer ce genre de produits, j’ai aucun problème à payer une nouvelle taxe quand j’en achète. Mais par contre, le texte de cette mesure est trop vague à mon avis. Ils incluent les aliments crus ou transformés, trop difficile de savoir où ça s’arrête…

 Initiative measure No. 1639 concerne les armes à feu.

‘’ Cette mesure nécessiterait une vérification accrue des antécédents, une formation, une limite d’âge et des délais d’attente pour la vente ou la livraison de fusils d’assaut semi-automatiques; criminaliser le stockage non conforme lors d’une utilisation non autorisée; permettre les frais; et promulguer d’autres dispositions.’’

Cette mesure m’interpelle beaucoup. Enfin, on propose une piste de solution pour le contrôle des armes à feu. Je ne suis pas naïve, je sais bien que même si ce genre de message commence de plus en plus à passer dans les familles ici, les armes à feu restent un point beaucoup trop important pour les américains. Le drapeau, Dieu, les armes et le football sont dans une classe intouchable… et pas nécessairement dans cet ordre!

Je vous laisse avec l’argumentaire de la mesure 1639. Ça vaut la peine d’être lu, pauvres petits humains de 18 à 21 qui vivraient toute une discrimination si cette mesure passait, mon cœur est plein de compassion pour eux 😉

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Tu veux encore plus d’informations sur les élections dans King County (région de Seattle) ? Consulte ce site, tu y trouveras tous les détails.

Constatation générale

1 –    Dans le guide de l’électeur on y présente tous les candidats. Curieusement, les candidats ne sont pas ‘’officiellement’’ associés à un parti. C’est plutôt mentionné : préfère tel parti.

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2-    Les américains peuvent voter par la poste. Environ 1 mois avant l’élection, ils reçoivent leur bulletin de vote par la poste. Ils peuvent prendre le temps qu’ils veulent pour le remplir. Ils peuvent 1- le retourner par la poste, frais de poste prépayés. 2- le déposer dans une grosse boite de collecte de bulletin de vote à différents endroits dans la ville ou 3- aller le porter directement au bureau de vote. Le jour du vote, ils peuvent voter aussi en personne. Les bureaux de vote sont plus limités que ce qu’on connait au Canada. Selon mon adresse, j’ai l’option de 3 bureaux de vote : Renton, Bellevue ou Seattle. Tous à environ 30 minutes de route.

 

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Politique américaine 101

 

WeThePeople

 

Bienvenue à ma version abrégée de politique américaine telle que vue et comprise par une Québécoise. J’ai aucune prétention de tout savoir parce qu’il doit bien y avoir 40 millions de nuances et je ne suis clairement pas rendu à ce niveau-là anyway.

J’ai toujours beaucoup aimé l’histoire en général, mais je me souviens d’avoir toujours aimé les films qui parlaient de l’histoire américaine. Ça m’a toujours intéressé pour une raison qui m’échappe encore. Ma mère me dirait surement que dans une vie antérieure j’ai dû être impliquée dans la politique américaine de cette époque. Oh my god, j’étais peut-être George Washington (rien de moins!) ou la femme d’Abraham Lincoln HAHAHA !!!  Bref, revenons sur terre et surtout aux films. J’ai souvent écouté le film National Treasure avec Nicolas Cage et je le ré-écoute encore s’il passe à la télé 😉. Ce n’est pas tant pour ses talents d’acteur on s’entend, mais pour l’histoire, le fun de la chasse aux trésors parmi les évènements majeurs du début des États-Unis et tous les éléments historiques qui y sont présentés. Il y a une portion de moi qui veut bien croire que les grands hommes, qui ont marqué notre monde et notre histoire, ont laissé un héritage caché quelque part !!

Pour bien commencer ma leçon et dans le but de mieux savoir où l’on s’en va, il faut savoir d’où on vient, n’est-ce pas ? Faisons donc un bond jusqu’en 1770 pour mieux comprendre.

1770 à 1773 – On est encore à l’époque des 13 colonies, sous le pouvoir de l’Angleterre. Pouvoir qui, on le sait tous est contesté à cause de plein de guerres en Europe et que l’Angleterre cherche à se ‘’financer’’ en taxant plus ses colonies d’Amérique. Ça commence à sentir le ‘’Tea Party’’ à Boston…

1774 à 1775 – Plusieurs ‘’incidents’’ éclatent partout dans les colonies et la guerre d’indépendance américaine commence…

