Notre Christmas Vacations 2019

National+Lampoons+Christmas+Vacation+Griswold+Christmas+Hanging+Shaped+Decoration

 

Le film de noël préféré de mon chum c’est Christmas Vacations ou en Québécois le Sapin a des boules. Des fois, je me dis que les Griswold, ben c’est nous !!! Pourquoi ? Voici pourquoi….

20 décembre. Mon chum et moi on décide de faire une folie, mais une GROSSE folie-là. On achète des billets d’avion pour le Québec et on se dit qu’on va surprendre la famille et les amis pour le réveillon du jour de l’an. Personne ne le sait, personne dans nos familles ni nos amis sauf notre ami Sébas parce que ça nous prend un transport de l’aéroport.

25 décembre. On donne en cadeau aux zinfins leur billet d’avion. C’est le bonheur, les zinfins pleurent de joie. Comme on quitte le lendemain matin tôt pour un tournoi d’hockey à Victoria, BC, tout le monde tombe en ‘’ mode valise’’. Les enfants ont reçu leur consigne : vous faites une pile de linge pour aller à Victoria et une pile de linge pour aller au Québec. Quand on va revenir du tournoi, on ouvre la valise, vide le linge sale, remet le linge propre, on se couche et on dort. Parce que le lendemain on part pour l’aéroport à 3h30 am.

26 décembre au 29 décembre. En tournoi au Canada. Quelle est la première chose qu’on fait en traversant les douanes ? On arrête dans un Tim Horton’s pour faire une provision de beigne a l’érable et de timbits !  À Victoria, on a même découvert qu’il y a un Cora Déjeuners et un Chocolats Favoris. Je capote littéralement. Vous auriez dû me voir dévaliser les tablettes pour ramener des cannes de fondue au chocolat. Le 29 au matin, l’équipe de fiston perd en demi-finale. On essaie de mettre notre face de parents déçus, mais dans le fond on est juste content de partir plus tôt, parce qu’on sait tout ce qui nous attend dans les prochains 48h. 1h30 de traversier, 2h30 de route jusqu’à la maison, rush de valise, aller à l’aéroport, prendre notre vol Seattle-Atlanta qui part a 6h20 am, changement d’avion et prendre le vol Atlanta-Montréal.

30 décembre. Comme il n’y a pas encore de vols directs entre Seattle et Montréal (d’ailleurs ça va commencer en mai 2020) On a réservé un vol Seattle-Atlanta-Montréal. Je n’avais encore jamais mis les pieds à l’aéroport d’Atlanta, mais comme c’est le ‘’hub’’ de Delta, je sais que c’est immense. On a 1h05 pour faire notre connexion, pis pour être bien honnête, ça me stress un peu. En plus, on n’arrive pas à avoir de siège en faisant l’enregistrement en ligne, et ça nous dit qu’on aura nos sièges à la porte d’embarquement. Bref, mauvais augure pour mes yeux d’agent de voyage. Mais on arrive à Atlanta, tout se passe #1, on reçoit même de sièges comfort plus et j’ai même le temps d’aller nous commander des chicken tenders au Popeye’s (un classique du poulet dans les états du sud des États-Unis) et d’être frappée de plein fouet par l’accent du sud ! Je m’inquiétais tellement pour rien…

On s’apprête à décoller pour Montréal, je texte notre ami Sebas lui disant qu’on part, aucun retard, on se rejoint tel que prévu à l’aéroport.

5h00 pm. On commence la descente vers Montréal. Le commandant prend parole (traduit librement par ma mémoire des évènements) : ‘’ Ouin, bien les conditions météo actuellement à Montréal ne sont pas très bonnes, la capacité de freinage est remise en doute. Il y a un avion qui tente son atterrissage devant nous, on va le laisser essayer et on verra ce qu’on va faire ensuite.’’

5h20pm. ‘’Ce n’est définitivement pas concluant, nous ne pouvons pas atterrir à Montréal en ce moment, on s’en va atterrir à Burlington.’’

5h45pm. Un agent de bord annonce qu’on vient d’atterrir à Burlington. Le gars derrière moi se réveille à ce moment précis et tout ce qu’il entend c’est : ‘’welcome to Burlington’’… Il ne comprend absolument rien, alors on lui explique la situation. Pauvre gars, il devait être perdu rare dans sa tête !