1776- Le 4 juillet 1776 la déclaration d’indépendance américaine est signée. Il est évident qu’il faut établir les nouvelles règles de ce pays en formation. Le tout nouveau congrès travaille sur un document : les articles de la confédération. Ce document à pour but de garantir une certaine paix et l’union entre les colonies. Malheureusement, ça a complètement échoué. La plupart des colonies manquent cruellement d’argent à cause de l’effort de guerre auquel ils ont participé pendant plusieurs longs mois. Le Congrès n’arrive pas à collecter des ressources financières assez importantes. Les colonies sont jalouses une de l’autre et se taxent entre elles-mêmes. Bref, comme nouveau pays ça part pas bien. Moi, si j’avais vécu à cette époque je me serais clairement dit : « on vient de faire la guerre, 25 000 personnes sont mortes, pis finalement on a changé 4 x 25 cents pour 1 piastre!’’ Mais bon, une chance qu’ils ont été plus persévérants que moi je l’aurais été. Parce que je trouve, qu’au final les américains se sont dotés d’un sacré bon système (Je parle ici de la vue d’ensemble, du principe de base. Dans l’application il y a des lacunes comme m’importe quel pays. Il n’y a rien de parfait en ce bas monde 😉)

1778- Les pères fondateurs se rendent bien compte que ça ne marche pas fort leur affaire. Ils se réunissent pour créer la convention constitutionnelle. C’est cette même constitution que l’on connait aujourd’hui. Grâce à ce document, ils ont créé un pays basé sur le peuple et non sur les monarchies. Ce n’est quand même pas rien…

« Nous, le Peuple des États-Unis, en vue de former une Union plus parfaite, d’établir la justice, de faire régner la paix intérieure, de pourvoir à la défense commune, de développer le bien-être général et d’assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à notre postérité, nous décrétons et établissons cette Constitution pour les États-Unis d’Amérique. »

Les mots les plus importants sont les premiers : « Nous, le Peuple des États-Unis » (« We, the People of the United States »). Ils contournent une difficulté pratique : il n’était pas sûr que tous les États ratifient la Constitution, et il n’était donc pas possible de les énumérer, comme le faisaient les articles de la confédération. Mais surtout, la formule fonde la Constitution sur le peuple entier et non sur les États en tant que tels. C’est la Constitution d’une nation, et non un simple traité de confédération. Ces mots affirment le caractère démocratique des États-Unis et donnent à la Constitution le sens d’un contrat social selon les principes de Jean-Jacques Rousseau.’’[1]

C’est prévu que la Constitution entrera en vigueur dès que 9 des 13 États l’auront ratifiée. Ça a pris pratiquement 3 ans pour que les 13 États acceptent de ratifier le texte. Delaware étant les premiers et Rhode Island les derniers.

Les textes de la constitution commencent avec la division des pouvoirs : le pouvoir exécutif qui est donné au président. Le pouvoir législatif qui est donné au Congrès. Le Congrès est en fait l’union de la Chambre des représentants et du Sénat. Ce sont eux qui décident et votent les lois. Le pouvoir judiciaire est quant à lui donné à la Cour suprême. Elle a le pouvoir d’appliquer les lois. Le principe est de séparer le pouvoir en 3 entités distinctes. Si on part du fait qu’à l’époque, le pouvoir c’est en fait des monarchies absolues. Ça veut dire qu’il n’y a aucune distinction entre les 3 types de pouvoir. Un monarque peut décider de faire ce qu’il veut, à qui il le veut sans que personne ne l’empêche. L’idée, ici, est vraiment tirée de ça. De faire en sorte que celui qui décide les lois n’est pas celui qui les applique directement et ainsi éviter les abus et être le plus impartial possible. C’est tu pas beau? Faut dire qu’en 2018 avec le président actuel on peut se dire une chance qu’il ne contrôle pas tout-tout-tout, right ?

Les textes de la Constitution se poursuivent avec les 10 amendements. Ils se concentrent, pour la plupart, sur les droits du peuple ou Déclaration des droits (Bill of rights). Le plus connu de ces amendements c’est le fameux #2. Le peuple a le droit de détenir et de porter une arme. Pis on s’entend ici que port d’arme ne veut pas juste dire, avoir une arme à la maison dans une armoire barrée. Ça veut vraiment dire PORT d’arme. Que ce soit dans le coffre à gant de son pick-up, à sa ceinture ou dans sa sacoche en allant magasiner au Wal-Mart !!!

Après la guerre de sécession (1861-1865), ils ont ajouté 5 autres amendements dont ceux rendant l’esclavage interdit et le droit de vote ouvert à toutes les races ainsi qu’aux ‘’anciens esclaves’’. Sans oublier le fameux #14, qui vient d’être remis sous la lumière du jour parce que Trump le remet en question : toute personne née aux États-Unis en est citoyen. Le temps nous dira s’il réussit à le modifier ou complètement l’éliminer.