5h50pm. Le commandant annonce qu’on ne peut pas sortir de l’appareil parce que des passagers n’ont pas passé les douanes américaines avant de partir d’Atlanta.

Entre 6h00pm et 8h00pm c’est du gros n’importe quoi. Le commandant nous dit qu’on va peut-être tenté une 2e fois à Montréal et que si ça ne marche pas, ils vont nous envoyer à New York -JFK. La fille derrière moi lance : « Heuuu, c’est parce que je suis partie de JFK moi ! J’ai pas vraiment envie de retourner chez nous tout de suite 😉 ). Semble-t-il que le commandant était en communication avec du personnel au sol à Montréal, des gens de Delta Airlines et les gens de l’Air Traffic. Tout ce beau monde ne s’entendait pas à savoir si on devrait essayer encore ou non. Bref, on est resté dans l’avion pendant tout ce temps, sur la piste, à Burlington au Vermont.

8h00pm. Le commandant nous dit : « On a une opportunité d’atterrir à Montréal, si on part maintenant. On passe au dégivrage et on y va! » Tout le monde est super content, enfin!

5 minutes, 10 minutes, 20 minutes plus tard…. Toujours rien. Le commandant reprend le micro : « Ouin, bien… on l’avait un peu vu venir, mais on espérait de ne pas avoir à se rendre la. Un des membres de notre équipage vient de dépasser ses heures maximums de vol permis pour la journée, on ne peut plus voler ce soir. » On se rappelle que Burlington – Montréal c’est une question de 20 minutes de vol là pas 5h… Mais non, on ne peut rien faire de plus et ils nous débarquent ainsi de l’avion. Semble-t-il que le problème de douane ne s’applique plus !!!

8h45pm. On est débarqué dans l’aéroport, l’agent au comptoir de Delta nous dit qu’un avion vide vient tout juste de quitter Atlanta avec du nouveau personnel à son bord et qu’ils vont nous emmener à Montréal plus tard ce soir. Heure prévue d’arrivée à Burlington : 10h13pm. On tient notre ami updaté, parce qu’on se rappelle qu’il nous attend toujours, dans un Tim Horton’s près de l’aéroport.

10h15pm on voit l’avion atterrir. Il se dirige à une autre porte, mais il y a des passagers qui en débarquent. Là, on commence à se poser beaucoup de question… Quelques minutes plus tard, l’avion va se stationner et le personnel débarque et s’en va. Ils n’étaient clairement pas au courant qu’il devait venir nous chercher. C’est à ce moment-là que le bordel a pogné. Jusqu’à date, la plupart des passagers étaient assez compréhensifs et patients. La politesse a pris le bord après 5h d’attente, de temps perdus et de discours vide. On se fait maintenant offrir de passer une nuit à l’hôtel et de prendre le vol qui va repartir le lendemain à 8h30 am.

C’est là qu’on se regarde mon chum et moi et qu’on se dit : « Vite, on trouve un plan B. On déca***** d’icitte ! »

Mon chum parle avec notre ami, qui bien entendu n’était pas préparé pour traverser les douanes en auto, donc c’est bien certain qu’il n’a pas son passeport sur lui pour venir nous chercher à Burlington. Louer une auto, c’est trop de trouble, je ne suis pas certaine si on peut louer une auto dans une ville aux USA et remettre la voiture le lendemain dans une ville canadienne. Le dernier bus Greyhound de Burlington vers Montréal a déjà quitté ça fait 2h. La seule solution qui me vient à l’esprit c’est qu’il faut que NOUS on se rende aux douanes et que notre ami vienne nous ramasser de l’autre bord. Faque, on a commandé un UBER de l’aéroport jusqu’aux douanes canadiennes hahahahaha !