D’autre amendements ont été ajoutés et quelques changements mineurs ont été apportés au XXe siècle mais en gros la base était là, et ce depuis le tout début au XVIIIe siècle.

En lisant les 10 premiers amendements, on comprend vraiment l’esprit qui a tissé la philosophie américaine. Le droit du peuple, pour le peuple pas pour l’aristocratie. Ce qui m’épate dans tout cela c’est qu’à la base ils ont écrit ça en pensant, de façon très moderne, à protéger le peuple de 13 États avec environ quelque 2-3 millions d’habitants. En 2018, elle est encore d’actualité (dans l’ensemble) et réussit à faire fonctionner un pays de 50 États et plus de 300 millions d’habitants. Semble t’il que le secret de la longévité de la Constitution américaine viendrait de quelques points intéressants. 1- Elle focusse essentiellement sur les droits citoyens. 2- Le texte a été écrit de façon négative, exemple l’État ne peut faire bla-bla-bla, plutôt que de dire ce que l’État doit faire. Ça limite la portée et assure une meilleure exécution.

Je vous invite fortement à jeter un coup d’oeil aux archives nationales si vous avez envie d’en apprendre plus sur la Constitution américaine, cliquez ici

A suivre… Politique américaine 201 😉

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Constitution_des_%C3%89tats-Unis

 

 

Une nouvelle année commence

 

Well… ça fait une éternité que je n’ai pas eu le temps de m’assoir et d’écrire pour YULSEA. Je l’ai probablement déjà dit et je le redis, je n’ai jamais été aussi occupée que depuis que je n’ai plus de travail fixe ! L’été est passée à la vitesse de l’éclair. On est tellement chanceux d’avoir de la famille et des amis qui sont venus nous visiter. Quand on vit à l’étranger on apprécie tellement plus ces moments passés avec eux, tous les souvenirs qui se créent. Pour moi c’est tellement important. On est super bien entouré ici, mais y’a rien comme avoir de la visite de nos proches. Bref, tout ça pour dire que j’ai l’impression d’avoir juste cligné des yeux et boom ! La rentrée scolaire était déjà là. Ahh, cette rentrée scolaire qui était tellement différente cette année, tellement moins stressante, tellement plus agréable. Je ne pouvais pas m’empêcher de repenser au bordel de l’an passé. Aux sentiments d’angoisse des zinfins à l’idée d’entrer dans une école avec une langue qu’ils ne maitrisaient tellement pas. Quand je me ferme les yeux, j’ai encore le sentiment de vertige et de nausée que j’avais il y a un an. Je pense que ce sentiment, dans le cœur d’un parent, ne partira probablement jamais. Tsé quand tu as le feeling profond que tu garroches tes enfants aux lions et que tu essaies de te convaincre que c’est pour leur bien (tu le sais que c’est pour leur bien, mais l’émotionnel prend le dessus sur le rationnel ici !).  

Après un an complet en tant que résident américain, je pense qu’on a enfin pris le beat d’ici. On a vécu nos « kind of » 4 saisons, on se sent définitivement plus à l’aise et on n’a pas toujours l’impression d’avoir « de kessé » d’écrit dans le front 😉

Revenons à la rentrée scolaire… Je vous ai déjà parlé très souvent de notre école ici et des différences entre les deux systèmes scolaires. J’en ai encore long à vous raconter, haha ! Je suis définitivement de plus en plus impliquée dans différents projets et programmes de l’école, donc j’ai vraiment la chance de voir et d’apprendre à connaître les enseignants et le personnel de l’école. Avec la fin de l’année scolaire 2017-2018 nous avons perdu notre très aimée directrice, Mrs Otley. Sans blague, c’est probablement une des meilleures directrices que j’ai eu la chance de connaitre. Elle était proche des enfants, super impliquée pour leur bien-être et leur développement. Alors, avec le début de la nouvelle année scolaire, est venu le moment de rencontrer notre nouvelle directrice. Elle avait définitivement de grandes chaussures à porter, mais comme j’ai dit aux zinfins, il faut laisser la chance au coureur. Aujourd’hui 12 octobre, je peux vous dire qu’elle est tout aussi excellente dans son poste. Connaissez-vous beaucoup de directrice qui s’installe au coin de la rue et qui souhaite la bienvenue aux parents et élèves au moins 3 matins par semaine pendant 1 mois de temps ? Connaissez-vous beaucoup de directrice qui assiste aux 4 périodes de diner de son école, s’assoit avec les zinfins pour leur parler et aide au ménage de la salle après coup ? Ok ! Dans mon temps, ce qui remonte à loin dans le temps vous me direz, les directeurs/directrices s’était quand tu avais fait quelque chose de mal que tu les voyais. C’était un genre de régime de peur. Bureau du directeur = élèves pas fins. Une chance, les temps ont changé et les directeurs/directrices sont maintenant impliqués de façon  plus positives. Mais il reste que même dans nos anciennes écoles au Québec, écoles que mes 2 zinfins ont fréquentés sur plusieurs années, je n’ai jamais, jamais entendu parler de la directrice qui assistait aux heures de dîners. Je n’ai jamais, jamais vu la directrice accueillir les enfants et les parents le matin. En fait, la directrice, c’est toujours dans son bureau que je la  voyais à l’exception du concert de Noël et de celui de fin d’année. Je pense sérieusement que c’est une merveilleuse technique, ça permet de voir plus la personne, l’humain et non juste le poste. Je vois une énorme différence juste avec mes 2 zinfins. Ils se sentent beaucoup plus proche et en confiance avec la directrice d’ici qu’avec la directrice qui ne quittait jamais son bureau d’auparavant.  Si tu n’as pas de contacts avec une personne, comment peux-tu aller à sa rencontre pour lui expliquer un problème ? Un enfant n’ira pas se confier à une personne qu’il ne connait pas vraiment s’il n’a pas entièrement confiance en elle, non ?

2e personne formidable de notre école, la directrice adjointe. Je pense qu’elle connait tous les 750 élèves de l’école, sans blagues. Elle connait les enfants, leur background, leur problème de santé, qui est dans quelle classe, qui est dans le programme pour apprendre l’anglais, bref elle connait tout. J’ai fait le « lunch helper » à quelques reprises les midis pour aider à nettoyer les tables entre les périodes de dîner, ouvrir des thermos fermés trop fort… ce genre de p’tit coup de main. La directrice adjointe est présente à tous les midis, elle s’assure que l’horaire est bien suivi et que les enfants sont à leur affaires. Après 3-4 jours de lunch helper, je commence à reconnaitre des visages. Les p’tits tannants, les p’tits gênés et ceux qui ne mangent pas grand-chose. Honnêtement, parents, parlez à vos enfants c’est absolument incroyable la quantité de nourriture qui passe de la boite à lunch directement aux poubelles. Une chance, on composte à l’école… mais quand même ! Bref, j’ai spotté un p’tit gars qui jette son lunch presqu’en entier aux poubelles. Pis moi, le gaspillage ça me parle et j’essaie de faire mon possible pour l’éviter. Et de mon coté de maman, je me dis ayoye! J’aimerais ça savoir que mon fils jette le ¾ de son lunch a la poubelle si ça arrivait. Alors j’en ai glissé un mot à la directrice adjointe et elle m’a répondu : « prochain diner, montre-moi le garçon svp. Je vais te le dire s’il ne mange pas beaucoup à cause qu’il prend une médication » Ça m’a littéralement jeté par terre. C’est peut-être moi qui suis naïve et je n’ai jamais été aussi impliquée dans le milieu scolaire au Québec, mais jamais je ne me serais attendu à ce que la directrice adjointe connaisse TOUS les enfants qui prennent de la médication et TOUS les symptômes ou effets secondaires reliés.

Autre aspect à souligner. Voici comment l’entrée se fait le matin.

8h50 les enfants qui ne sont pas au service de garde peuvent arriver dans la cour d’école.

9h00 1ere cloche, c’est le temps d’entrer dans l’école et se diriger vers sa classe.

9h05 2e cloche, tu dois être en classe.

Quand la 1ere cloche sonne à 9h00, il n’y a pas de rang, pas d’ordre particulier. Il n’y a même pas de porte en particulier. Les zinfins peuvent entrer par la porte principale, soit celle du secrétariat ou par la porte qui donne accès sur la cour d’école. Les 5e années se rendent directement à leur classe portable dans la cour. Autant le matin entre 9h00 et 9h05 am ou le soir quand la cloche sonne la fin de la journée, tout le personnel de l’école se place dans les corridors, aux portes et dehors pour surveiller les zinfins qui sont en déplacement. L’infirmière surveille le ‘’drop-off/ pick-up » aux autos, la professeure d’anglais est dans un corridor au pied de l’escalier, les secrétaires sont à l’entrée principale, le concierge circule sur le trottoir à l’extérieur, 3 surveillantes aux diners/récréations font les brigadières avec des élèves et les directrices se promènent un peu partout. Ils connaissent, je dirais au moins 75% des noms des élèves. Ils font des « high five », ils souhaitent bonne journée à un ou disent wow j’aime tes cheveux à un autre. Encore une fois ici, ils entrent en contact direct avec les enfants. Ils les interpellent, ils leur parlent et les complimentent. Ça crée des liens, du positif, de l’attachement… Ça peut changer un mauvais matin instantanément en une belle journée pour certain de ces enfants.