Pour ceux qui ne savent pas comment UBER marche, une fois que tu commandes ta « ride », le chauffeur a une notification avec l’endroit où venir récupérer ses passagers. Une fois que les passagers sont dans l’auto, le chauffeur accepte « la ride » et c’est à ce moment bien précis que notre chauffeur a su qu’il devait nous conduire aux douanes ! Vous auriez dû voir sa face !! Sans aucun préjuger de ma part, on pouvait sentir que notre chauffeur n’avait pas vraiment envie de se trouver à distance de yeux d’un douanier ! Dans les 40 minutes de route qui nous séparent de l’aéroport aux douanes, je pense qu’il a dû nous dire au moins 20 fois : « Moi je n’ai pas mon passeport, je ne veux pas parler à un douanier ». A chaque nouvelle pancarte affichant la distance : Canada 25 miles, Canada 10 miles, Canada 5 miles il devenait de plus en plus stressé. Bref, une fois arrivé en vue du poste de douane, on l’a fait se stationner sur le bord de la route, on a pris nos valises, pis on a marché…OUI MARCHÉ jusqu’aux douanes. Les douanes de St-Armand, on peut classer ça comme une petite douane. Il y a 5 ou 6 lignes ou comptoirs, appelez-ça comme vous voulez. Mais il n’y a pas rien pour entrer à l’intérieur comme pour les passagers qui voyagent par bus. Alors encore moins d’endroit pour les PIÉTONS ! Alors, y’é genre minuit, on marche un derrière l’autre : le chum, fiston, Miss et moi. Chacun avec notre valise, dans la neige en souliers. On s’enligne sur la seule voie d’ouverte… je me retourne et je vois un camion remorque qui se dirige tranquillement lui aussi vers les douanes. Moi : « Heuuu, c’est parce qu’un truck s’en vient derrière nous-là ! Mon chum me répond : « ben marche plus vite !!! »

Donc oui, oui… mets une image dans ta tête. On a traversé les douanes à pied, exactement comme si tu allais au service à l’auto à pieds !

Le douanier se retenait pour ne pas partir à rire.

Douanier : « Qu’est-ce que vous faites ? »  Mon chum essaie de raconter ça le plus brièvement. Seattle… Atlanta… problème de météo… Burlington… Notre ami qui s’en vient nous chercher ici dans quelques minutes.

Douanier : « ouin, mais qu’est-ce que tu fais ici ? »

Chum : « Bien on arrive de Burlington à cause du problème de météo »

Douanier : Mais là, c’est quand même loin Burlington d’ici… Vous êtes à pied ?!? »

Chum : « ahhh non, pas vraiment à pied, on a pris un Uber et il nous a débarqué juste un peu plus loin! »

Douanier : « ahhhh ok. Ça fait du sens…. Quelque chose à déclarer ? »

Nous : « Non rien pantoute, on veut juste arriver chez nous ! »

Chum : « Juste comme ça, est-ce que ça arrive souvent du monde qui passe à pied ? »

Douanier : « Non, c’est honnêtement ma première fois… sinon c’est des réfugiés pis eux, y’ont pas de valises! »

Nous : hahahahahahahah !

Il y avait un autre douanier, juste derrière lui dans le cadre de porte qui était clairement là juste pour le show de nous entendre raconter notre histoire ! On va surement être dans leur top 5 d’histoire la plus loufoque, j’en suis convaincu. Les 2 douaniers et le gars du truck derrière nous ont dû en rire une maudite shot ensemble après qu’on soit passé ! Et si jamais vous voyez des vidéos ou photos circuler sur les zinternet d’une famille qui passe les douanes à pied…. Ben c’est nous hahahahah !

Au même moment où l’on passe du coté canadien, notre ami arrive, yay ! Il passe à travers l’espèce de terre-plein et recule son auto nous embarquer, parce que c’est comme un sens unique ! On embarque les valises pis on part !!!! Faque on est arrivé chez lui à 2ham à la place de 7-8h pm. Complètement épuisés. On se rappelle que ce voyage c’est une surprise, alors personne n’est au courant qu’on arrive.

Le 31 en avant-midi, on débarque chez mes parents. Ding Dong : SUR-PRI-SE !

Ensuite on appelle ma belle-mère : SUR-PRI-SE!

Et on finit ça en beauté en allant crasher le party du réveillon des amis Manseau : SUR-PRI-SE !

Donc des vacances, pas vraiment vacances, complètement épuisantes, mais oh combien agréable d’être en mesure de surprendre ceux qu’on aime. On va se souvenir longtemps de cette fin 2019, début 2020.

Notre retour chez nous c’est définitivement beaucoup mieux passé. On a testé notre carte verte 2 fois en moins de 10 jours et tout fonctionne à merveille. YAY !

p.s. Oubliez ça,  non je n’ai pas pris de photo de notre traversée.

p.s.2    A Sébastien, merci, merci, merci, merci. On ne sait pas encore ce qu’on aurait fait sans toi -xxx-

seattle skyline

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