Voila comment notre début de 3rd grade et 5th grade s’est déroulé. Mais j’en ai encore long à vous raconter sur notre école… parce que croyez-le ou non j’ai encore plein de chose à vous raconter à propos de notre campagne de financement et des cours d’arts plastiques !!!

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P.s…. Avez-vous des écoles vertes dans votre coin ? Nous on a une éolienne et des panneaux solaires. C’est ti-pas beautiful ça 😉

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L’été c’est fait pour jouer… et pour voyager !

Le mois de juillet est déjà bien installé et pourtant j’ai l’impression que ce n’est que les premiers jours de nos vacances d’été qui commencent. Tsé, les matins à ne rien faire, à rester en pyjama avec un café confortablement installée sur ma terrasse. Les enfants qui sont calmes et jouent tranquillement chacun de leur bord, j’adore ça ! C’est cette semaine, la première semaine où j’en profite réellement. J’ai toujours trouvé que le mois de juin était un mois particulièrement intense et juin 2018 n’a pas fait exception aux autres juins des années passées. Premièrement, il faut savoir que mes 2 charmants zinfins sont nés en juin, ce qui fait en sorte qu’il faut organiser des partys de fêtes à c’est p’tits-là. Qui dit party de fête, dit faire des gâteaux, préparer des jeux, inviter des amis, organiser des décos… bref party de fête x 2. Puis juin c’est la fin d’année scolaire. Sorties de fin d’année, lunchs spéciaux, journée pyjama, journée lecture avec comme thème apporte ta flashlight et ton sleeping bag, cadeaux de professeurs, concerts et j’en passe ! C’est pas mêlant, la dernière semaine d’école je suis retournée au moins 4 fois sur 5 pour aller reporter des choses à fiston qu’on avait oublié. Parce que c’est sur que c’est une fois rendu dans la cours d’école, à voir ses amis de classe en pyjama que fiston se « souvient » soudainement que c’était LA journée pyjama !

Il y a quelques semaines, à la mi-juin, nous avons profité de la présence de mon neveu parmi nous pour aller faire un tour au Mount Rainier. C’est de toute beauté, vraiment un stop essentiel à faire pour tout voyage dans l’état de Washington. Les paysages sont spectaculaires. Mount Rainier est la plus haute montagne de la chaîne des Cascades, une chaîne de montagnes du « Pacific Northwest ». C’est en fait un volcan, qui est toujours actif et qui a une élévation de 14,411 ft (4,392 m). C’est aussi l’image sur nos plaques d’auto, mais ça c’est un autre sujet 😉 Mount Rainier est un National Park des États-Unis et c’est vraiment adapté à tous les niveaux de visiteurs. Des supers alpinistes habitués au trekking, aux touristes asiatique en gougoune en passant par nous, qui apprend à devenir de plus en plus actifs en nature. Les Nationals Parks ont un programme qui s’appelle les Juniors Rangers, c’est vraiment super pour intéresser la plupart des enfants. (sauf fiston… il faudrait que Fortnite fasse un Junior Ranger program, là il embarquerait peut-être !!)  Ils reçoivent un livret d’activité à remplir selon leur âge, doivent remplir certaines sections avec les infos des trails ou activités qu’ils ont fait et le faire signer par un ranger. Ensuite, ils reçoivent un badge du parc et il y a un badge différent pour chaque National Park à collectionner. Mes zinfins ont donc fait leur cahier d’activité et prêté serment (on est aux USA quand même !) de protéger la nature et de respecter l’environnement. La ranger a même essayé de leur faire prêter serment de ranger leur chambre. Ça a presque fonctionné 😉

Pour en revenir à Mount Rainier, on peut se rendre en voiture jusqu’au Visitor Center situé à Paradise, à environ 5400 pieds d’altitude. A partir de là, il y a plusieurs trails pour aller faire du hiking. Les plus expérimentés peuvent aller jusqu’au sommet, mais ça nécessite de l’équipement et des certifications d’alpiniste, ce que nous ne sommes pas ! Nous y étions à la mi-juin et malgré le fait qu’on savait qu’il y a des neiges éternelles à Mount Rainier, on était loin de se douter qu’on aurait les deux pieds dans la neige juste après le stationnement. Alors, c’est équipé de nos supers running shoes que nous sommes partis les 2 pieds dans la neige pour essayer de monter le plus haut possible. La température était belle et assez chaude. Fillette, qui a toujours chaud a fini en camisole, comme d’habitude ! On a quand même réussi à se rendre un peu plus haut et la vue était vraiment à couper le souffle. Un ranger est venu nous voir pour nous avertir qu’on devait être prudent, ils prévoyaient un orage dans les heures à venir. Le climat change très rapidement à cette altitude. C’est définitivement sur notre liste d’y retourner, mais probablement plus tard dans l’été ou au début de septembre, question de voir un autre paysage avec  moins de neige.

 

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Passons d’un parc national à un autre…

1er juillet, mon chum m’avise qu’il pourrait prendre des journées de congé pour faire un long week-end pour le 4th of July. Good, on a 5 jours de congé devant nous… mais où est-ce qu’on pourrait bien aller ? On jase, on regarde des cartes,  mais on n’arrive pas à se brancher. 3 juillet à 19h30 on est encore en train de se demander où est-ce qu’on pourrait bien aller. On a sur la carte 4 options intéressantes: Redwood Forest en Californie, Crater Lake en Oregon, Glacier National Park au Montana et Yellowstone au coin du Montana et du Wyoming. J’adore les roadtrips et je suis pas mal toujours partante. Le chum a vraiment envie d’aller à Yellowstone, mais batard que je trouve ça loin. 12h de route y aller, 12h revenir pis on a juste 5 jours en tout. On finit par se brancher et on opte pour Glacier National Park dans le Montana. On trouve un hôtel avec un parc aquatique intérieur au 2/3 de la route, en Idaho. Arrêt parfait pour faire plaisir aux zinfins et faire oublier un peu la durée du trajet. Nous sommes donc dans cette station touristique, au coeur des montagnes pour le 4th of July, jour de l’indépendance américaine. Hey boboy !!! J’ai jamais vu autant de costumes de bain avec le drapeau des USA au même endroit. Ça fesse, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais super endroit, les zinfins ont adoré et on a même eu droit à des feux d’artifices. On ne pouvait pas être mieux tombé pour fêter le 4 juillet. Le lendemain matin, je me lève la première et apprécie ma tranquillité en me disant juste un p’tit 3h de route et on va voir de super paysages de montagne. Glacier National Park est en fait la version USA de nos Rocheuses, juste au sud de Calgary. C’est alors que mon chum m’a regardé en me disant : « Tsé, Yellowstone c’est juste à 6h00 d’ici. Quand on y pense c’est pas si pire que ça. » À cet instant précis, je savais très bien qu’avec cette p’tite phrase-là que tout notre plan venait de virer de bord. Oublie ça ma belle… tu vas passer une autre journée dans l’auto à faire de la route pour te rendre à Yellowstone. Les étoiles étaient enlignées pour qu’on se rendre ça à l’air, parce qu’en moins de 15 minutes on avait réussi à annuler notre réservation dans le nord du Montana (sans frais, yeah baby!!)  et en faire une nouvelle pour la ville de far-west de Gardiner, à 5 minutes de l’entrée nord de Yellowstone. Faque let’s go mommy, on « pack » les p’tits pis on part ! On a traversé la moitié du Montana pour se rendre au sud complètement avec la frontière du Wyoming et Idaho, le parc est situé à cheval sur ces 3 états. Les paysages du Montana sont vraiment surprenants. C’est un étrange mélange de plaines à perte de vue et de montagnes. Parfois avec une végétation un peu désertique, parfois des montagnes avec de la neige au sommet. Il y a d’immenses vallons, qui sont surplombés par des collines assez hautes et aux sommets plats. On pouvait très bien se croire dans un film western avec les « indiens » au sommet  avec leurs chevaux qui surveillent leur territoire. Nous sommes arrivés le 5 au soir à Gardiner. Nous avons déposé nos choses à l’hôtel et tout de suite parti explorer Yellowstone. Idéalement, nous aurions choisi un emplacement plus central pour visiter le parc, mais disons qu’à la dernière minute comme on était, on ne pouvait pas demander mieux. C’est impossible à décrire l’ampleur de ce parc national. Honnêtement, c’est tout simplement majestueux. Tout d’abord, il faut savoir que c’est le plus ancien des parcs nationaux américains. Il a été fondé en 1872 et c’est l’un des plus vaste aussi avec 8983 km2. On y a passé une journée complète et l’équivalent d’une demi-journée et bien qu’on ait vu beaucoup de choses, on est loin d’avoir tout vu et tout fait. Les paysages sont tout simplement incroyables. On passe de vallées verdoyantes à des montagnes, de canyons à des chutes en passant par des bassins de sources géo-thermales et des geysers. À travers tous ces beaux paysages, il y a la faune à observer aussi. Nous avons croisé le passage d’une maman ours et de ses 3 petits. C’était vraiment un moment magique de les voir aller à seulement quelques mètres de nous. Ensuite, nous avons croisé des bisons. Des centaines de centaines de bisons. Tous installés dans le fond de la vallée de Lamar, à tranquillement relaxer. On a eu la chance de voir des bébés faucons en train d’attendre le retour de leur maman, sur le bord de leur falaise. Fiston s’est vraiment trouvé une passion pour tout regarder avec des jumelles, un vrai explorateur ! Les geysers et les sources thermales sont tellement impressionnants à voir. L’odeur de soufre et fillette qui dit: « Maman, ça sent les oeufs à la coque! ». Leur couleur, la clarté de l’eau dans certaines sources et la chaleur incroyable qui s’en dégagent quand on marche tout près. Un des rangers nous a bien fait rire en expliquant qu’ils essayaient d’évaluer la profondeur des différentes sources. Ils ont essayé de mesurer la profondeur d’Old Faithful (le fameux geyser de Yellowstone) avec une caméra high-tech, mais elle a complètement fondue pendant l’expérience. Alors ils se sont repris avec une technique encore plus avancée, soit celle de mettre un poids suspendu au bout d’un bâton et de mesurer le tout par la suite (haha!). Comme quoi les bonnes vieilles méthodes marchent toujours aussi bien, même dans le monde des parks rangers 😉 Il nous a aussi dit qu’ils avaient appris que plusieurs des sources thermales sont reliées d’une façon ou d’une autre sous la terre, parce que dans les années 1950 (si ma mémoire est bonne) il y a eu un gros tremblement de terre et presque toutes les sources thermales ont « explosées » en même temps. Ça devait être complètement fou à voir aller ! Bref, même si le parc existe depuis 1872, ils continuent toujours d’apprendre et de faire des recherches sur les sources thermales de Yellowstone.

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Les sources géothermiques de Yellowstone dont le fameux geyser Old Faithful.

 

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Les fameux bisons. Moi qui avait peur de ne pas en voir. La photo de la plaine avec les petits points bruns… Chaque point brun est un bison 😉

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Les merveilleux paysages de Yellowstone

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La route entre Seattle et le Montana

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Le 7 au matin, on reprenait la route vers la maison, avec quelques 12h à faire pour revenir dans notre Pacific Northwest. Ceux et celles qui me connaissent savent très bien que j’aime collectionner les tasses de Starbuck’s de la collection « You are here ». Chaque tasse représente soit une ville ou un état et ne peut être achetée que sur place directement. J’ai déjà une bonne tablette bien remplie, mais c’est plus fort que moi, je les veux toutes ! Ben figurez-vous que nous avons fait plus de 2500 km pendant notre road trip, traversé 3 états et arrêté dans TOUS les Starbuck’s en route. Aucun avait en stock LA tasse. AUCUN… tsé c’est pas à tous les jours que tu décides de faire 2500km. C’est pas à tous les jours que tu vas en Idaho et au Montana. Les tasses sont « back order » qu’on me dit chez Starbuck’s parce qu’ils changent la collection pour un autre design. C’est la déception de mon voyage… moi qui comptait ajouter 2 nouvelles tasses d’un seul coup. Mais je tiens quand même à souligner publiquement la patience de mon chum, qui m’a supporté dans cette rude épreuve et qui m’a laissé faire jusqu’à 4 Starbuck’s dans la même ville juste au cas qu’il en resterait une de caché. Le tout sans passer de commentaires désobligeants, sans utiliser le sarcasme, ni même chialer. Merci -xxx-

Donc après Mount Rainier National Park et Yellowstone National Park, on se prépare pour aller en direction de Hawaii Volcanoes National Park… Oh que oui ! Notre prochaine destination dans quelques semaines sera Hawaii. Un rêve qui devient réalité. J’ai bien hâte de vous raconter ça… si l’île n’explose pas d’ici là !

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On joue les touristes

Quoi de plus l’fun que de jouer les touristes, même si c’est dans sa propre ville. Le 24 juin ça fera officiellement un an que nous sommes résidents des États-Unis. Les derniers 12 mois ont défilé à la vitesse de l’éclair, vraiment ! Et même si ça fait presqu’un an que nous sommes ici, je continue de m’émerveiller à chaque fois que je vois les montagnes enneigées à l’horizon ou la ville de Seattle dans le coucher de soleil. Tout le paysage qui nous entoure est d’une beauté incroyable. L’ouest, vraiment, est rempli de charme, de nature, d’air pur et ça fait tellement du bien. D’être entouré de la nature ça rend plus zen je trouve, mais aussi plus reconnaissant et conscient de ce qui nous entoure. Plus conscient qu’il faut faire attention à notre mode de vie et prendre plus le temps de prendre le temps. Seattle est tellement une belle ville pour marcher et explorer les quartiers, tranquillement avec un bon café à la main 😉 Alors cette semaine j’en ai profité pour faire la touriste, encore, dans ma ville. J’ai vécu ma toute première expérience au Amazon Go Store. Longtemps réservé aux employés d’Amazon uniquement, le temps que le système soit parfaitement parfait, il est maintenant ouvert au public. Qu’est ce que le Amazon Go store ? Un magasin sans caissier, Ha-ha, aussi simple que ça. Étape 1- tu télécharges l’application Amazon Go sur ton cellulaire et tu te crées un profil relié à une carte de crédit 2- Tu entres dans le magasin en scannant le code unique de ton application Amazon Go. 3- Tu prends ce que tu veux et tu ressors sans ‘’passer à la caisse’’ 4- Quelques minutes plus tard (voir environ 30-45 minutes) tu reçois une notification mentionnant le temps de ta visite et le montant de la facture qui a été chargé sur ta carte de crédit. Pas de file d’attente, pas de bordel. You grab and go, that’s it! Qu’est-ce qu’ils vendent dans ce magasin ? Principalement des sandwichs, wraps, salades, petits desserts, collations, trucs à boire et quelques boites de repas tout préparé d’avance. Le système est vraiment à point et ça fonctionne très bien. Tu peux prendre des trucs sur les tablettes, les regarder et les remettre en place et tu ne seras facturés que pour ce que tu pars avec. Plusieurs ont vraiment testé le système, incluant mon chum (surprise!) et il semble y avoir très peu d’erreurs. Il doit y avoir des centaines de caméras au plafond pour analyser qui prend quoi, c’est réellement impressionnant.

Ensuite, nous sommes allés visiter les ‘’Sphères’’. Endroit complètement fou, sorti tout droit de l’imagination de Jeff Bezos, le PDG et fondateur d’Amazon. Mais qu’est-ce que les Sphères ? C’est une immense serre en plein centre-ville de Seattle qui est maintenant la maison de plus de 40 000 plantes provenant de plus de 30 pays. Sous la forme de 3 sphères regroupées ensemble, haut de 4 étages, le principe est simple : il s’agit d’un endroit où les employés d’Amazon peuvent aller travailler, luncher, se réunir ou faire des meetings dans un contexte de nature complètement entourés de plantes plutôt que dans une salle de meeting morne entre 4 murs de béton. Comment on fait pour visiter les sphères ? Il faut absolument un ‘’Amazonian’’ avec nous, car l’accès n’est pas public. Donc, si jamais vous venez à Seattle, je peux vous ‘’prêter’’ mon chum le temps d’une visite 😉

L’idée de construire les Sphères a débutée en février 2013, mais la construction réelle n’a débutée qu’en juin 2015. En mai 2017 les premières plantes ont fait leurs arrivées dans les Sphères et en juin est arrivé le plus gros arbre. Rubi (c’est le surnom qu’ils ont donné à l’arbre) est un Ficus rubiginosa qui provient de la Californie. Il mesure 49 pied de haut, 22 pieds de large et pèse 36 000 livres. Lors de son arrivée à Seattle après son périple vers le nord, ils ont dû ouvrir le toit de la sphère principale et transporter Rubi avec une grue jusqu’à l’intérieur des Sphères. Tout a été complété dans les mois qui ont suivi pour l’ouverture officielle qui a eu lieue en janvier 2018.

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C’est vraiment un feeling intéressant et contrastant tout à la fois d’être dans une oasis de verdure et d’humidité en plein cœur du trafic et du tourbillon du centre-ville. Croyez-moi, si je travaillais pour Amazon, je serais tout le temps-là, sur ma p’tite table, tranquillement assise avec mon café. C’est tellement une ambiance de travail relaxante et détendue. Sans compter qu’il fait chaud, on se croirait vraiment ailleurs !

Finalement, nous sommes arrêtés à l’observatoire de la Columbia Tower, la plus haute tour de Seattle. La vue à 360 degré est tout simplement incroyable. Ok, encore une fois, le soleil n’était pas de la partie… mais, MAIS, les nuages étaient assez haut pour qu’on ait une vue IN-CRO-YA-BLE sur le majestueux Mount Rainier, l’emblème de l’état de Washington. Cette montagne, est un volcan supposément toujours actif et c’est la plus haute montagne de la chaîne des Cascades dans le Pacifique Nord-Ouest. Il est tout de même situé à 95 km de Seattle, mais quand le ciel est complètement dégagé, on peut voir Mount Rainier à l’horizon et croyez-moi, on ne s’en tanne jamais!

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Je vous partage mes meilleures photos, question de vous donner le goût de venir visiter Seattle un jour, je m’en viens pas mal  bonne comme guide touristique 😉

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